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Conseil de défense sur l’IA pour Macron
Budget européen : la bataille des milliards est ouverte, Inflation : l’énergie fait flamber la facture, Le Pen réclame le départ de Ferrand
Conseil de défense sur l’IA pour Macron
A lire sur le site : https://www.lemondemoderne.media/intelligence-artificielle-l-elysee-choisit-le-huis-clos-le-parlement/
Budget européen : la bataille des milliards est ouverte
Combien dépenser, pour quoi faire et surtout qui paiera ? Le budget de l’Union européenne pour 2028-2034 cristallise les tensions entre les Vingt-Sept, confrontés à des ambitions croissantes et à des finances nationales sous pression.
La Commission européenne a proposé une enveloppe de près de 2 000 milliards d’euros sur sept ans. Plusieurs pays contributeurs, dont l’Allemagne et les Pays-Bas, jugent la facture excessive et réclament une réduction des dépenses. Derrière la bataille des montants se joue celle des priorités : renforcer la défense et la compétitivité, financer la transition énergétique, soutenir l’agriculture ou préserver les aides aux régions.
À ces arbitrages s’ajoute le remboursement de l’emprunt contracté pour la relance post-Covid, qui absorbera une partie des ressources. Pour dégager des marges, de nouvelles recettes européennes sont envisagées, notamment à partir des droits de douane, du marché carbone et de contributions des entreprises. Leur répartition promet, elle aussi, des négociations difficiles.
Chaque gouvernement entend limiter sa contribution tout en protégeant les financements dont bénéficie son pays. Les États les plus attachés aux aides agricoles et régionales redoutent notamment qu’elles deviennent la variable d’ajustement des nouvelles ambitions européennes.
Le compromis devra obtenir l’unanimité des États membres et l’approbation du Parlement européen. Au-delà des chiffres, cette négociation décidera donc de ce que l’Union veut réellement financer et de ce qu’elle acceptera de sacrifier.
Inflation : l’énergie fait flamber la facture
Les prix ont augmenté de 3,1 % sur un an en septembre, contre 2,4 % en août. Un niveau inédit depuis janvier 2024, porté principalement par l’envolée des dépenses énergétiques.
L’accalmie s’éloigne pour les consommateurs. Selon les chiffres définitifs de l’Insee, l’inflation accélère, avec une hausse particulièrement marquée de l’énergie : 21,3 % sur un an. Le gazole bondit de 44,1 %, l’essence de 25,7 % et le gaz de 19 %. Des augmentations qui pèsent sur les déplacements et le budget du logement.
La hausse touche aussi les services, dont les prix progressent de 2,4 %, et l’alimentation, en augmentation de 1,4 %. Seuls les produits manufacturés affichent une légère baisse, de 0,3 %.
Sur le seul mois de septembre, les prix reculent toutefois de 0,3 %, notamment grâce à la baisse saisonnière des tarifs touristiques et des transports après l’été. Cette détente ponctuelle ne contredit pas l’accélération annuelle : les prix restent nettement supérieurs à ceux de septembre dernier.
Référendum : Le Pen réclame le départ de Ferrand
Marine Le Pen demande à Richard Ferrand de quitter la présidence du Conseil constitutionnel. Elle lui reproche d’avoir écarté publiquement son projet de révision constitutionnelle par référendum, sans passer par le Parlement.
À l’origine de l’affrontement, une intervention de Richard Ferrand dans un podcast du Club des juristes. Le président du Conseil constitutionnel y affirme que modifier la Constitution relève de l’article 89, et non de l’article 11 que le RN souhaite utiliser pour instaurer la préférence nationale et appliquer sa politique migratoire.
Mercredi 14 octobre, depuis Bruxelles, Marine Le Pen l’a accusé d’avoir manqué à son devoir de neutralité et préjugé d’une question que le Conseil n’a pas encore examinée.
L’enjeu est décisif pour le RN : l’article 89 impose un vote identique de l’Assemblée nationale et du Sénat avant l’approbation définitive d’une révision. Le Sénat pourrait donc bloquer ses projets. Marine Le Pen invoque le précédent de 1962, lorsque de Gaulle avait utilisé l’article 11 pour instaurer l’élection présidentielle au suffrage universel direct.
Derrière la demande de démission se joue ainsi une bataille sur les moyens de mettre en œuvre le programme du RN et sur les limites constitutionnelles du recours au référendum.
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
jeudi 15 octobre 2026
Fwd: Conseil de défense sur l’IA pour Macron
mercredi 14 octobre 2026
Fwd: Lamy, l'OMC et la Chine : l'aveu d'un architecte
Trente ans de mondialisation relus à travers un homme, Pascal Lamy, et une idée fixe : l'interdépendance.͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏
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Lamy, l'OMC et la Chine : l'aveu d'un architecte
Trente ans de mondialisation relus à travers un homme, Pascal Lamy, et une idée fixe : l'interdépendance.
