jeudi 22 octobre 2026

Fwd: Emmanuel Macron fossoyeur des libertés, universités mobilisées...


La lettre quotidienne
jeudi 22 octobre 2026

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Pris d’une fièvre autoritaire, le président de la République assume désormais d’entraver massivement le droit fondamental à manifester. L’apogée de dix ans d’échecs et d’impuissance, durant lesquels le pouvoir a perdu toute légitimité.
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En rebond à l’allocution d’Emmanuel Macron, dans laquelle il a affirmé que « rien n’expliquait » les violences du 17 octobre, Bernard Lahire pointe l’inconséquence de cette position « antisociologique ». Une constante des deux quinquennats du chef de l’État, qui offre désormais « un cadeau à l’extrême droite ».
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Interdite la veille, autorisée par la justice, puis immobilisée par un nouvel arrêté préfectoral, la manifestation étudiante parisienne du jeudi 22 octobre n’a jamais pu avancer. De quoi nourrir les inquiétudes des organisations étudiantes, confrontées à des interdictions dans plusieurs villes françaises.
Une nouvelle mobilisation est annoncée samedi 24 octobre avant une grande journée intersyndicale le 5 novembre. Des mouvements de revendications qui ont débuté à Mayotte et en Guyane avant de s’étendre à l’Hexagone et à d’autres pays du continent européen.
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Sous-financement, places manquantes en licence et en master, taux d’encadrement qui s’effondre, paupérisation des étudiants : le mouvement étudiant en cours en France s’ancre sur des réalités concrètes qui attestent du manque d’investissement de l’État.
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Les étudiants et les personnels de l’université de Bordeaux tentent de contrecarrer les effets de la fermeture administrative, appuyés par la mobilisation historique de certaines facultés. Dans la rue, les organisations locales composent de leur côté avec le tour de vis sécuritaire et les oukazes de l’exécutif.
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Dans le cadre du mouvement social, le site universitaire de Censier, à Paris, est bloqué. Depuis une semaine, étudiant et étudiantes y organisent des conférences et des ateliers pratiques, pour occuper ce temps, mais aussi donner du sens à leur mobilisation.
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Une même sidération a saisi tous les milieux d’affaires et d’entreprise au vu des scènes de chaos du 17 octobre. Comment le gouvernement a-t-il pu perdre le contrôle à ce point ? Tous craignent une instabilité permanente, une montée des conflits. « On ne pourra pas tenir six mois dans un tel climat », prévient un patron de PME.
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Après un premier homme, âgé de 34 ans, arrêté mardi en Haute-Vienne, un second suspect a été arrêté jeudi dans la Creuse.
Jeudi 22 octobre, les groupes du centre et de la gauche du Parlement européen ont obtenu un succès important dans leur soutien à la Cour pénale internationale, visée par des sanctions des États-Unis. Des membres de cette juridiction prendront la parole à Strasbourg en décembre.
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C’est un pays acculé qui a ouvert ses portes, lundi 19 octobre, aux négociations internationales sur la biodiversité. Prise en sandwich entre les frontières hermétiques de la Turquie et de l’Azerbaïdjan, la nation caucasienne ne s’est pas encore relevée de la guerre perdue contre Bakou en 2025.
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Gouvernement et opposition viennent de clore à Caracas un troisième cycle de dialogue, sous la tutelle de Washington. Les discussions avancent, même si la très populaire cheffe de l’opposition, María Corina Machado, n’est pas encore rentrée de son exil.
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De Darren Aronofsky à Robert Zemeckis, quelques rares grands noms du cinéma ont utilisé l’intelligence artificielle générative pour réaliser les images de leurs derniers films. Mais l’IA s’infiltre surtout dans des étapes moins visibles de la fabrication d’un film, avant ou après le tournage.
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L’écrivain canado-haïtien a utilisé l’intelligence artificielle pour écrire « C’était ça ou mourir », contrairement à ce qu’il affirmait, a dit mercredi 21 octobre son éditeur canadien, qui a mis un terme à leur collaboration.
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Le parquet demande aussi deux ans de prison avec sursis et une amende pour le député LFI de Marseille, poursuivi pour avoir exposé l’ancien président local du Crif en plein conflit social chez Laser Propreté. Sa défense dénonce une « mise à mort politique ».
Le livre le plus célèbre de Michel Foucault, paru en 1975, n’en finit pas d’inspirer les chercheurs et chercheuses travaillant sur le monde pénitentiaire. La situation des prisons continue pourtant de se détériorer, dans l’indifférence générale.
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Sous couvert de simplifier la vie des entreprises européennes, Bruxelles prépare un nouveau statut juridique qui pourrait fragiliser les droits des travailleurs. À Strasbourg, deux cents syndicalistes venus de toute l’Europe se sont mobilisés mardi 20 octobre contre ce projet encore méconnu.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

