mercredi 21 octobre 2026

Fwd: Espérons que cela diffuse dans la société.A lire les réactions des « braves gens » sur FB on peut en douter.


Envoyé par HS
Objet: Espérons que cela diffuse dans la société.A lire les réactions des « braves gens » sur FB on peut en douter.

17 octobre : «Notre République n’est pas capable de lutter contre les troubles à l’ordre public sans sacrifier le droit de manifester»
https://www.liberation.fr/societe/police-justice/17-octobre-notre-republique-nest-pas-capable-de-lutter-contre-les-troubles-a-lordre-public-sans-sacrifier-le-droit-de-manifester-20261020_WFTLSJFEUZFKDKKU5ZDTWVZ7XE/

H.Scardapane

8 commentaires:

Anonyme a dit…

https://youtube.com/shorts/LuezQYVwONw?is=SJewhoqMueWCYSoO

Anonyme a dit…

Willy Wonka est bien à l'abri...!

https://youtube.com/shorts/RDb-eIC_TCA?is=9OeUetXhw6wETIkR

Anonyme a dit…

Message à Gérard Larcher...

https://youtube.com/shorts/fNbwyJW3AKU?is=xHeUxYsoSlJ3B6E0

Anonyme a dit…

Au procès de Rima Hassan, le parquet tape fort, son avocat dénonce une « disqualification politique »

"L’eurodéputée insoumise était jugée pour apologie du terrorisme après un post faisant référence à l’auteur d’un attentat à Tel-Aviv en 1972. Une « tentative d’intimidation », selon l’élue. Le parquet a requis dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité. Salopard« Salopard ! » À la pause, un monsieur âgé en perfecto s’avance vers l’avocat Vincent Brengarth pour l’injurier. Il est président de l’Observatoire juif de France, une association partie civile contre Rima Hassan. Il est 12 h 45, lundi 19 octobre au tribunal judiciaire de Paris. L’avocat prend le tribunal à témoin. « Je me fais menacer et insulter ! » Le juge s’agace, évoque l’éventualité d’un huis clos. La 10e chambre du tribunal correctionnel est pourtant pleine à craquer, signe de l’intérêt du procès.

Atmosphère survoltée : on n’a encore rien vu. Galina Elbaz, l’avocate de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), déplore les arguments développés par l’avocat de Rima Hassan en début d’audience. « Le principal trope antisémite, c’est le soupçon de double allégeance, dit-elle à la barre. Je ne peux pas laisser dire que la Licra plaiderait au nom d’une allégeance à l’État d’Israël. »

Un peu plus tôt, Vincent Brengarth a estimé que les parties civiles n’étaient « pas neutres ». Certaines, a-t-il dit, « encouragent la politique menée par l’État d’Israël ». Brengarth décrie un procès « politique » : « On cherche à instrumentaliser la juridiction pour ce qui relève d’un débat d’idées. À faire de cette juridiction la courroie de transmission du régime israélien. »

« Complotisme », répond l’avocate de la Licra. Qui décoche une autre flèche : la plaidoirie de l’avocat de Rima Hassan aurait un « relent antisémite ». Vincent Brengarth n’y tient plus : « Dix ans que j’exerce, je n’ai jamais vu ça… » Il quitte la salle, suivi par Rima Hassan. Dans les couloirs, l’élue est à son tour menacée. « J’ai envie de la défoncer », lance un homme qui l’approche. Il est éloigné par un policier. Lundi 19 et mardi 20 octobre, l’eurodéputée insoumise et figure de la lutte palestinienne était jugée pour apologie du terrorisme. En cause : un retweet sur son compte X, en date du 26 mars 2026, où l’élue, très suivie sur les réseaux sociaux, mettait en exergue une citation du militant communiste japonais Kōzō Okamoto, coauteur en 1972 d’un attentat qui avait fait vingt-six morts à l’aéroport de Tel-Aviv, au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

Ce jour-là, voilà ce que Rima Hassan écrit : « Kozo Okamoto : J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. »

Le pôle national de la haine en ligne (PNLH) assure avoir repéré le message sur les réseaux sociaux — ensuite supprimé — en raison de sa « grande visibilité » et du nombre de commentaires négatifs qu’il a suscités. Les propos sont aussi signalés au parquet par le ministre de l’intérieur, par la Licra et par l’Organisation juive européenne (OJE), qui a accumulé les procédures depuis le 7 octobre 2023, par exemple contre l’humoriste Guillaume Meurice ou la députée insoumise Mathilde Panot.

