"À commencer par l’utilisation du divertissement, qui est pour la Boétie une très bonne manière pour un tyran d’endormir son peuple :
"Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie." extrait du Discours de la Servitude volontaire
"Nous avons, là encore, quelque chose de très moderne, souligne Jean-Léon Beauvois. Nos tyrans actuels, disons nos tyrans "démocratiques", nous rendent pleutres en nous donnant de la nourriture et des jeux. Ce matin, j'apprenais que 59 millions d'euros par jour sont dépensés dans les jeux. Mais que serait l'équivalent de la nourriture ? Je dirais qu'aujourd'hui, on nous donne un rôle de consommateur, et celui-ci n'est pas fait pour nous rendre particulièrement actifs dans l'analyse des situations."
D’autant plus que pour la Boétie, le fait de désirer autre chose que la liberté rend la liberté inaccessible. Par exemple, je souhaite la liberté mais je veux aussi la sécurité, le confort, etc.
Pour le philosophe Paul Audi : "Le capitalisme est un immense tyran qui fait naître en nous une quantité phénoménale de désirs que nous prenons vite pour des besoins, par la force de l'habitude. Mais précisément en nous liant à tous ces désirs, en nous rendant dépendants d'eux et donc du capitalisme, de ce qu'il nous fait désirer, c'est la liberté même que nous lui abandonnons. C'est ça la grande leçon du texte de La Boétie."
C’est l’idée qu’en croyant être libre, en croyant avoir le choix, on s’illusionne, on n’exerce pas réellement le pouvoir et donc nous ne sommes pas réellement libres." (…)
3 commentaires:
2. L'endormissement du peuple
"À commencer par l’utilisation du divertissement, qui est pour la Boétie une très bonne manière pour un tyran d’endormir son peuple :
"Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie." extrait du Discours de la Servitude volontaire
"Nous avons, là encore, quelque chose de très moderne, souligne Jean-Léon Beauvois. Nos tyrans actuels, disons nos tyrans "démocratiques", nous rendent pleutres en nous donnant de la nourriture et des jeux. Ce matin, j'apprenais que 59 millions d'euros par jour sont dépensés dans les jeux. Mais que serait l'équivalent de la nourriture ? Je dirais qu'aujourd'hui, on nous donne un rôle de consommateur, et celui-ci n'est pas fait pour nous rendre particulièrement actifs dans l'analyse des situations."
D’autant plus que pour la Boétie, le fait de désirer autre chose que la liberté rend la liberté inaccessible. Par exemple, je souhaite la liberté mais je veux aussi la sécurité, le confort, etc.
Pour le philosophe Paul Audi : "Le capitalisme est un immense tyran qui fait naître en nous une quantité phénoménale de désirs que nous prenons vite pour des besoins, par la force de l'habitude. Mais précisément en nous liant à tous ces désirs, en nous rendant dépendants d'eux et donc du capitalisme, de ce qu'il nous fait désirer, c'est la liberté même que nous lui abandonnons. C'est ça la grande leçon du texte de La Boétie."
C’est l’idée qu’en croyant être libre, en croyant avoir le choix, on s’illusionne, on n’exerce pas réellement le pouvoir et donc nous ne sommes pas réellement libres."
(…)
https://www.radiofrance.fr/franceculture/la-servitude-volontaire-le-texte-visionnaire-d-un-adolescent-5825000
C'ÉTAIT DERANQUE ET LA RACAILLE QUI VA AVEC... J'AI TOUT BON ?
https://youtu.be/Uj7pIEh8uZI?is=oG9LXXDzMLnXRxkV
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