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L’ÉDITO
Le trumpisme, un produit états-unien frelaté qui a encore du succès à l’exportation
Le 3 novembre, aux États-Unis, aux élections de mi-mandat (midterms), le verdict des urnes pourrait se révéler cruel pour Donald Trump et le Parti républicain. Deux ans après un retour triomphal à la Maison-Blanche, l’homme d’affaires plombe la formation conservatrice qu’il a totalement vampirisée depuis son entrée en politique il y a plus de dix ans. Son engagement belliciste en Iran, au côté d’Israel, a provoqué une dégradation des conditions de vie de ses compatriotes, frappé·es par une hausse des prix de l’énergie.
Le Parti républicain, confronté à la perspective de perdre la majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat, est coincé. Sa base est totalement acquise à Trump, qui multiplie les meetings à l’approche du scrutin, mais son impopularité est un bon carburant pour la campagne des candidat·es démocrates. Même dans des États comme le Texas, où les démocrates n’ont gagné aucune élection fédérale depuis 1994, l’espoir d’une vague bleue (la couleur des démocrates) émerge.
Donald Trump, aidé par des milliardaires comme Elon Musk, va tout faire pour tenter d’empêcher un scénario catastrophe pour son camp. Un de ses fidèles, Steve Bannon, figure majeure du mouvement Maga (« Make America Great Again »), a eu cette phrase menaçante : « Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. » Attisant de nouveau les craintes d’une tentative violente de s’opposer au verdict des urnes, comme l’avaient fait les partisan·es de Donald Trump le 6 janvier 2021 en attaquant le Capitole.
Alors que le trumpisme bat de l’aile dans son pays d’origine, ses soutiens ont le vent en poupe en Amérique latine. Dans un des derniers pays du sous-continent qui résiste, le Brésil, le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, Flávio Bolsonaro, est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle devant le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva. Le résultat sera connu juste avant les midterms le 25 octobre. Si le candidat d’extrême droite l’emporte et si les républicains essuient une défaite, le trumpisme, moribond aux États-Unis, sera maintenu en vie au-delà des frontières états-uniennes. Un moment paradoxal.
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On the ground Nos reportages, analyses et chroniques
L’homme le plus riche du monde, Elon Musk, est de retour sur la scène politique états-unienne à l’occasion des élections de mi-mandat. Face à la menace de victoires démocrates, le fondateur de SpaceX dépense sans compter et propage sur son réseau social X de fausses informations.
Par Patricia Neves En annulant la nouvelle carte électorale de cet État du Sud, qui avait été adoptée afin de mieux représenter l’électorat noir, la plus haute juridiction états-unienne rejoint l’offensive de l’administration Trump pour sauver des sièges aux élections de mi-mandat.
Les Américains ont déjà commencé à voter pour les élections de mi-mandat du 3 novembre. L’administration Trump a poussé à des redécoupages de circonscriptions pour diluer le vote des minorités raciales, tout en menant une offensive contre le vote par correspondance.
On The Air
Par Martine Orange À la veille des élections de mi-mandat, Washington signe avec Moscou un accord sur le gazole et fait de l’Ukraine le bouc émissaire de la crise née de sa guerre contre l’Iran. Peine perdue : les livraisons russes prévues d’ici à décembre couvrent à peine trois jours de consommation états-unienne.
Par Fabien Escalona L’eurodéputée Aurore Lalucq appelle la Commission européenne à agir pour protéger la Cour pénale internationale contre les sanctions des États-Unis. Des mesures pourraient être activées sans tarder, mais certaines voix appellent au « dialogue » pendant le délai de six mois annoncé par Washington.
Par Clothilde Mraffko À l’initiative de l’eurodéputée Chloé Ridel et du député écologiste Pouria Amirshahi, une rencontre a été organisée à l’Assemblée nationale pour soutenir les juges de la CPI, dont neuf d’entre elles et eux sont visés par des sanctions états-uniennes. Une atteinte à leurs droits permise par la passivité des dirigeants européens.
Par François Bougon Le numéro un chinois se rend aux États-Unis mercredi 23 septembre pour une courte visite d’État. Pour les deux pays, l’intelligence artificielle est à la fois une source de rivalité technologique et économique, et un sujet de discussions en raison de ses dangers.
Par Fabien Escalona Le président des États-Unis, qui a laissé tomber ses prétentions d’annexion du territoire constitutif du Danemark, annonce des victoires qui semblent proches d’accords et de politiques déjà en cours. La vulnérabilité de l’île aux appétits économiques de Washington reste pour autant bien réelle.
Portfolio
Par Delphine Lefebvre / Hans Lucas (Photos et textes)
On The Air
Par William Bourdon et Vincent Brengarth
La justice pénale internationale traverse sans doute l’un des moments les plus critiques de son histoire depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome en 2002. Défendre la Cour pénale internationale ne consiste pas à prétendre qu’elle est parfaite. Comme toute institution humaine, elle peut être critiquée, réformée et améliorée. Mais son affaiblissement ne profitera ni au droit ni aux victimes.