« Écoutez-moi, collègues. Je ne veux pas parler de procédures ni de maintien de l’ordre, mais de ce que nous sommes et refusons de devenir. Nous avons choisi ce métier pour protéger, servir et rendre justice. Alors posons-nous cette question : protégeons-nous encore la République ou ceux qui la gouvernent ? ». Un policier désemparé interpelle ses collègues : « ne laissons ni les violences confisquer la parole des citoyens, ni la peur servir de prétexte à des restrictions disproportionnées. »
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Depuis quelques jours, la Haute-Vienne est devenue le décor commode de toutes les fractures françaises. Chacun vient y chercher l'image qui sert sa cause, le coupable qui arrange son camp. Le Premier ministre sera à Limoges, ce vendredi. Nous l'accueillons avec une attente simple : qu'il vienne pour écouter plutôt que pour désigner, pour apaiser plutôt que pour diviser, pour réparer plutôt que pour simplement déplorer.
À deux jours des manifestations du 24 octobre, des personnalités du monde associatif, syndical, artistique et universitaire signent une tribune initiée par Attac afin d'apporter leur soutien aux mobilisations en cours et de dénoncer le franchissement d'un nouveau seuil dans l'autoritarisme du pouvoir, marqué par une remise en cause sans précédent des libertés démocratiques.
À deux jours des manifestations du 24 octobre, des personnalités du monde associatif, syndical, artistique et universitaire signent une tribune initiée par Attac afin d'apporter leur soutien aux mobilisations en cours et de dénoncer le franchissement d'un nouveau seuil dans l'autoritarisme du pouvoir, marqué par une remise en cause sans précédent des libertés démocratiques.
Depuis samedi dernier le RN se présente comme recours contre le mouvement, comme le parti de l’Ordre. C’est dans la nature du fascisme. Raison de plus pour montrer notre détermination à lui barrer la route : tous et toutes à Orléans contre le congrès de Bardella et Le Pen ce samedi 24 octobre !
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A Paris comme à Delhi, la jeunesse s'est révoltée ces derniers jours contre un pouvoir aveugle et sourd à ses revendications démocratiques, sociales et climatiques. Pire, ici comme là-bas, la stratégie de la matraque est préférée au dialogue et à la recherche de solutions politiques.
Le 21 octobre, les éditions du Boréal ont annoncé que de nouveaux éléments confirmaient l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus d’écriture de « C’était ça ou mourir ». Cette affaire révèle le malaise du monde littéraire face à l’IA. Plutôt que de nier son utilisation, l’écrivain aurait dû l’assumer et ouvrir un débat essentiel : à l’heure où une machine peut participer à la rédaction, qu’est-ce qu’être auteur ?
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« On nous demande d’écrire que LFI est derrière le mouvement » : autour du 17 octobre, la fabrique d’un bouc émissaire

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Un prestataire du RN au cœur des affrontements avec des antifascistes à Rouen

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

"Quand Paris s'enrhume, l'Europe prend froid."

-Clemens von Metternich, chancelier d'Autriche (en 1830, lors des trois Glorieuses).


https://youtube.com/shorts/_YVZcJl8If8?is=Y32mZEcdx_rEUed5

Anonyme a dit…

C'est pas la manifestation qui déborde, c'est le débordement qui se manifeste...

LA BANLIEUE INFLUENCE PANAME... ET VIENT CHERCHER MACRON
BLAST, Le souffle de l'info


https://youtu.be/63-sAhW3Y50?si=h3ClhFgvqfK0e78Z


"Ces jeunes ont donné une leçon à tout le camp de la rupture. Et révélé une fois de plus toute sa fragilité. Un soulèvement, c'est ça. Ça casse tout : le sens, la morale et les vitrines. Ne pas reculer, c'est aussi rendre ces jeunes la beauté de ce qu'ils ont fait. Les pillages, c'est peut-être les plus belles choses qu'on ait vu ce week-end. Les casseurs, les pilleurs, comme on les appelle, seraient peut-être en réalité la pointe la plus avancée de ce bouleversement. Parce que sur les pancartes, ils avaient prévenu. Il y avait écrit un truc, mais personne n’a bien compris. Avant les Lumières, ça disait : D’abord, Bismillah, c’est les ténèbres."

Journaliste : Ibrahim Benaissa
Montage : Julien Bouillet
Son : Abel Rapin
Graphisme : Morgane Sabouret, Margaux Simon
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert