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jeudi 23 avril 2026
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L’ÉDITO
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Le bateau Trump prend l’eau
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Les élections de mi-mandat en novembre marqueront-elles le début de la fin pour Donald Trump ? Le Parti républicain va-t-il subir une raclée à la mesure des déceptions que le deuxième mandat du milliardaire de l’immobilier a engendrées ? Ce type d’interrogations se multiplie ces derniers temps, alors que le président états-unien est enlisé dans la guerre qu’il a déclenchée contre l’Iran.
Les limogeages et démissions se multiplient. La dernière en date est celle du plus haut responsable civil de la marine états-unienne, John Phelan. Depuis le début de l’année, de nombreux militaires ont été poussés vers la sortie, sans que des explications soient données : plusieurs généraux, comme Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre, David Hodne, chargé du commandement de la transformation et de l’entraînement de l’armée, et William Green Jr., à la tête du corps des aumôniers militaires.
Après le limogeage début avril de la ministre de la justice, Pam Bondi, et le départ de Lori Chavez-DeRemer, secrétaire au travail, après une longue série de scandales, un autre des affidé·es de Trump est sur la sellette : le directeur du FBI, Kash Patel. Un article dévastateur de The Atlantic le décrit comme étant incapable de remplir ses missions en raison de son alcoolisme et d’ « absences inexpliquées ». Selon le magazine, il est persuadé d’être le prochain sur la liste des départs. Le numéro un de la police fédérale a répliqué en annonçant porter plainte contre le média et en réclamant 250 millions de dollars de dommages-intérêts.
L’impression que donne l’administration Trump est celle d’un navire à la dérive, avec un capitaine de plus en plus incontrôlable dont on doute de la santé mentale. Une enquête du Wall Street Journal publiée le 18 avril décrit un président qui ne sait plus comment se sortir d’un conflit dans lequel il a été entraîné par son allié israélien. Cette guerre nourrit l’inflation, plombe les chances de son parti aux prochaines élections et conduit les soutiens de la première heure à prendre leur distance avec Donald Trump.
Lundi 20 avril, dans son programme, l’ancien journaliste Tucker Carlson a publiquement regretté d’avoir appelé à voter pour lui. Au côté de son frère Buckley, qui a écrit des discours pour Trump, il a fait un mea culpa remarqué : « Je pense que c'est un moment où il faut faire son examen de conscience. Tu sais, nous serons tourmentés longtemps – je vais l'être. Et je tiens à dire que je suis désolé d’avoir induit les gens en erreur. Ce n’était pas intentionnel. »
De son côté, Buckley Carlson évoque désormais le recours au 25e amendement, qui permet d’écarter le président du pouvoir s'il est dans l'incapacité de gouverner. « On a des moyens de remédier à la situation d’un président hors de contrôle, mégalomane, tu sais, destructeur », a-t-il lancé.
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On the ground Nos reportages, analyses et chroniques
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Hausse des prix à la pompe, dépenses militaires faramineuses : la guerre lancée par le président des États-Unis fait craindre une déroute à son camp lors des élections de mi-mandat, en novembre prochain.
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Par Jean-Pierre Perrin
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Aller ou pas à Islamabad ? Faute d’arbitrage du Guide suprême, un conflit oppose les « pragmatiques » aux plus radicaux des Gardiens de la révolution, qui s’attendent à une nouvelle attaque des États-Unis et d’Israël. La reprise des pourparlers est hautement incertaine.
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Par Amélie Ferey
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En Iran, au Liban et dans toute la région, l’offensive lancée le 28 février par Israël et les États-Unis, dans la continuité de celles qui s’enchaînent depuis le 7-Octobre, a bouleversé bien des équilibres. Malgré leur supériorité militaire, Washington et Tel-Aviv montrent des points de fragilité.
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Par Joseph Confavreux
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Alors que le cessez-le-feu au Moyen-Orient ne tient qu’à un fil, les attaques de l’administration Trump envers un souverain pontife critique de la guerre divisent le camp républicain. Et révèlent l’hubris d’un pouvoir dont le sentiment de supériorité absolu ne se cantonne pas à son chef.
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Par Rachida El Azzouzi
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En s’imposant comme médiateur surprise dans le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, le Pakistan déjoue les critiques et s’offre une victoire diplomatique inédite, alors même qu’il est en guerre contre l’Afghanistan.
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Madrid a remis à l’agenda, sans succès, la rupture de l’accord d’association entre l’Union européenne et l’État hébreu. De manière générale, Pedro Sánchez se pose en champion d’une voie européenne indépendante, qui trouve cependant ses limites dans le rapprochement débuté avec la Chine.
