Lors d'une conférence de presse faisant suite à l'attaque américaine menée contre le Venezuela, Donald Trump a évoqué la doctrine Monroe, doctrine de politique étrangère des États-Unis qui considère l'Amérique latine - et plus largement les Amériques - comme la chasse gardée de Washington.
Cette doctrine a été instaurée en 1823, par le cinquième président américain, James Monroe. Les Etats-Unis s'engagent à ne pas intervenir dans les affaires internes et militaires des pays européens, ni auprès de leur colonie. En contrepartie, Washington déclare que les Amériques ne sont plus ouvertes à la colonisation et que toute tentative européenne d'ingérence dans un de ces pays serait perçue comme un acte hostile envers les Etats-Unis.
En 1904, le corollaire Roosevelt est ajouté à la doctrine Monroe et stipule qu'en cas d'actes répréhensibles commis par une nation d'Amérique Latine, les Etats-Unis se réservent le droit d'intervenir dans les affaires internes de ce pays.
Aujourd'hui, Donald Trump se réapproprie cette doctrine pour justifier son intervention au Venezuela et n'hésite pas à y ajouter un sens ouvertement nationaliste. Selon lui, les Etats-Unis doivent chercher à accéder aux ressources et aux emplacements stratégiques et veiller à ce que les gouvernements de la région soient "suffisamment stables et bien gouvernés pour prévenir et décourager les migrations massives vers les Etats-Unis".
Après avoir été capturé par les forces américaines, le président vénézuélien déchu a été incarcéré dans une prison fédérale de Brooklyn et doit désormais comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York pour y répondre aux accusations de "narcoterrorisme" et "importation de cocaïne".
Lors d'une conférence de presse, Donald Trump a insisté sur le trafic de drogue comme facteur déterminant de l'intervention américaine, accusant Nicolas Maduro de mener "une campagne de narcoterrorisme meurtrier contre les Etats-Unis et leurs citoyens".
Les autorités américaines accusent le président vénézuélien de fournir une protection et un soutien logistique aux cartels de la région. Le président déchu est accusé d'être à la tête d'un système de corruption dénommé le cartel de los Soles et d'avoir, avec sa femme, ordonné des enlèvements et des meurtres.
Ces accusations sont rejetées de longue date par le gouvernement vénézuélien, qui dénonce une ingérence des Etats-Unis dans les affaires du pays.
Au-delà des accusations de la justice américaine se pose la légalité de la capture de Nicolas Maduro. Plusieurs experts estiment que l'intervention américaine viole la Charte des Nations unies, qui interdit à tout Etat de violer l'intégrité territoriale d'un autre Etat sans son consentement ou une autorisation du Conseil de sécurité de l'ONU.
En cas de condamnation pour narcotrafic, Nicolas Maduro et sa femme Cilia Flores encourent une peine de prison de vingt ans minimum. Pour l'infraction de complot d'importation de cocaïne, ils risquent un minimum de dix ans de prison. Dans les deux cas, la sentence peut aller jusqu'à la prison à vie.
Dix personnes, huit hommes et deux femmes, ont été condamnées le 5 janvier 2026 par le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement à l'encontre de Brigitte Macron.
Les peines prononcées varient : six mois de prison ferme pour Jean-Christophe P. (absent à l'audience) ; huit mois avec sursis pour Aurélien Poirson-Atlan (alias Zoé Sagan, principal instigateur) ; six mois avec sursis pour Bertrand Scholler (auteur d'un photomontage) et Delphine J. (alias Amandine Roy, autrice d'une vidéo virale) ; et des peines de quatre à huit mois avec sursis pour les autres (Jérôme A., Jérôme C., Philippe D., Jean-Luc M. et Christelle L.). Tous doivent payer des dommages et intérêts à Brigitte Macron et suivre un stage de sensibilisation au cyberharcèlement.
La rumeur, amplifiée en 2024 par Candace Owens, a causé un "préjudice moral", témoigné par sa fille, Tiphaine Auzière. Une plainte du couple Macron en diffamation est en cours aux États-Unis contre Candace Owens.
À la veille du début d'un mouvement de grève des médecins libéraux, la ministre de la Santé Stéphanie Rist n'exclut pas la possibilité de recourir à des réquisitions. Cette mobilisation, qui doit durer dix jours, entend dénoncer diverses mesures contenues dans le budget 2026 de la Sécurité sociale.
Des cabinets devraient être fermés et des blocs opératoires mis à l'arrêt. D'après la Confédération des syndicats médicaux français, le "mouvement sera excessivement suivi" : 85% de ses adhérents ont annoncé leur intention de faire grève.
La ministre Stéphanie Rist précise avoir pris "des mesures pour organiser la permanence des soins avec les Agences régionales de santé, les établissements, les professionnels eux-mêmes" ajoutant la possibilité "d'avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin".
Les médecins libéraux entendent dénoncer le contrôle accru des prescriptions d'arrêts de travail ou des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes.
La campagne de recrutement du nouveau service national militaire volontaire, d'une durée de dix mois, sera officiellement lancée le 12 janvier, a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin. "On a déjà reçu des candidatures", a-t-elle assuré, annonçant le lancement d'une campagne de communication, "notamment dans la presse régionale car on veut recruter dans tous les territoires".
La "Journée citoyenne" obligatoire sera rebaptisée "Journée de mobilisation". À son issue, les jeunes se verront remettre un questionnaire leur demandant s'ils seraient intéressés par un service militaire volontaire. Tous ceux qui répondront oui seront alors recontactés et recevront ensuite un questionnaire plus complet, portant sur leurs savoir-faire et leurs centres d'intérêt.
Les services de recrutement des armées analyseront ensuite leur dossier et inviteront les candidats à un entretien pour mesurer leur motivation. Les candidats retenus seront informés en mai, afin d'aligner le calendrier sur celui de Parcoursup.
Les jeunes sélectionnés seront incorporés dès cet été et les missions auront exclusivement lieu sur le territoire national. Le dispositif ne s'adresse pas uniquement aux lycéens ou aux étudiants. Annoncé en novembre par le chef de l'Etat, ce service volontaire doit monter en puissance graduellement : la première année, il doit concerner 3 000 jeunes, avec un objectif de 10 000 par an en 2030 et 42 500 en 2035.
Le 31 décembre, les gardes-côtes finlandais ont saisi le Fitburg, un cargo parti de Saint-Pétersbourg en Russie. Le navire est soupçonné d'avoir endommagé un câble de télécommunications, dans le golfe de Finlande, reliant la capitale Helsinki à l'Estonie. Le bateau est soupçonné d'être responsable des dégâts causés à un câble sous-marin, en traînant son ancre sur des dizaines de kilomètres.
Une enquête a été ouverte pour "dommages criminels aggravés, tentative de dommages criminels aggravés et entrave aggravée aux télécommunications". Les enquêteurs cherchent notamment à retracer les manœuvres du navire pour déterminer s'il a intentionnellement endommagé ce câble sous-marin.
Depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en février 2022, le sabotage de câbles est considéré comme un élément de la guerre hybride menée par la Russie contre les pays occidentaux.

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