lundi 11 mai 2026

Fwd: Part d’ombre de Villepin, manœuvres à la Banque de France, Amazon condamné en France...


La lettre quotidienne
lundi 11 mai 2026

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Si l’ex-premier ministre cache de moins en moins ses ambitions pour 2027, les questions autour de ses liens d’intérêts se posent de plus en plus. Épinglé pour avoir accepté deux cadeaux d’un lobbyiste de la Françafrique, il a fini par reconnaître « une erreur ». Ses liens avec l’intermédiaire Alexandre Djouhri interrogent également.
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Le candidat de l’Élysée au poste de gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, peut compter sur le soutien de l’actuelle direction de l’institution. Des documents internes montrent que des fonctionnaires ont été mis à contribution pour l’aider à préparer son grand oral devant les parlementaires.
Après avoir fait grève en octobre 2025, une salariée travaillant de nuit dans un entrepôt du groupe a été licenciée pour faute grave. Début avril, le licenciement a été jugé illicite par le conseil de prud’hommes de Metz. La salariée a été réintégrée.
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Trois ans après avoir été mutilé par une grenade de désencerclement, Sébastien Noris s’attend à un non-lieu. Il a été touché par le tir d’un commissaire de la Brav-M, impliqué dans une autre affaire de violences.
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Six féminicides commis par un conjoint ou un ex ont été recensés sur les neuf premiers jours du mois de mai en France. Des chiffres alarmants, mais constants année après année. La « grande cause du quinquennat » a fait long feu.
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Les passagers du bateau où s’est déclaré le virus sont en cours de rapatriement vers leurs différents pays d’origine en suivant des procédures d’isolement. Si les personnes contaminées peuvent présenter de graves symptômes, les scientifiques s’accordent pour dire que le virus est peu transmissible.
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L’un milite pour la légalisation de l’aide à mourir, l’autre contre. Jonathan Denis, de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, et Claire Fourcade, de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, débattent du texte de façon apaisée, au moment où il est à nouveau examiné au Sénat.
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Jugée « insignifiante », « vide », « rétrograde » et sans méthode, la dernière circulaire de rentrée du ministre de l’éducation fait l’unanimité contre elle.
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Au nom de victimes soudanaises, un cabinet d’avocats français demande à la diplomatie européenne de prendre des sanctions contre de hauts dirigeants et des entreprises émiratis, soupçonnés de nourrir la guerre au Soudan. Gênant pour l’Union européenne, plus que jamais alliée des Émirats arabes unis.
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Depuis plusieurs années, les personnes travaillant sur certains « grands événements » font l’objet d’une enquête administrative de sécurité qui implique la consultation de nombreux fichiers, dont certains renseignent leurs engagements militants. Ils et elles demandent la fin de ce ciblage politique.
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L’ex-maire de Beauvais, éphémère ministre d’Emmanuel Macron en 2022, a plaidé coupable dans l’enquête ouverte sur une minoration de son patrimoine de plus de 11 millions d’euros. Elle a été condamnée à dix mois de prison avec sursis, 100 000 euros d’amende et vingt-quatre mois d’inéligibilité.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

