« Je ne peux en conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain », écrit-il avant d’évoquer un véritable noyautage des instances américaines.
« Au début du mandat de cette administration, de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains ont mené une campagne de désinformation qui a complètement sapé [le] programme America First et a alimenté des sentiments pro-guerre afin d’encourager un conflit avec l’Iran », développe celui qui a été un conseiller essentiel de Tulsi Gabbard, la directrice du renseignement national, et avait plaidé dans les hautes sphères pour une politique étrangère plus mesurée.
Joe Kent, qui est le plus haut responsable de l’administration Trump à avoir démissionné en raison de la guerre en Iran, estime que le président a été « trompé » sur le fait qu’« il existait une voie claire vers une victoire rapide ». « C’était un mensonge », appuie-t-il dans sa lettre, lui qui voit là une tactique identique utilisée par Israël pour entraîner les États-Unis dans la guerre « désastreuse » en Irak, entre 2003 et 2011. « Nous ne pouvons pas refaire cette erreur », s’alarme-t'il.
Celui qui a été soutenu par Donald Trump lorsqu’il s’est lancé en politique en 2021, pour briguer un poste au Congrès (en 2022 et 2024, en vain), précise aussi qu’« en tant que veuf de guerre ayant perdu [sa] chère épouse Shannon dans un conflit fabriqué par Israël, [il ne peut] pas soutenir l’envoi de la prochaine génération au combat, pour mourir dans une guerre qui ne profite en rien».
De la part d'un conspirationniste de la première heure, ce Joe Kent a dû prendre peur un matin en se rasant. Et de perdre sa femme Shannon dans un conflit à opération Tsahal lui a certainement ouvert les yeux !!!
"Il y a de plus en plus d’eau dans le gaz de l’administration Trump. Un premier haut responsable a décidé de démissionner à cause de la guerre en Iran et de ses objectifs toujours aussi flous, mardi 17 mars. «Je ne peux en toute conscience soutenir la guerre qui fait actuellement rage, écrit Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, dans une lettre adressée à Donald Trump et publiée sur son compte X. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain.»
Certes moins médiatique que les principales figures de l’administration américaine, cet ancien béret vert reste un trumpiste Maga («Make America Great Again») pur jus, complotiste assumé aux accointances néonazies. Sa démission dit beaucoup de la fracture qui se dessine dans le camp conservateur." (…)
"Ce ne sont que des petits mots glissés à l’oreille de sa femme et des membres de son cercle très restreint, mais ces derniers revêtent déjà d’un caractère exceptionnel tant il n’a pas habitué le public aux états d’âme. Donald Trump aurait confié à Melania Trump et quelques fidèles conseillers avoir le sentiment que sa politique migratoire était allée « trop loin » ces dernières semaines, révèle « The Wall Street Journal ».
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À l’approche des élections de mi-mandat (les midterms), Donald Trump a compris que, s’il avait en partie été élu pour son programme migratoire, l’application concrète de ces mesures a dépassé son gouvernement. Le républicain a ainsi pris conscience que l’utilisation du terme « expulsion massive » a pu choquer une partie de ses électeurs. Il s’est surtout alerté des résultats d’un récent sondage réalisé par l’Ipsos pour le « Washington Post » et ABC News qui montrait que 58 % des Américains étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle « Trump va trop loin » en matière d’expulsions, contre 48 % en avril 2025.
Des chiffres que sa cheffe de cabinet, Susie Wiles, a analysés pour lui comme symptomatiques de la controverse autour des raids de la police anti-immigration, l’ICE, au cours desquels des agents fédéraux ont abattu les citoyens américains Renee Good et Alex Pretti en janvier." (…)
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« Je ne peux en conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain », écrit-il avant d’évoquer un véritable noyautage des instances américaines.
« Au début du mandat de cette administration, de hauts responsables israéliens et des membres influents des médias américains ont mené une campagne de désinformation qui a complètement sapé [le] programme America First et a alimenté des sentiments pro-guerre afin d’encourager un conflit avec l’Iran », développe celui qui a été un conseiller essentiel de Tulsi Gabbard, la directrice du renseignement national, et avait plaidé dans les hautes sphères pour une politique étrangère plus mesurée.
