mardi 23 juin 2026

Fwd: Trump perd ses alliés en Europe, mais en gagne en Amérique latine


La lettre américaine
lundi 22 juin 2026
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L’ÉDITO
Trump perd ses alliés en Europe, mais en gagne en Amérique latine
L’idylle entre Donald Trump et Giorgia Meloni est de l’histoire passée. Le président états-unien en veut à la dirigeante italienne, comme aux autres responsables européen·nes, pour leur manque de soutien à la guerre israélo-états-unienne contre l’Iran. Alors qu’il gère une négociation compliquée avec Téhéran, il règle ses comptes à la moindre occasion, comme il sait si bien le faire, avec force humiliation et mensonges.

Deux jours après son passage à Évian-les-Bains, en Haute-Savoie, à l’occasion du G7 organisé par la France, l’hôte de la Maison-Blanche a accordé une interview à la chaîne de télévision italienne LA7. Il a expliqué que Meloni l’avait supplié de prendre une photo avec lui en marge du sommet. « Je ne l’aurais pas fait, mais j’ai eu pitié d’elle », a-t-il affirmé. La réaction de Giorgia Meloni a été prompte. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, elle s’est dite « consternée » par des propos « totalement inventés ».

Le ministre des affaires étrangères italien, Antonio Tajani, a même annulé son déplacement en Floride, qui était prévu les 21 et 22 juin.

En Europe, un continent ciblé par Trump et les responsables de son administration, en particulier le vice-président J. D. Vance, être trumpiste n’est plus à la mode chez ses anciens thuriféraires. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a également pris ses distances. Dans un entretien à Politico, il a jugé que le président états-unien avait un comportement « non seulement erratique, mais aussi extrêmement mouvant et extrêmement changeant ». Invité à qualifier l’attitude de Donald Trump, il a eu cette réponse : « Ça dépend quels jours. Il y a une attitude du lundi, une attitude du mardi, une attitude du mercredi. » Le ton a bien changé si l’on se souvient qu’avant la présidentielle états-unienne de 2024, Jordan Bardella expliquait que son « cœur penchait pour Trump ».

Cette froideur européenne est d’autant plus frappante qu’en Amérique latine, les alliés de Donald Trump accumulent les victoires. Dernière en date, celle du candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella en Colombie au second tour de la présidentielle le 21 juin. Dans ce qu’il considère comme le « pré carré » de Washington, le président états-unien conserve une forme d’influence qu’il n’a plus ailleurs.
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Historienne et chercheuse spécialiste des Etats-unis
 
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