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« Mediapart » vous donne rendez-vous samedi 6 juin pour son festival annuel au Point fort d’Aubervilliers. De 11 heures à minuit, venez partager notre passion du journalisme autour d’échanges avec l’équipe et de débats exceptionnels. Humour et concerts rythmeront cette journée pour qu'entre vous et nous circule cette énergie qui nous rend collectivement plus fort·es !
La réforme visant à imposer les frais d’inscription différenciés aux étudiant·es étranger·es extra-communautaires, présentée comme une mesure budgétaire, est en réalité un choix politique violent : faire payer le désengagement de l'État aux précaires qui disposent déjà de moins de droits. Par cette tribune de l'intersyndicale étudiante de Toulouse soutenue par des associations et citoyennes, nous appelons à un rassemblement devant l'Université Toulouse Jean Jaurès le 12 mai.
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Lorsque ChatGPT est arrivé, on se gaussait de ses productions. On lui soumettait des calculs un peu fastidieux, mais faisables à la main, et il se trompait, alors qu’un humain un peu consciencieux ou muni d’une calculette y serait arrivé. On lui donnait un sujet de dissertation et on comparait sa production avec celle d’un agrégé de philosophie. Depuis, du temps a passé.
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En tant que juive israélienne de gauche désormais établie en France, non sioniste, refuznik, j’ai accueilli avec enthousiasme la sortie du livre « Lutter en rupture, Lutter en solidarité ». Il y a plusieurs idées avec lesquelles je suis d’accord. Mais la justice (tsedek צדק) y est réduite à un slogan sans complexité, au risque d'oublier le réel. Une critique située.
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Face aux douleurs intenses et à la souffrance subjective, l’aide à mourir est une liberté qui ne s’oppose pas à la lutte contre les oppressions validistes et les inégalités des conditions de vie. Personne ne sera éligible à l’aide à mourir sans en faire la demande.
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Magistrat, Marc Hédrich est aussi historien des erreurs judiciaires. En poste à la Martinique, il s’est intéressé à l’assassinat du journaliste André Aliker en 1934. « De l’affaire Aubéry à l’affaire Aliker » (Michalon) est une implacable chronique de la justice coloniale. En voici la préface.
À quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde de football 2026 aux Etats-Unis de Donald Trump, la FIFA décide d'élargir au niveau international la sanction pour « injures homophobes » prise par l'UEFA contre Gianluca Prestianni, joueur de l'équipe nationale d'Argentine, tenante du titre. Une fable pour enfants sages que le collectif Rouge Direct vous propose de démystifier.
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À un an de la présidentielle, la polarisation éclatée de la vie politique oblige à se situer en accord soumis ou en radicale opposition à tel ou tel parti. Adhérer à un parti, c’est entrer en religion, en accepter sans dérogation la doxa érigée en vérité, établie par une hiérarchie. Notre liberté se réduit à un choix binaire et nous dépouille de toute pensée critique, niant d’autres possibles.
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3 commentaires:

Anonyme a dit…

Lutter contre la concentration du secteur

"On est dans une filière interdépendante, où le disque dépend des médias, les médias dépendent du live, le live dépend du disque, explique Stéphane Krasniewski, président du SMA et directeur du festival Les Suds, à Arles. C'est un cercle vertueux mais il peut être déséquilibré, comme c'est le cas aujourd'hui avec des empires tels que celui de Vincent Bolloré. Mais ce n'est pas le seul, il y en a d'autres qui viennent perturber ce fragile équilibre. Ça met les artistes, les organisateurs de spectacles dans des positions extrêmement délicates. Comment concilier un engagement éthique, une volonté de respecter certaines valeurs avec notre art ?"

"Nous sommes très inquiets de ces phénomènes d'intégration verticale d'un capitalisme idéologique qui conduisent à exclure les acteurs 'non-alignés' indépendants."

Alexandre Cazac, cofondateur du label InFiné
à franceinfo

Certains s'interrogent sur la meilleure façon de mobiliser l'opinion publique. "Peut-être qu'il faut d'autres Dominique A ? Peut-être qu'il faudrait une Angèle, un Etienne Daho, une Clara Luciani ? Des gens d'âges différents qui ont des publics un peu différents et qui prennent la parole un peu plus fort", suggère Alexandre Cazac, cofondateur d'InFiné et administrateur de la Félin, une fédération qui représente de nombreux labels et distributeurs indépendants.

