Une vingtaine de cas contacts d’hantavirus ont été placés à l'isolement en France. Cinq personnes qui se trouvaient sur le navire de croisière MV Hondius ont été isolées, de même que huit personnes qui se trouvaient dans le premier avion de rapatriement et quatorze qui ont embarqué dans un deuxième avion. Les deux vols concernés reliaient le territoire britannique de Sainte-Hélène à Johannesburg, ainsi que Johannesburg à Amsterdam, selon le décret gouvernemental pris le 10 mai pour définir les conditions d'isolement.
Après une première journée de débarquement aux Canaries, qui a concerné près d'une centaine de passagers et membres d'équipage, aucune évacuation ne sera réalisée lundi matin en raison du ravitaillement en carburant nécessaire au bateau avant son trajet de plusieurs jours vers les Pays-Bas, selon la Protection civile espagnole et les autorités portuaires. Le débarquement reprendra ainsi uniquement dans l'après-midi et se terminera avec un ultime vol en direction de l'Australie, puis le Hondius quittera le port de Granadilla et reprendra sa route dans l'Océan Atlantique.
L'un des cinq Français rapatriés présente des symptômes. “Il a présenté des symptômes dans l’avion de rapatriement”, a annoncé le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X. “Il va falloir attendre les 24 heures du test de ce patient français pour savoir si c'est ce virus ou pas”, a de son côté déclaré la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
L’Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, par l’intermédiaire du Pakistan. Cette réponse est centrée sur “la fin de la guerre et la sécurité maritime”, a précisé l’agence de presse iranienne Isna, sans donner plus de détails. Ce retour était attendu depuis vendredi par Washington, qui n’a pas réagi dans l’immédiat.
Donald Trump a estimé que les Iraniens étaient “vaincus sur le plan militaire”, mais laissé entendre que l’armée américaine pourrait “rester sur place deux semaines supplémentaires et frapper toutes les cibles” identifiées, pour apporter une “touche finale”.
Alors que le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, Téhéran a averti qu’il répondrait de façon “décisive et immédiate” en cas de déploiement de navires français et britanniques dans ce détroit.
Le président français Emmanuel Macron a répondu depuis Nairobi, au Kenya, que son pays n’avait “jamais envisagé” un “déploiement” militaire naval dans le détroit d’Ormuz, mais une mission de sécurisation “concertée avec l’Iran”.
Une plainte collective est déposée par 16 familles auprès du parquet de Paris, pour “abus de faiblesse” contre TikTok. Le ministère public a déjà ouvert une enquête sur la plateforme chinoise en octobre 2025, TikTok étant notamment soupçonné de faire la promotion du suicide chez les jeunes.
Les familles qui déposent plainte ont notamment été endeuillées, pour cinq d’entre elles, par le suicide de leurs filles. Les autres mineurs (dix filles et un garçon) souffrent d’anorexie, de dépression, ou encore d’idées suicidaires. Toutes ces familles qui mènent cette action en justice font partie du collectif “Algos Victima”, et sont représentées par l’avocate Laure Boutron-Marmion.
Selon cette dernière, il y a bien abus de faiblesse en raison de la vulnérabilité des mineurs et parce que la plateforme exploite cette vulnérabilité. L’avocate parle d’urgence sanitaire à modérer les contenus disponibles sur le réseau social et déplore la puissance de son algorithme.
De son côté, le géant chinois TikTok répète avoir pris des mesures pour protéger la santé des adolescents qui utilisent sa plateforme. Le réseau social rappelle avoir mis en place “plus de 50 fonctionnalités et paramètres spécialement conçus pour assurer la sécurité et le bien-être des adolescents”. TikTok assure également “investir massivement dans des expériences sûres et adaptées à l’âge des adolescents”.
Au milieu des années 2010, pour répondre à une demande explosive, le gouvernement chinois arrose de subventions le secteur automobile, invité à développer par la même occasion des technologies électriques. Une décision plus stratégique qu'environnementale : la Chine dispose d'importantes réserves de charbon et de gaz, avec lesquelles elle peut produire de l'électricité, tandis qu'elle importe l'intégralité de son pétrole.
Tesla débarque en 2014 en Chine, où il implante cinq ans plus tard sa première giga-usine en dehors des Etats-Unis. Alors que la firme d’Elon Musk accède à cet immense marché, les constructeurs produisent d’abord des copies de Tesla avant de les adapter aux besoins chinois. Au fil des ans, ils développent un panel de technologies qui sont capables de répondre aux besoins des différents marchés.
En 2024, la Chine produit déjà plus de 70% des nouvelles unités électriques mises sur la route à travers le monde et les pays hors OCDE représentent la quasi-totalité de la croissance des exportations chinoises de véhicules électriques ces deux dernières années.
Si plus d'une nouvelle voiture vendue sur deux en Chine est électrique, la part des ventes de ce type de véhicules a dépassé les 10% dans 39 pays en 2025. De nombreuses marques non-chinoises produisent leurs véhicules électriques dans des usines basées dans l'empire du Milieu. À l'inverse, des marques chinoises se développent aussi en implantant des usines ailleurs dans le monde, comme au Brésil, et bientôt en Hongrie et en Turquie.
C’est en Thaïlande que le géant BYD a ouvert sa première giga-usine hors de Chine. L'hégémonie chinoise sur le segment de l'électrique n'interdit pas aux constructeurs historiques de rester dans la course, voire à de nouveaux acteurs d'émerger. Créé en 2017 au Vietnam, le groupe automobile VinFast domine les ventes de véhicules électriques dans le pays, tandis que l'Indien Tata se place aussi en tête à domicile.
En Malaisie, le géant chinois BYD a suspendu son projet d’implantation d’une usine sur le territoire, refroidi par les conditions demandées par le gouvernement local, soucieux de protéger le groupe automobile national. En Europe, les Vingt-Sept disposent d’arguments et d’atouts bien plus solides.
“Ce n’était pas du contenu adulte. C’était du contenu criminel.” La ministre de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a annoncé que le site pornographique Motherless, qui héberge des vidéos de violences sexuelles sur des femmes inconscientes, était “hors ligne” en France.
Le site Motherless, ce sont “des dizaines de milliers de vidéos de viols, de femmes droguées, de mineures” et “62 millions de visiteurs”, a détaillé Aurore Bergé. La ministre assure que la fermeture du site “est une victoire, mais elle ne doit pas être provisoire”.
La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, a de son côté indiqué avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw, un “tchat en ligne”. La responsable mentionnait au journal Le Monde avoir reçu “des alertes sur des messages à caractère sexuel, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service”. Ces signalements visant Chatiw et Motherless sont “à l’étude au sein de la section spécialisée en cybercriminalité”, a indiqué le parquet de Paris.
Au mois de mars, la chaîne américaine CNN avait révélé l’existence de plusieurs plateformes en ligne où des hommes échangent des conseils pour droguer et violer leur conjointe, dans une enquête dénonçant une “académie mondiale du viol”. Motherless était notamment cité, l’enquête évoquant la catégorie “sleep” dédiée aux vidéos mettant en scène des femmes endormies ou droguées à leur insu.
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