Anonyme a dit…

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Surveillance et fausses informations

Une semaine plus tard, Rima Hassan est placée en garde à vue. Face aux policiers, elle dit ne pas connaître Kōzō Okamoto, ni le nombre de victimes de l’attentat de 1972. Elle ajoute qu’elle ne souhaitait pas « glorifier un mode opératoire » mais faire allusion à la « philosophie de la résistance face à l’oppression ».

Cependant cette audition a fait parler d’elle pour une autre raison. Ce jour-là, Le Parisien et BFMTV assurent que de la drogue de synthèse a été retrouvée dans son sac. Écho national, bandeaux sur les chaînes d’info : tout est faux. Selon l’émission « Complément d’enquête », ces fuites et fausses informations ont été relayées par le ministre de l’intérieur lui-même. Mais aussi, selon Le Canard enchaîné, par le porte-parole du ministère de la. justice.

Mediapart révèle aussi qu’avant cette audition, Rima Hassan a fait face à une débauche inédite de moyens policiers : sa ligne téléphonique a même été tracée pour consigner tous ses déplacements depuis le 1er janvier. « Elle a été géolocalisée pour une seule publication, comme si elle était Pablo Escobar », remarque son avocat.

L’eurodéputée bénéficie d’une immunité. Mais les policiers l’ont contournée en ouvrant une enquête en flagrant délit. Une enquête à charge, selon Vincent Brengarth, qui exige en vain, au début du procès, que la question de l’immunité « soit tranchée avant tout débat sur le fond ». L’avocat dénonce les « ingérences politiques » lors de la garde à vue, rappelle les alertes de rapporteurs spéciaux des Nations unies qui ont dit leurs « vives préoccupations » face aux procédures judiciaires qui la visent : une vingtaine classées sans suite, tandis qu’elle-même se retrouve victime dans une dizaine de procédures.

Il n’est pas question d’écarter l’inéligibilité.

La procureure dans ses réquisitions
« Le délit était flagrant, évident », balaie la procureure, qui se défend de « faire le procès de la cause palestinienne » ou de juger les « opinions » de Rima Hassan. Elle poursuit : « Cet attentat est une tuerie de masse. C’est un acte de terrorisme publicitaire qui cherchait la médiatisation. Il a inscrit un mode opératoire de la terreur. Il n’est pas anodin qu’il soit associé à un acte de résistance par une élue du Parlement européen. La cause palestinienne ne peut pas servir de totem d’immunité quand une infraction de cette gravité est commise. Cette publication ressemble à un hommage. Il s’agit bien de façon certaine d’une apologie du terrorisme. »

Mardi 20 octobre en début d’après-midi, la procureure requiert dix mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans d’inéligibilité. « Il n’est pas question d’écarter l’inéligibilité, plaide-t-elle. Rima Hassan ne vous a donné aucune garantie pour la suite.»
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Anonyme a dit…

Une « disqualification politique »

« À ce stade, je ne défends plus Rima Hassan, je défends l’État de droit », rétorque Vincent Brengarth, en plaidant la relaxe. Il reprend : « Nous sommes confrontés à des réalités parallèles. C’est le néo-droit, le néo-État de droit. N’allez pas me dire que ce procès n’est pas politique. Ce qu’on vous demande, c’est une peine politique : écarter Rima Hassan car ses idées déplaisent », « diaboliser et mettre en pièces son parcours ».