Le Syndicat des musiques actuelles et d'autres organisations de la filière ont récemment lancé une campagne pour convaincre des festivals, des salles, des producteurs ou encore des artistes de défendre une plus grande diversité culturelle, "une richesse qu'on risque de perdre si jamais le marché suit cette tendance de la concentration dans les mains de quelques grands groupes", conclut le président du syndicat."


https://www.franceinfo.fr/culture/musique/temoignages-il-y-a-de-fortes-chances-que-ce-soit-notre-dernier-olympia-apres-le-boycott-des-salles-de-vincent-bollore-par-dominique-a-des-professionnels-de-la-musique-en-pleine-interrogation_7987172.html

Anonyme a dit…

"En octobre 2025, le groupe Canal + a acquis 34 % du capital d’UGC, le troisième plus grand réseau de salles de cinéma françaises, avec la perspective d’acquérir 100 % des parts d’ici à 2028. C’est une nouvelle étape dans la stratégie d’expansion de Vincent Bolloré.

Par l’intermédiaire de Vivendi, Vincent Bolloré détient déjà la chaîne Canal + et ses filiales, dont Studio Canal, numéro 1 de la production de cinéma européenne. Avec l’ajout des 55 cinémas UGC de France et de Belgique, notamment celui des Halles à Paris, le plus fréquenté d’Europe avec plus de 2,5 millions d’entrées annuelles, Bolloré sera en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran.

Derrière son costume d’homme d’affaires, le milliardaire ne cache pas qu’il mène un «projet civilisationnel», réactionnaire d’extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d’édition. Si l’influence de cette offensive idéologique sur le contenu des films a été pour le moment discrète, nous ne nous faisons pas d’illusion : ça ne durera pas."
(…)


https://www.liberation.fr/culture/depardon-binoche-haenel-600-professionnels-du-cinema-denoncent-lemprise-de-bollore-sur-le-septieme-art-20260511_FZW7WRBEXNDPVK5MAUTSFF6EHE/

Anonyme a dit…

La proposition de Marine Tondelier de créer un congé climatique a relancé le débat en France. En Espagne, cette mesure est déjà bien implantée depuis 2024, non sans résistance de la part du patronat.

"À l’occasion de la fête du travail, Marine Tondelier, cheffe de file des Écologistes candidate déclarée à la présidentielle, a proposé la création en France d’un congé climatique payé de cinq jours par an. L’objectif serait de permettre aux salariés ne pouvant pas télétravailler lors d’événements climatiques extrêmes de rester chez eux sans perdre leur salaire.

Cette proposition a immédiatement suscité des réactions, notamment de la droite. « Et après ? Demain, un congé pour les éclipses, pour les marées d’équinoxe, pour la lune rousse qui terrifiait nos grand-mères ? » a ironisé Louis Sarkozy.

Pourtant, de l’autre côté des Pyrénées, cette mesure est déjà une réalité. C’est à la suite des inondations meurtrières de Valence en 2024, qui ont coûté la vie à plus de 200 personnes, dont plusieurs travailleurs pris au piège dans leur voiture, que le gouvernement espagnol de gauche a instauré ce congé climatique de quatre jours par an.

« L’objectif de cette mesure est clair et légitime : aucun travailleur ne doit être contraint de choisir entre risquer sa vie ou perdre son salaire », résume Francisco Trujillo Pons, professeur en droit du travail à l’université Jaume I. « Cette mesure s’applique lorsque les travailleurs ne peuvent pas se rendre sur leur lieu de travail suite à des restrictions ou interdictions des autorités et lorsqu’il y a des risques graves et imminents, comme lors de catastrophes naturelles ou de phénomènes météorologiques violents. »

Pour bénéficier de ce congé, les salariés doivent pouvoir justifier d’une alerte orange ou rouge de l’Agence de météorologie espagnole (AEMET), ou de communications officielles de la Protection civile qui les empêchent d’accéder en toute sécurité à leur lieu de travail. Si le télétravail est possible pour l’employé, la mesure ne peut pas s’appliquer."
…/…


https://reporterre.net/Conge-climatique-l-exemple-espagnol-qui-relance-le-debat-en-France