lundi 26 octobre 2026

À partir de quel salaire vous faites partie des 10% les mieux payés du privé - Capital.fr

À partir de quel salaire vous faites partie des 10% les mieux payés du privé

À partir de quel salaire vous faites partie des 10% les mieux payés du privé

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Le pouvoir d'achat des salariés du secteur a progressé de 1,5% en 2025, après 0,8 en 2024. Celui de l'ensemble des ménages a baissé de 0,4% la même année.

Un travailleur du secteur privé gagnait en moyenne 2 797 euros net par mois en équivalent temps plein (EQTP).

Les salariés du secteur privé ont bénéficié d'une situation favorable en 2025. Jeudi 22 octobre, l'Insee a publié ses derniers chiffres sur les salaires dans ce secteur. Résultat : leur pouvoir d'achat a progressé de 1,5%, après 0,8% en 2024, alors que celui de l'ensemble des ménages a baissé de 0,4%. Ainsi, un travailleur gagnait en moyenne 2 797 euros net par mois en équivalent temps plein (EQTP), tandis que la moitié des salariés du secteur privé percevait moins de 2 238 euros net par mois, toujours EQTP. Un salarié sur dix gagnait moins de 1 519 euros, et un sur dix percevait plus de 4 441 euros.

En 2025, les disparités salariales du privé se sont creusées. Les salariés les mieux rémunérés ont bénéficié de hausses de salaire plus importantes que ceux aux revenus plus modestes. «Cette évolution contraste avec celles des années récentes, au cours desquelles les revalorisations du Smic avaient préservé le pouvoir d’achat des bas salaires, l'inflation érodant celui des salaires plus élevés», peut-on lire sur le site de l'Insee. Mais après trois années de resserrement de l'échelle des salaires, puis d'une stabilisation en 2024, les disparités salariales sont reparties à la hausse.

Des inégalités entre les hommes et les femmes

Les augmentations du pouvoir d'achat ont été relativement similaires d'une catégorie socioprofessionnelle à une autre, avec une hausse de 1% pour les professions intermédiaires et de 1,1% aussi bien pour les ouvriers et employés que pour les cadres. Concernant les secteurs d'activité, la construction se distingue avec une hausse de 2,3% devant l'industrie et le tertiaire, dont l'évolution est de 1,5%.

Le pouvoir d'achat des femmes a progressé de 1,7%, contre 1,5% pour les hommes. Pourtant, les inégalités de rémunération entre les hommes et les femmes se creusent. En 2025, les femmes gagnaient en moyenne 12,8 % de moins que les hommes en EQTP. L'écart se réduit de 0,3 point par rapport à l’année précédente, marquant une baisse à 5,2 points en dix ans, souligne l'institut.

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lundi 26 octobre 2026
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Envoyé par JL

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Marseille : des milliers pour défendre les libertés

Marseille : des milliers pour défendre les libertés

Marseille : des milliers pour défendre les libertés

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À Marseille, très forte mobilisation dans le calme samedi pour défendre les libertés publiques et dénoncer la vie chère, même dans les villes sous cloche préfectorale.

La tête du cortège à Marseille avec les responsables de la CGT, Solidaires et de la FSU.

La tête du cortège à Marseille avec les responsables de la CGT, Solidaires et de la FSU.

Venant de toutes artères de Marseille mais aussi des communes voisines où les regroupements étaient interdits, des dizaines de milliers d’étudiants, de militants, de retraités, de chômeurs, ont convergé samedi à Marseille dans une ambiance enjouée et déterminée pour la seule manifestation autorisée par la Préfecture, un acte II d’une grande puissance protestataire.

« C’est une grande satisfaction, un ouf de soulagement pour nous la CGT et les autres syndicats d’avoir emmené cette manifestation pour la liberté d’expression de nos revendications » s’est félicité en fin de parcours Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13. Il revendiquait 100 000 manifestants contre 17 000 selon la Préfecture dans ce cortège intersyndical CGT, FSU et Solidaires colossal.

Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) a salué le « calme » de la manifestation et un dispositif policier qu’il a estimé cette fois « à la hauteur de l’enjeu » après les folles exactions du 17 octobre. Plus tard, il rejoignait le poste de supervision urbain, des débordements sporadiques ayant lieu avec des dégradations et des pillages dans une ambiance de lacrymogènes et de feux de poubelles. Dimanche matin, la Préfecture comptait pour tout le département 7 commerces pillés ou dégradés, 71 interpellations dont 40 majeurs et 61 gardes à vue.