À la sortie de l’audience, il dénonce une « disqualification politique ». Et se réfère aux instructions révélées lundi 19 octobre par Mediapart pour discréditer La France insoumise. « Les récentes révélations de Mediapart montrent à quel point il peut y avoir un objectif de la part du pouvoir exécutif de discréditer une formation politique à seulement quelques mois d’une élection présidentielle, dit-il. Plus elle sera haute dans les sondages, plus il y aura une intensité et une aggravation de la répression dont ses membres font l’objet. »À l’énoncé des réquisitions, Rima Hassan reste stoïque, les épaules couvertes d’un large keffieh noir et blanc.

La veille, elle s’est avancée à la barre pour revendiquer son « droit au silence sur le fond ». Elle se contente alors de quelques phrases : « Je suis probablement l’élue la plus poursuivie de l’histoire en raison de mes opinions politiques. »

Elle insiste : « Cette procédure de supposé flagrant délit pour un tweet est une première dans l’histoire du Parlement européen. » Une « tentative d’intimidation et de mise sous silence d’une élue de l’opposition », avec des « parties civiles [qui] défendent un agenda politique ». Sur le fond, elle a quelques mots : « Je continuerai inlassablement à soutenir qu’il est inacceptable de se réjouir de la mort de civils, tant israéliens que palestiniens. »

Elle ne reparlera plus, sauf pour dénoncer le « négationnisme » d’une avocate qui affirme qu’en fait de génocide, « la population de Gaza a augmenté » depuis 2023. Une « propagande négationniste israélienne », dénonce l’élue, née dans un camp de réfugié·es palestinien·nes en Syrie.

Deux clics perme
ttent de retrouver le pedigree de cette avocate de l’association Contre la haine, l’antisémitisme et le racisme (Char) : elle a été candidate aux législatives de 2024 pour le parti d’extrême droite du multicondamné Éric Zemmour. Un autre avocat, Franck Serfati, a été tête de liste du même parti à Paris pour les récentes élections municipales. Autant de gens qui, dit Vincent Brengarth, « défendent la liberté inconditionnelle d’Israël à se défendre ».

Le droit à la résistance, n’en déplaise à certaines, est une notion reconnue en droit international.

Alexis Deswaef, président de la FIDH
Pour sa défense, l’eurodéputée a convoqué l’avocat belge Alexis Deswaef, président de la Fédération internationale des droits humains (FIDH), dont la Ligue des droits humains (LDH) est l’antenne française ; le journaliste Alain Gresh, fondateur du média Orient XXI, spécialiste reconnu du Proche-Orient ; ou encore le magistrat Ghislain Poissonnier, vice-président de l’Association des juristes pour le respect international (Jurdi), tout juste nommé directeur adjoint de l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme. Ils s’accordent : ce procès n’a rien à voir avec l’apologie du terrorisme, et tout à voir avec la liberté d’expression.

« Dès que Rima Hassan a commencé à défendre la Palestine, elle a été considérée comme quelqu’un de dangereux », souligne Alain Gresh, qui note l’absence totale de poursuites des apologues du génocide et des criminels de guerre franco-israéliens. Ghislain Poissonnier, lui, s’inquiète du fait que l’apologie du terrorisme a été sortie du droit de la presse en 2014 – garant de la liberté d’expression – pour se fondre dans le Code pénal, lors du mandat de François Hollande. « Cette expression n’a pas été conçue pour être une police de la pensée. Il y a une instrumentalisation possible par certaines associations. »

Anonyme a dit…

"Alexis Deswaef, enfin, a rédigé un rapport sur la « criminalisation de la solidarité avec la Palestine ». « Au lieu de défendre nos principes et nos valeurs, dit-il, nous les trahissons par opportunisme ou par agenda politique, ce qui aura de profondes conséquences pour les Palestiniens, mais aussi pour l’avenir de nos droits et libertés. Le droit à la résistance, n’en déplaise à certains, est une notion reconnue en droit international. Un soutien à la résistance n’est pas une apologie du terrorisme. Il y a un double standard dans l’utilisation de dispositions pénales qu’on détourne de leur objectif premier. »

Des témoins moqués

Tous les trois distinguent les « crimes de guerre » et la notion de « terrorisme », qui n’a pas de définition mondiale. Un simple rappel du droit international, moqué par certain·es avocat·es des parties civiles. L’une cite des attentats passés et demande à Alexis Deswaef s’ils étaient des « actes terroristes » ou des « crimes de guerre ». « C’est un quiz ? », bout le président de la FIDH, visiblement courroucé. L’avocate de la Licra les décrit comme des « militants aux propos incohérents » et des « sophistes » animés par un « relativisme dangereux ». Elle dénonce le « pseudo-droit international humanitaire ». « On cherche à bâillonner Rima Hassan, on cherche à bâillonner ses témoins », s’indigne Vincent Brengarth.

