Le nouveau projet d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran ![]()
Le nouveau projet d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
Intenses bombardements russes sur Kiev, épidémie d'Ebola en Afrique, exposition rétrospective des peintures de Winston Churchill.
Le nouveau projet d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
“Il est peut-être possible que, dans les prochaines heures, le monde reçoive une bonne nouvelle.” Depuis l’Inde, où il est en déplacement, Marco Rubio a laissé entendre qu’un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient pourrait être conclu. D’après le secrétaire d’Etat américain, des “progrès significatifs” ont eu lieu avec Téhéran, ces derniers jours.
D’après le média américain Axios, qui cite un responsable américain, cet accord, en cours de finition, prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours. Durant cette période, le détroit d’Ormuz serait de nouveau accessible à la navigation, sans péage. “Le détroit d’Ormuz sera ouvert”, a promis Donald Trump, dans un long message publié sur son réseau Truth Social.
En échange, les Etats-Unis doivent lever le blocus des ports iraniens et “accorderaient des dérogations à certaines sanctions afin de permettre à l’Iran de vendre librement son pétrole”. Le texte doit également permettre de débloquer certains avoirs iraniens actuellement détenus dans des banques situées hors d’Iran.
Enfin, ce cessez-le-feu de deux mois serait “renouvelable par consentement mutuel”. Les forces américaines mobilisées ces derniers mois “resteraient dans la région pendant cette période de 60 jours et ne se retireraient que si un accord définitif était conclu”.
En revanche, le volet nucléaire semble encore flou à ce stade. Axios affirme que le projet d’accord “comprend des engagements de la part de l’Iran de ne jamais se doter de l’arme nucléaire et de négocier la suspension de son programme d’enrichissement d’uranium ainsi que l’élimination de son stock d’uranium hautement enrichi”. L’objectif des Etats-Unis est que l’Iran “ne possède jamais l’arme nucléaire”, a encore redit Marco Rubio.
Le son de cloche est bien différent dans les couloirs du pouvoir à Téhéran. D’après l’agence de presse Tasnim, “la phase actuelle se limite à la question de la fin de la guerre” et “toutes les questions concernant le nucléaire ont été reportées à plus tard”. “A ce stade, l’Iran n’a accepté aucune mesure dans le domaine nucléaire”, assure encore cette même source.
“Contrairement à ce que certains médias tentent d’insinuer, l’Iran n’a aucune obligation, dans le cadre de cet accord, de renoncer à ses stocks nucléaires, de retirer son équipement, de fermer ses installations, ni même de s’engager à ne pas fabriquer de bombe nucléaire”, écrit également l’agence Fars.
Kiev frappée par d’intenses bombardements russes
La Russie a massivement bombardé l’Ukraine, en particulier sa capitale Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Selon l’armée de l’air ukrainienne, Moscou a lancé 90 missiles et 600 drones, ce qui fait de cette attaque l’une des plus importantes de l’année écoulée, touchant des musées, une enceinte sportive, des habitations et un bâtiment ministériel. Un immeuble abritant de nombreuses agences de l’ONU, dont l’Organisation mondiale de la santé, a également été endommagé par des débris.
D’après Volodymyr Zelensky, la Russie a notamment utilisé son missile balistique hypersonique Orechnik, capable de transporter des ogives nucléaires. Le dernier bilan fait état de quatre morts et environ 100 blessés à travers le pays.
L’Orchestre philharmonique national, l'Académie nationale de musique, la Bibliothèque nationale, l’Opéra de Kiev... De nombreuses institutions culturelles du pays ont été visées. Avec ses vitres brisées et son plafond éventré, le musée national d'Art, l'un des plus anciens du pays, est méconnaissable. Plus symbolique encore, le musée national de Tchernobyl a lui aussi été visé par les bombardements russes.
Environ 30 bâtiments résidentiels ont été endommagés ou détruits rien qu'à Kiev. Le siège du ministère des Affaires étrangères a lui aussi subi des dommages légers à la suite d'explosions à proximité. Le stade Dynamo Valeriy Lobanovskyi, enceinte du club de football du Dynamo Kiev, a aussi été touché. Tout comme le siège d’Ukrposhta, le service postal d’Ukraine, situé sur la place centrale de l’Indépendance à Kiev.