Pour le préfet, cette manifestation dérogatoire s’est déroulée « dans de bonnes conditions ». Lancé à 14h15, après une minute de silence aux Réformés en hommage aux victimes de l’attentat criminel raciste de Trappes, l’immense cortège emmené par la CGT et de nombreux militants et élus communistes prenait la direction de la gare Saint-Charles, sécurisé par les dockers CGT. Postés sur la Canebière près d’un canon à eau, des CRS continuaient de barrer l’accès de l’hypercentre à de potentiels fauteurs de trouble pour ne pas répéter le sac du 17 octobre.

« On vient de Carpentras, on tenait à manifester dans une ville où ça a de l’ampleur » expliquent Alia et Ludivine, motivées comme jamais. « Nous sommes en guerre contre ce gouvernement corrompu » proclame la pancarte de la mère. « Tout ce que j’ai retenu de la Marseillaise, c’est aux armes citoyens ! » dit celle de sa fille. Les pancartes en disent long et gros sur la colère sociale concentrée sur Emmanuel Macron, figure d’un pouvoir honni. « La voilà ta République en marche, connard ! » conspue celle d’Émilie venue avec Pierre son papa. « La répression policière fait peur, mais ça fait longtemps qu’on n’a pas ressenti des émotions aussi fortes en manif. Ça redonne de l’espoir d’être tous ensemble » assure ce dernier.

« Ils fabriquent la misère puis nous facturent la survie » a écrit Céline, éducatrice spécialisée qui n’a pas eu peur de venir « pour défendre les lycéens et les travailleurs sociaux » et qui est comblée de voir « tout ce monde de tous âges ». « M-A-C-R-O-N, Menteur, Arrogant, Corrompu, Répressif, Odieux, Narcissique » a écrit en grosses lettres Oscar, jeune chômeur pour qui « c’est un ras le bol accumulé de ces dix dernières années, le gouvernement Macron, la gestion de la crise Covid et des gilets jaunes, l’ignorance des cahiers de doléances, même l’affaire Epstein, tout !!! » Des Scop-Ti (ex-Fralib) sont là. Des parents d’élèves aussi. « On est un collectif de 360 parents « vaillants et révolutionnaires » des lycées de Marseille.

Eva et son ami sont descendus d’Aix pour dénoncer les conditions d’enseignement à la faculté de droit Robert Schumann, mais pas que : « On n’arrive pas à joindre les deux bouts, on a peur de l’avenir. » Eugène, 19 ans, en BTS de cybersécurité, s’est déguisé en banane et en tutu rose pour demander lui aussi de « meilleures conditions matérielles d’études. »

« Manu, Manu, jusqu’à la victoire ! » « Tout le monde emmerde le Rassemblement national ! » « Siamo tutti antifascisti ! » claquent dans les mains la foule hétérogène de ce très long cortège sécurisé par les dockers de la CGT qui a emprunté les allées Léon Gambetta, le boulevard d’Athènes, la gare Saint-Charles, la Place Marceau pour ensuite se disperser à la Porte d’Aix où des CRS finissent par gazer des manifestants boulevard des Dames. « La liberté est un droit fondamental. Sans elle, il n’y pas de véritable justice, pas d’égalité et pas d’avenir ! » venait de conclure au mégaphone une militante CGT. « Nous voulons la paix, la liberté pour construire un monde plus juste. Ne restons pas silencieux, continuons à défendre nos droits. La liberté a besoin d’hommes et de femmes prêts à la défendre ! Ensemble faisons vivre la liberté et rendez vous au 5 novembre ! » « Je suis là en solidarité avec la jeunesse quand je vois tous les coups qu’ils se sont pris pour exprimer leurs revendications » dit Jessie, mère de quatre enfants venue de Vitrolles pour affirmer son « droit à manifester ».