LIRE DANS L'APP Deux ou trois fois. C’est le facteur par lequel la Chine serait aujourd’hui moins riche et moins puissante si elle n’était pas entrée à l’OMC en 2001, selon Ludovic Greiling. L’organisation censée civiliser le commerce mondial aurait donc fabriqué son principal rival, et Pascal Lamy, qui l’a dirigée, admet lui-même une possible erreur. Il faut s’arrêter sur cet aveu, parce que toute la suite en découle.
La Chine, usine du monde : l’erreur dont personne ne répond
Le 11 décembre 2001, la Chine entre dans l’OMC et le commerce mondial perd son équilibre. En quelques années, Pékin devient l’usine du monde, et nos ouvriers en connaissent le prix. Greiling rappelle que l’organisation, née en 1995 de l’Uruguay Round, est la seule instance mondiale dotée d’un pouvoir de sanction, un tribunal avec des peines, et que l’Union européenne a porté sa création. Reste une question : pourquoi Washington a-t-il accepté ? Greiling cite un « aveu » de Lamy, selon lequel le représentant américain au commerce aurait trompé le Congrès. Je le verse au dossier tel quel, avec l’exigence de le voir confirmé ou démenti. Retracer le parcours de Lamy, du PS à Delors, de la Commission à l’OMC puis au Forum de Paris pour la paix, c’est suivre le fil d’une politique qu’on nous a toujours présentée comme une fatalité. Un homme et un réseau, des décisions dont personne n’a eu à répondre devant les électeurs.
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▶ 0:00 — Sans l’OMC, la Chine serait deux fois moins puissante
▶ 3:26 — L’OMC, son tribunal et l’aveu de Pascal LamyInterdépendance : le mot qui a remplacé l’indépendance
On nous a juré que les idéologies étaient mortes avec l’URSS. Elles ont seulement changé de vocabulaire. Rockefeller, Lamy, Guterres : tous font de l’« interdépendance » l’idéal qui remplace l’indépendance, et visent un monde unifié. Lamy va jusqu’à reconnaître que l’Occident a produit « la matrice de son déclin relatif ». Un dirigeant qui constate le déclin de son camp, constate aussi qu’il y a contribué. Dans cette logique, l’Union européenne sert de laboratoire à la gouvernance mondiale : Lamy, Barroso et Borrell le disent presque noir sur blanc. C’est un projet d’État centralisateur, mené par les mêmes cercles (Bilderberg, Trilatérale, atlantistes), qui nous fournissent les mêmes élites depuis des décennies. Greiling en tire une formule : les révolutionnaires sont déjà au pouvoir. Il lit le livre « Révolution » de Macron comme un texte à la logique révolutionnaire. Le mécanisme est simple et rodé : chaque choc mondial devient un argument. Attali réclame un gouvernement mondial, Charles Michel lance un traité sur les pandémies, et Lamy voit dans la guerre en Ukraine un possible déclencheur d’un sentiment d’appartenance européen. Covid et Ukraine servent à avancer vers la dette commune, puis vers l’impôt européen, avec NextGenerationEU comme premier pas. La crise n’est plus un accident qu’on subit, c’est un levier qu’on actionne.
▶ 6:58 — Le mondialisme, une idéologie fondée sur l’interdépendance
▶ 11:15 — Macron, l’UE, la Trilatérale : les révolutionnaires au pouvoir
▶ 18:13 — Pandémie, Ukraine, dette : les chocs au service de l’UETrump rétablit les frontières, Bruxelles rêve d’empire
Le traité de Lisbonne a donné à l’Union sa personnalité juridique. Elle peut donc émettre de la dette, puis appeler à des impôts. Pendant ce temps, Washington fait l’inverse : droits de douane ramenés à leur niveau d’il y a quatre-vingts ans pour réindustrialiser, sortie de l’OMS, fin du financement de l’USAID, frontières physiques et économiques rétablies. L’Union reste sagement dans les règles de l’OMC, signe avec le Kenya, la Nouvelle-Zélande, le Mercosur malgré la colère des agriculteurs, et regarde son industrie s’effondrer. On ne peut pas rester ouvert aux quatre vents, dit Greiling, sans qu’il n’y ait plus, à la fin, d’entreprises européennes. Reste l’ambition d’une « Europe puissance » : un néo-empire sans les moyens d’un empire, dans une logique de blocs à la 1984. Barroso parle déjà de dimensions d’empire, l’élargissement vise les Balkans, l’Ukraine, la Géorgie, et le général Wesley Clark a donné la formule : « L’Europe sera cosmopolite ou coulera. » Entre deux empires qui se disputent le monde, je préfère celui qui ne joue pas contre mon camp. Greiling compare ces promesses à la révolution mondiale bolchevique, vue par Bukovsky, et à l’abondance promise par Maastricht, dont Chevènement a fait un bêtisier.
▶ 26:02 — Trump réindustrialise, l’UE s’accroche aux règles de l’OMC
▶ 41:03 — Trump, l’hégémon et le retour des frontières
▶ 44:20 — Élargissement sans fin : l’empire cosmopolite de Bruxelles
Une idéologie qui avance sans jamais dire son nom n’a pas besoin de convaincre : il lui suffit que personne ne la nomme. Nommer, c’est le premier geste du citoyen.
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