Pendant des heures, la douzaine d’avocat·es des parties civiles (Licra, Organisation juive européenne, Union des étudiants juifs de France, Vigilance, BNCVA, etc.) défilent, les un·es après les autres. Rima Hassan est, pêle-mêle, accusée de « double langage », de « barboter dans un milieu soralo-antisémite », de « marcher dans les pas d’Action directe » ou encore d’« amitié » pour le FPLP, « classé terroriste par l’Union européenne ».

Beaucoup évoquent le 7-Octobre, mais aussi les attentats antisémites de Munich en 1972, de la rue Copernic en 1980, les attentats de Mohamed Merah à Toulouse en 2012, ou bien le calvaire d’Ilan Halimi, torturé jusqu’à la mort à Paris en 2006 par le « gang des barbares ». Ils et elles convoquent à la barre Yves Klejman, témoin dont la « maman » a été victime de l’attentat de 1972. Très ému, le vieil homme raconte les blessures
à vie de sa mère : « Je ne peux pas comprendre comment une députée peut défendre du terrorisme. »

Au même moment, des élus de droite et d’extrême droite parlent d’interdire le parti de Rima Hassan.
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Anonyme a dit…

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"Emmanuel Razavi, journaliste pour les médias conservateurs Figaro Magazine, Franc-Tireur et Atlantico, est lui aussi invité à témoigner. Il travaille « sur les Frères musulmans et les mouvements qui font partie de l’axe de la résistance iranien ». Sur les réseaux sociaux, il admet avoir dit que l’élue « finira[it] en prison ». « Rima Hassan, dit-il, ne peut ignorer qu’elle soutient des groupes qui sont des organisations terroristes, instrumentalisent le mot de résistance, et sont tous antisémites. »

« Rima Hassan déclenche des ouragans de haine, agite des chiffrons rouges devant son public, et la meute fait le reste, accuse Andrea Assor-Doukhan, une des quatre avocates dépêchées par l’Organisation juive européenne et Avocats sans frontières. Ce n’est pas un engagement, c’est une méthode, jusqu’au point où la violence est le seul langage qui reste. »

« Les limites de la liberté d’expression sont largement outrepassées, dit sa consœur Karine Rozenblum. C’est le tweet de trop. » « Il n’y a pas d’acharnement judiciaire, mais un acharnement obsessionnel de Mme Hassan » contre les juifs, affirme Muriel Ouaknine-Melki, avocate et figure médiatique de l’OJE.

Dans d’autres salles du tribunal comparaissent à la chaîne les prévenus des révoltes urbaines du week-end. Au même moment, des élus de droite et d’extrême droite, et jusqu’au président du Sénat, parlent d’interdire le parti de Rima Hassan, principal mouvement politique de gauche. Muriel Ouaknine-Melki se permet alors une allusion à l’actualité en mentionnant le tweet « épinglé » depuis plus d’un an sur le compte X de Rima Hassan : une version de La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, où un des hommes porte un drapeau palestinien.

L’avocate ose : « Mme Hassan a compris dans la semaine qui vient de s’écouler le chaos qu’elle a incité, en appelant à l’intifada. Ces appels à l’insurrection, à la violence, ont été entendus, nous en avons eu la preuve. »

Elle dit au tribunal : « Vous avez le pouvoir de faire rempart. » Elle demande une « condamnation forte ». Concernant les réquisitions, sa demande a été entendue. La décision sera rendue le 30 novembre."

Mathieu Magnaudeix


https://www.mediapart.fr/journal/france/201026/au-proces-de-rima-hassan-le-parquet-tape-fort-son-avocat-denonce-une-disqualification-politique