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dimanche 25 octobre 2026

Ultra-droite place de la Comédie Montpellier

 Selon Midi Libre, la manifestation du 24 octobre à Montpellier a réuni environ 6 300 personnes selon la préfecture. La journée a été marquée par des tensions et plusieurs incidents, avec huit interpellations et deux CRS blessés. 12

L'article souligne surtout la présence d'un groupe présenté par plusieurs

responsables politiques et par le ministre de l'Intérieur comme relevant de l'ultradroite. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des affrontements et des agressions visant certains manifestants. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a condamné ces agissements et annoncé vouloir saisir la justice afin que les faits soient examinés. 34

Dans son traitement de l'événement, Midi Libre replace ces faits dans un contexte national marqué par de nombreux heurts lors des manifestations du 24 octobre, avec près de 1 000 interpellations annoncées à l'échelle du pays. 12

En bref : l'article rapporte une mobilisation importante à Montpellier, mais met surtout en avant la controverse née de la présence d'individus présentés comme appartenant à l'ultradroite et soupçonnés d'avoir participé à des violences en marge du cortège. 


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Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

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La séance publique de vendredi a donné lieu à d’incessantes gesticulations du RN et à des prises de position mettant en lumière les contradictions d’un parti qui soi-disant se range du côté de l’ordre et la sécurité, mais refuse de voter pour des subventions pour la prévention et de la délinquance.

La séance du conseil municipal de Toulon s’est tenue ce vendredi 23 octobre. PHOTO T.T.

La séance du conseil municipal de Toulon s’est tenue ce vendredi 23 octobre. PHOTO T.T.

Le parfois sinistre comique-troupier de l’extrême droite toulonnaise s’est une nouvelle fois mis en scène sur les « planches » du conseil municipal, alternant gravité feinte et blagues de sale gosse provocateur qu’il revendique. Convoquant ses talents d’acteur de studio, Amaury Navarranne a lancé sa première charge contre la gauche qui, selon lui, n’aurait pas suffisamment condamné les violences survenues en marge de la manifestation du 17 octobre. Des propos outranciers et mensongers qui méritent réponse, même si le camp progressiste n’est hélas plus représenté dans cette assemblée.

Sans prévention

Un camp, ajoute-t-il, « toujours à même de donner de grandes leçons et parfois même à se retirer aux élections pour faire barrage », en parlant de « grande abjection »... Il interpelle ensuite directement la maire de Toulon, Josée Massi : « Il est une honte de continuer à faire semblant que le soutien de ces formations politiques, qui a été bénéfique pour vous... ». Puis : « Je crois qu’aujourd’hui, il serait important de clarifier les positions, on ne peut pas se satisfaire du soutien de gens qui n’ont de mots suffisamment forts pour dénoncer l’inacceptable. »

Dénoncer l’inacceptable ? Comme lorsque ce même élu, qui s’élève au rang de défenseur de l’ordre et la sécurité, paradait aux côtés d’Yvan Benedetti lors de l’hommage rendu, le 28 août dernier à Toulon, au général félon et séditieux Raoul Salan, ancien chef de l’OAS, l’organisation clandestine qui tenta d’assassiner le général de Gaulle ? Pour mémoire, l’infréquentable Benedetti se déclarait, en 2011, « antisioniste, antisémite, anti-juif ».

Même si, comme lui a répondu la première magistrate, « le conseil municipal n’est pas une tribune politique », il est toujours bon de rappeler d’où on parle.

À l’occasion d’une délibération portant sur la demande de soutien financier au Département, au titre du Fonds d’initiative cantonale, d’un montant de 560 000 euros pour deux opérations de désimperméabilisation et de végétalisation des cours des groupes scolaires Brusquet et Jean-Aicard, le conseiller municipal frontiste a redemandé la parole, pour ne rien dire. Si ce n’est affirmer que « le conseil départemental n’est pas un tiroir-caisse ». Mais aussi pour tenter de jeter quelque peu la suspicion en pointant que les établissements concernés, cette année, sont dans le canton de Josée Massi. L’occasion pour cette dernière d’énumérer les écoles ayant déjà bénéficié de ces investissements publics dans les autres cantons.

Lors du vote sur l’attribution de subventions à des associations intervenant dans le domaine, hautement stratégique, de la prévention de la délinquance, le RN s’est encore distingué en s’abstenant. Au prétexte dixit Amaury Navarranne que « [son] unité de mesure, c’est le nerf optique ».

De bien curieux stratèges qui prônent la sécurité tout en refusant d’agir en amont, avant même que l’ordre public ne soit troublé. À moins que ce ne soit finalement le chaos qu’ils recherchent.