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Par François Bougon
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À l’occasion d’un sommet de dirigeants et d’un grand rassemblement progressiste, le premier ministre espagnol a enjoint ce week-end à la gauche de lancer la contre-offensive. « L’ère de l’internationale d’extrême droite touche à sa fin », a-t-il lancé.
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Le Hongrois a été défait dans les urnes dimanche 12 avril. Le régime mis en place par celui qui fut le chantre de la démocratie illibérale, le premier dirigeant autoritaire de l’Union européenne, et un modèle pour les extrêmes droites, va être lent à démanteler.
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Par Romaric Godin
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Les politiques de répression de l’immigration de Donald Trump ont aggravé la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur agricole. La réponse a été de baisser encore les salaires. Un exemple des promesses illusoires de l’extrême droite en matière de travail.
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La chronique de Maya Kandel
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Historienne et chercheuse spécialiste des Etats-unis
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Les récents épisodes de la guerre au Moyen-Orient, lors desquels le président des États-Unis s’est dit prêt à détruire une civilisation, ont relancé le débat : Trump joue-t-il au fou ou est-il simplement fou ? Il est en tout cas saisi de l’ambition démesurée de redessiner la carte du monde.
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LE LIVRE
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« On a l’impression d’être face à une Union de narcoleptiques qui se réveillent à cause du choc mais se rendorment tout aussi vite. » Ainsi l’eurodéputée Aurore Lalucq décrit-elle l’attitude des Vingt-Sept face à la brutalité de l’administration Trump. Pourtant, alerte-t-elle dans Trump contre l’Europe (Les petits matins), « un blitz technologique et industriel [de la part des États-Unis] priverait, du jour au lendemain, l’Union européenne (UE) de pans entiers de sa souveraineté. »
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Siégeant dans les rangs sociaux-démocrates du Parlement européen, présidente de la commission des affaires économiques et monétaires, elle passe en revue, au cours de son essai d’une centaine de pages, les dépendances à Washington dont les États membres de l’UE devraient se défaire urgemment. Avec une conviction, concrètement argumentée : seule l’échelle continentale offre la taille critique pour une telle tâche.
De l’armement à l’audiovisuel, en passant par les technologies numériques, les moyens de paiement et l’énergie, elle appelle à une politique industrielle passant par de la planification, des investissements massifs et de la préférence européenne. Et fustige « les vassaux, les vendus et les traîtres » qui freinent un tel sursaut, qu’elle imagine sous la forme d’un « grand plan d’indépendance », qui vaudrait également vis-à-vis de la Chine.
Ce credo, s’accompagne d’un souci de préservation de l’État social, à rebours des obsessions des exécutifs néolibéraux pour la « simplification ». Mais l’enjeu écologique, qui ne se réduit pas à une décarbonation des activités, est éclipsé – notamment lorsqu’il est question de l’intelligence artificielle, dont la voracité énergétique et le risque de « bulle » sont très rapidement mentionnés.
Et l’envolée finale, affichant l’objectif de « prendre la place des États-Unis, celle de nouveaux leaders du monde libre », mérite sans doute d’être tempérée. Devenir une « réserve de puissance » de la démocratie serait déjà considérable, mais c’est surtout sa connexion avec d’autres, notamment parmi les Suds, qui ouvrirait à une stabilité internationale prometteuse.
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In the Club Les lecteurs et lectrices prennent la parole
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La guerre contre l’Iran pourrait devenir celle qui révèle la fin de l’Empire américain. Washington touche, sur les bords du détroit d’Ormuz, aux limites de sa puissance et de sa volonté.
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Avec les différentes déclarations contradictoires, et la violence croissante de son propos, certains, aux USA et aussi en France, semblent diagnostiquer le déclin mental du président des États-Unis. On a tort de s’attarder sur le « déclin » mental de Trump pour expliquer le chaos de son administration et ses joutes violentes. On devrait plutôt y voir l'exacerbation d'un hypercapitalisme patriarcal.
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Par Romain Leclaire
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Lancé juste avant son investiture en janvier 2025, le memecoin officiel de Donald Trump est en passe de devenir l'un des plus grands scandales éthiques et financiers de son mandat.
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Par stan miller
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J'ai eu la chance de discuter avec des militantes americaines et j'espere etre en capacite de rendre compte fidelement de la lutte qu'ont mene les habitants et les habitantes de Minneapolis contre Trump et sa milice et de leur victoire – quand bien meme elle ne serait que partielle et temporaire.
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