Enfin, les bombardements russes ont aussi partiellement détruit des locaux hébergeant plusieurs médias : ceux du site d’information ukrainien Realna Gazeta, ceux de la chaîne de télévision publique allemande ARD et ceux du média allemand Deutsche Welle.
Où en est l’épidémie d’Ebola ?
L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en Afrique. Avec 204 morts sur 867 cas suspects, la République démocratique du Congo reste de loin l’épicentre de la flambée actuelle, selon un dernier bilan du ministère de la Santé congolais. Mais cinq cas, dont un décès, ont à ce jour été recensés en Ouganda voisin. Et l’Agence sanitaire de l’Union africaine estime par ailleurs que “dix pays” d’Afrique centrale sont désormais considérés “à risque” : le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Ethiopie, le Congo, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie.
La mobilité et l’insécurité, fortes dans la région, facilitent la propagation de l’épidémie. L’Organisation mondiale de la santé déplore que l’épidémie d’Ebola se “propage rapidement” en Afrique. Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, “plusieurs facteurs justifient une vive inquiétude quant au risque de propagation accrue et de nouveaux décès”, tels que le nombre estimé de cas, notamment dans des zones urbaines, des décès parmi le personnel soignant, les mouvements de population dans la région et la nature du variant du virus, Bundibugyo, pour lequel il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué à ce jour. Si elle pourrait durer plus de deux mois, l’épidémie présente toutefois un risque faible au niveau mondial.
Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années, avec une mortalité fluctuant entre 25% et 90%. L'épidémie la plus meurtrière en RDC, vaste pays d'Afrique centrale comptant plus de 100 millions d'habitants, avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades entre 2018 et 2020.
Rétrospective exceptionnelle des peintures de Winston Churchill
C’était un Premier ministre redouté, un chef de guerre, un écrivain aussi, récompensé par le prix Nobel de littérature. Mais c’est une part plus secrète, plus fragile de Winston Churchill que met en lumière l’exposition de la Wallace Collection, à Londres. Le grand public peut y découvrir sa peinture.
“Il voyait la peinture comme un prétexte pour voyager”, souligne Lucy Davis, l’une des curatrices de l’exposition. Il s’agit de la plus importante rétrospective consacrée à son œuvre depuis plus de soixante ans, avec plus d’une cinquantaine de toiles, rarement montrées au public. “Il aimait la lumière, la chaleur et l’atmosphère, qu’il saisissait avec beaucoup de talent.”
La passion de Winston Churchill pour la peinture a pourtant débuté à un moment “très difficile”. En 1915, il est contraint de démissionner de son poste au gouvernement, après le désastre épouvantable de la bataille des Dardanelles.
Dans un parcours chronologique, on découvre d’abord les premiers travaux de Churchill, sous l’égide du portraitiste John Lavery, puis des toiles réalisées dans sa résidence de Chartwell au sud-est de l’Angleterre dans les années 1920. Autodidacte mais entouré de peintres reconnus, Winston Churchill s’intéresse très vite aux paysages, et s’inspire de ses séjours dans le sud de la France pour composer des toiles aux couleurs vives, dominées par des tons bleus et ocre.
Une salle est consacrée aux toiles inspirées de séjours au Maroc, dont The Tower of the Koutoubia Mosque, seule œuvre réalisée durant la Deuxième Guerre mondiale. Offerte au président américain Franklin D. Roosevelt, un temps propriété de l’actrice Angelina Jolie, elle s’est vendue plus de 9 millions d’euros chez Christie’s en mars 2021.
L’exposition se conclut par la période d’après 1945, lorsque Churchill, vaincu aux législatives, reprend le pinceau. Il ne le posera plus jusqu’à sa mort en 1965. De son vivant, certaines de ses toiles seront acceptées à la Royal Academy. Avant cela, il avait plusieurs fois exposé, y compris en France, sous un nom d’emprunt.
Une classe politique à la dérive pour la Pentecôte
![]()
Vous êtes actuellement un abonné gratuit à Le Monde Moderne. Pour profiter pleinement de l'expérience, améliorez votre abonnement.
![]()
Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
lundi 25 mai 2026
Fwd: Le nouveau projet d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran
Inscription à :
Articles (Atom)