ET AUSSI

Un Ravi de la crèche multirécidiviste

Le conseiller municipal d’opposition RN, Amaury Navarranne, est revenu comme chaque année, au mépris de la laïcité, demander l’installation d’une crèche dans le hall de la mairie. Il en a profité pour traiter l’ancien conseiller municipal communiste André De Ubeda, qui n’est plus dans l’assemblée pour lui répondre vertement lorsqu’il dérapait, d’« yatollah de la laïcardisation ». « Jésus l’aimait aussi, lui », ajoute-t-il pour faire rire l’auditoire.

Et la maire de lui répondre : « Comme chaque année, je vais vous dire qu’on sera toujours pour le respect de la laïcité. »

Logements sociaux

Le conseil municipal a approuvé une participation financière de la Ville de Toulon pour un montant de 165 000 euros à la société d’HLM 1 001 vies, qui réalise pour une opération de production de 11 logements sociaux au 90 boulevard Tessé en mode acquisition-réhabilitation.

« Dans l’attente de la signature du Contrat de Mixité Sociale 2026-2028, la Commune poursuit sa politique de soutien à la production de logements sociaux afin de répondre aux besoins du territoire en accompagnant financièrement les bailleurs sociaux porteurs de projets », a expliqué l’adjoint Serge Lhôtellier. Et de poursuivre : « Tous ces financements nous rapprochent chaque fois un peu plus de la sortie de la carence. »

Une leçon sur Napoléon

Quand on ne joue pas les pompiers pyromanes, les pitres de services ou les climatosceptiques, aux côtés des conseillers municipaux RN, on essaie coûte que coûte d’occuper le terrain de la prise de parole. Robin Cloedt s’est donc cru obligé de donner à l’auditoire un peu gêné un long cours sur Napoléon Bonaparte à l’occasion d’une prochaine exposition au Musée d’art de Toulon dédiée aux dessins réalisés pendant la campagne d’Égypte. Et d’appeler « à l’exaltation du génie français ».

Consternant, non ?


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"On se demande comment cela a pu se passer" : après le chaos du 17 octobre, y a-t-il un pilote dans l’avion ?

"On se demande comment cela a pu se passer" : après le chaos du 17 octobre, y a-t-il un pilote dans l’avion ?

"On se demande comment cela a pu se passer" : après le chaos du 17 octobre, y a-t-il un pilote dans l’avion ?

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Le fiasco monumental du maintien de l'ordre ce samedi 17 octobre donne un sentiment de vertige. Entre un président aux abonnés absents, un ministre de l'Intérieur aux abois et une hiérarchie défaillante, l'État semble démuni.

Les ministres de l'Éducation, Édouard Geffray, de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, lors de la réunion de crise interministérielle organisée à l'Élysée, le lendemain des mobilisations massives du 17 octobre.
Les ministres de l'Éducation, Édouard Geffray, de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, lors de la réunion de crise interministérielle organisée à l'Élysée, le lendemain des mobilisations massives du 17 octobre. Ludovic Marin/AP/SIPA

Le fiasco monumental du maintien de l'ordre ce samedi 17 octobre donne un sentiment de vertige. Entre un président aux abonnés absents, un ministre de l'Intérieur aux abois et une hiérarchie défaillante, l'État semble démuni.

« Je suis responsable de tout ce qui se passe ». Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, visage fermé et cernes apparents, a pris les devants sur la matinale de France Inter, lundi 19 octobre, afin de s’expliquer sur les émeutes qui ont émaillé le pays. Sa démission, il jure l’avoir remise au président de la République, lequel l’a refusée. Comme une manière pour le ministre d’assumer pleinement cette fin de semaine faite de violence et de pillages. Face à la vive colère post-manifestations, le ministre a donc rétropédalé. Deux jours plus tôt, alors que les violences se poursuivaient, il martelait face caméra que le dispositif « n'était pas sous-dimensionné ». À rebours des remontées de terrain.

« Les flics étaient en sous-effectif. On parle de plus de 100 000 manifestants dans la capitale pour 10 000 forces de l’ordre… C’était couru d’avance ! », confie une source préfectorale hallucinée par la gestion de cette manifestation. Des policiers y vont également de leurs critiques : « La rue s’aguerrit : je n’ai jamais vu une violence et une intensité aussi forte. On s’attendait à la venue de l’ultragauche mêlée aux Gilets jaunes, pas du tout au déferlement de jeunes venus des quartiers. Ils étaient hors radar ».


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