Par yorgos mitralias
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
jeudi 15 octobre 2026
Fwd: Le trumpisme, un produit états-unien frelaté qui a encore du succès à l’exportation
Fwd: Conseil de défense sur l’IA pour Macron
Budget européen : la bataille des milliards est ouverte, Inflation : l’énergie fait flamber la facture, Le Pen réclame le départ de Ferrand͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏
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Conseil de défense sur l’IA pour Macron
Budget européen : la bataille des milliards est ouverte, Inflation : l’énergie fait flamber la facture, Le Pen réclame le départ de Ferrand
LIRE DANS L'APP Conseil de défense sur l’IA pour Macron
A lire sur le site : https://www.lemondemoderne.media/intelligence-artificielle-l-elysee-choisit-le-huis-clos-le-parlement/
Budget européen : la bataille des milliards est ouverte
Combien dépenser, pour quoi faire et surtout qui paiera ? Le budget de l’Union européenne pour 2028-2034 cristallise les tensions entre les Vingt-Sept, confrontés à des ambitions croissantes et à des finances nationales sous pression.
La Commission européenne a proposé une enveloppe de près de 2 000 milliards d’euros sur sept ans. Plusieurs pays contributeurs, dont l’Allemagne et les Pays-Bas, jugent la facture excessive et réclament une réduction des dépenses. Derrière la bataille des montants se joue celle des priorités : renforcer la défense et la compétitivité, financer la transition énergétique, soutenir l’agriculture ou préserver les aides aux régions.
À ces arbitrages s’ajoute le remboursement de l’emprunt contracté pour la relance post-Covid, qui absorbera une partie des ressources. Pour dégager des marges, de nouvelles recettes européennes sont envisagées, notamment à partir des droits de douane, du marché carbone et de contributions des entreprises. Leur répartition promet, elle aussi, des négociations difficiles.
Chaque gouvernement entend limiter sa contribution tout en protégeant les financements dont bénéficie son pays. Les États les plus attachés aux aides agricoles et régionales redoutent notamment qu’elles deviennent la variable d’ajustement des nouvelles ambitions européennes.
Le compromis devra obtenir l’unanimité des États membres et l’approbation du Parlement européen. Au-delà des chiffres, cette négociation décidera donc de ce que l’Union veut réellement financer et de ce qu’elle acceptera de sacrifier.
Inflation : l’énergie fait flamber la facture
Les prix ont augmenté de 3,1 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août. Un niveau inédit depuis janvier 2024, porté principalement par l’envolée des dépenses énergétiques.
L’accalmie s’éloigne pour les consommateurs. Selon les chiffres définitifs de l’Insee, l’inflation accélère, avec une hausse particulièrement marquée de l’énergie : 21,3 % sur un an. Le gazole bondit de 44,1 %, l’essence de 25,7 % et le gaz de 19 %. Des augmentations qui pèsent sur les déplacements et le budget du logement.
La hausse touche aussi les services, dont les prix progressent de 2,4 %, et l’alimentation, en augmentation de 1,4 %. Seuls les produits manufacturés affichent une légère baisse, de 0,3 %.
Sur le seul mois de septembre, les prix reculent toutefois de 0,3 %, notamment grâce à la baisse saisonnière des tarifs touristiques et des transports après l’été. Cette détente ponctuelle ne contredit pas l’accélération annuelle : les prix restent nettement supérieurs à ceux de septembre dernier.
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Référendum : Le Pen réclame le départ de Ferrand
Marine Le Pen demande à Richard Ferrand de quitter la présidence du Conseil constitutionnel. Elle lui reproche d’avoir écarté publiquement son projet de révision constitutionnelle par référendum, sans passer par le Parlement.
À l’origine de l’affrontement, une intervention de Richard Ferrand dans un podcast du Club des juristes. Le président du Conseil constitutionnel y affirme que modifier la Constitution relève de l’article 89, et non de l’article 11 que le RN souhaite utiliser pour instaurer la préférence nationale et appliquer sa politique migratoire.
Mercredi 14 octobre, depuis Bruxelles, Marine Le Pen l’a accusé d’avoir manqué à son devoir de neutralité et préjugé d’une question que le Conseil n’a pas encore examinée.
L’enjeu est décisif pour le RN : l’article 89 impose un vote identique de l’Assemblée nationale et du Sénat avant l’approbation définitive d’une révision. Le Sénat pourrait donc bloquer ses projets. Marine Le Pen invoque le précédent de 1962, lorsque de Gaulle avait utilisé l’article 11 pour instaurer l’élection présidentielle au suffrage universel direct.
Derrière la demande de démission se joue ainsi une bataille sur les moyens de mettre en œuvre le programme du RN et sur les limites constitutionnelles du recours au référendum.
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