Joe Kent, qui est le plus haut responsable de l’administration Trump à avoir démissionné en raison de la guerre en Iran, estime que le président a été « trompé » sur le fait qu’« il existait une voie claire vers une victoire rapide ». « C’était un mensonge », appuie-t-il dans sa lettre, lui qui voit là une tactique identique utilisée par Israël pour entraîner les États-Unis dans la guerre « désastreuse » en Irak, entre 2003 et 2011. « Nous ne pouvons pas refaire cette erreur », s’alarme-t'il.
Celui qui a été soutenu par Donald Trump lorsqu’il s’est lancé en politique en 2021, pour briguer un poste au Congrès (en 2022 et 2024, en vain), précise aussi qu’« en tant que veuf de guerre ayant perdu [sa] chère épouse Shannon dans un conflit fabriqué par Israël, [il ne peut] pas soutenir l’envoi de la prochaine génération au combat, pour mourir dans une guerre qui ne profite en rien».
De la part d'un conspirationniste de la première heure, ce Joe Kent a dû prendre peur un matin en se rasant. Et de perdre sa femme Shannon dans un conflit à opération Tsahal lui a certainement ouvert les yeux !!!
LE BÉRET VERT-DE-GRIS KENT...
"Il y a de plus en plus d’eau dans le gaz de l’administration Trump. Un premier haut responsable a décidé de démissionner à cause de la guerre en Iran et de ses objectifs toujours aussi flous, mardi 17 mars. «Je ne peux en toute conscience soutenir la guerre qui fait actuellement rage, écrit Joe Kent, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, dans une lettre adressée à Donald Trump et publiée sur son compte X. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain.»
Certes moins médiatique que les principales figures de l’administration américaine, cet ancien béret vert reste un trumpiste Maga («Make America Great Again») pur jus, complotiste assumé aux accointances néonazies. Sa démission dit beaucoup de la fracture qui se dessine dans le camp conservateur."
(…)
https://www.liberation.fr/international/amerique/joe-kent-nouveau-symbole-dune-fracture-dans-le-camp-trump-sur-la-guerre-contre-liran-20260318_IIO44SBI75AIFJNOFXOPU3QUMY/
"Ce ne sont que des petits mots glissés à l’oreille de sa femme et des membres de son cercle très restreint, mais ces derniers revêtent déjà d’un caractère exceptionnel tant il n’a pas habitué le public aux états d’âme. Donald Trump aurait confié à Melania Trump et quelques fidèles conseillers avoir le sentiment que sa politique migratoire était allée « trop loin » ces dernières semaines, révèle « The Wall Street Journal ».
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À l’approche des élections de mi-mandat (les midterms), Donald Trump a compris que, s’il avait en partie été élu pour son programme migratoire, l’application concrète de ces mesures a dépassé son gouvernement. Le républicain a ainsi pris conscience que l’utilisation du terme « expulsion massive » a pu choquer une partie de ses électeurs. Il s’est surtout alerté des résultats d’un récent sondage réalisé par l’Ipsos pour le « Washington Post » et ABC News qui montrait que 58 % des Américains étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle « Trump va trop loin » en matière d’expulsions, contre 48 % en avril 2025.
Des chiffres que sa cheffe de cabinet, Susie Wiles, a analysés pour lui comme symptomatiques de la controverse autour des raids de la police anti-immigration, l’ICE, au cours desquels des agents fédéraux ont abattu les citoyens américains Renee Good et Alex Pretti en janvier."
(…)
https://www.parismatch.com/actu/international/le-mea-culpa-de-donald-trump-le-president-americain-se-rend-compte-quil-est-alle-trop-loin-266254
https://www.huffingtonpost.fr/international/article/trump-oublie-un-detail-en-menacant-d-envoyer-l-ice-dans-les-aeroports-americains_261739.html
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