lundi 7 septembre 2026

Fwd: Le retour de Dati à la magistrature retardé, les ambiguïtés du RN avec la Russie, deux milliards de cadeaux fiscaux en 2025...


La lettre quotidienne
lundi 07 septembre 2026

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Selon les informations de « Mediapart », le Conseil supérieur de la magistrature n’examinera la candidature de Rachida Dati à un poste au ministère de la justice qu’au mois d’octobre, c’est-à-dire après son procès pour corruption et trafic d’influence.
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La victoire d’Alternative pour l’Allemagne en Saxe-Anhalt, dimanche 6 septembre, marque le triomphe d’une extrême droite aux liens assumés avec le Kremlin. En France, le RN tente de se défaire de son image de parti « pro-Poutine », mais conserve ses ambiguïtés.
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La procédure dite des « règlements d’ensemble » permet aux fraudeurs de transiger avec le fisc. Selon des chiffres obtenus par « Mediapart », l’administration a notamment renoncé à 500 millions d’euros sur un seul dossier, celui d’une grande entreprise. Jamais ces arrangements n’avaient atteint de tels montants.
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Le début de la campagne présidentielle est marqué par le retour des récits catastrophistes concernant la dette française. Une narration qui n’arrive pas par hasard, mais qui a, au contraire, une fonction politique.
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L’élu des Bouches-du-Rhône ne subvient plus aux besoins de ses deux enfants depuis mars 2025. Son ex-compagne a porté plainte : l’ardoise s’élève à près de 20 000 euros. L’insoumis, qui gagne plus de 6 000 euros par mois, justifie ses manquements par des difficultés financières.
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Un policier comparaît le 21 septembre devant le tribunal correctionnel pour avoir violemment frappé une jeune femme avec sa matraque, en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions en mai. La circonstance aggravante de l’usage d’une arme n’a pas été retenue.
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Depuis son élection en 2021, Maël de Calan a vu le nombre d’allocataires du RSA baisser d’un quart dans son département. Pour la CGT, qui l’assignait en justice, c’est le résultat d’une politique marquée par des « contrôles intrusifs » et « humiliants ». Le tribunal n’est pas allé dans le sens du syndicat.
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Le milliardaire encourt jusqu’à sept ans de prison pour l’abattage organisé, des années durant, d’espèces protégées sur ses terres. Cette affaire lève le voile sur les pratiques de chasse des ultrariches derrière les grillages de leurs propriétés solognotes.
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Le syndicat FO a exploité une base de données sur le bâti scolaire dans le Vaucluse pour identifier les établissements amiantés : ils sont 135 et exigent parfois des actions correctives rapides. À « Mediapart », le rectorat d’Aix-Marseille affirme au contraire qu’« aucun risque avéré n’a été identifié ».
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Les archives départementales de Moselle comptent se débarrasser des dossiers médicaux des anciens mineurs de Charbonnage de France. L’inspection du travail du Grand Est refuse de les prendre en charge. Des milliers de personnes risquent de perdre ces documents utiles à la reconnaissance de leur maladie professionnelle.
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Le tribunal de grande instance d’Osaka a refusé de reconnaître la responsabilité de l’État dans le départ de familles de leur logement après l’accident nucléaire de 2011. Tepco, opérateur de la centrale, est en revanche condamné à indemniser une centaine de plaignants.

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Les Russes voteront le 20 septembre pour renouveler leur Parlement, la Douma. La persécution du petit parti Iabloko, longtemps considéré comme inoffensif, témoigne d’un pouvoir prêt à tout pour maquiller la lassitude de la population vis-à-vis du conflit en Ukraine.
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En rachetant pour 13 milliards de dollars la plateforme Hugging Face, le fabricant de puces, plus grosse entreprise du monde, démontre un peu plus son rôle pivot dans l’économie circulaire de l’IA générative. Il en est à la fois l’infatigable artisan et le principal bénéficiaire.
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L’histoire du Cameroun contemporain lance un défi à la fiction, que relève l’autrice du vibrant roman « Nos vies sauvages ». Tandis qu’un régime autoritaire se maintient au fil des ans, les vies de deux femmes s’entremêlent. Tout pourrait les opposer, mais elles vont s’allier.
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Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

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Que nous reste-t-il ? La parole ? La répétition ? La pédagogie ? Porter une attention accrue aux mots que nous utilisons ? Fuir masses et afflux, synonymes de l’invasion que nomment les droites européennes ? Se soucier de chaque chiffre ? Mais encore ?
Le délit de non-représentation d’enfant peut piéger les parents protecteurs. Mais son abrogation pure et simple soulève une autre question : comment prévenir la rétention d’un enfant comme outil de contrôle ? Pour la CMI, la réforme doit partir des droits, de la sécurité et de la volonté libre de l’enfant.
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Certaines nouvelles passent pour un simple fait divers local. Ce qui se passe aujourd'hui à Sésame Autisme Normandie n'a pourtant rien d'anecdotique. Quand l'équipe de cette structure dénonce une rémunération conventionnelle inférieure au SMIC, ce n'est pas une statistique abstraite, mais une réalité vécue par des milliers de travailleurs du secteur médico-social.
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Ion Holban milite à l’association Agent Green, qui lutte contre le trafic de bois en Roumanie. Rencontré sur le site d’une coupe rase illégale, il raconte comment l’industrie de l’ameublement, et notamment Ikea, privatise et détruit les forêts du pays pour vendre des produits rapidement obsolètes.
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Les notes des organismes gouvernementaux se multiplient sur la gestion des bénéfices de la baisse du nombre des élèves (le « dividende démographique »). Mais ce qui est proposé est-il susceptible d'améliorer vraiment l'École ?
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Avec une classe, je démarre la « pédagogie institutionnelle ». Phase 1 : on écrit nos règles de vie. Les élèves cherchent donc ce qu’on doit faire en classe, ce qu’on ne doit pas faire, et ce qu’on aimerait pouvoir faire. Résultat : leurs revendications, c’est pas la Révolution d’Octobre, mais à leur échelle ça doit déjà être énorme.
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Il y a des obstinations qui frisent l’inconséquence. Celle de Gabriel Attal, candidat à l’élection présidentielle, en fait partie. Dans son entretien du 25 août au journal Le Monde , l’ancien ministre de l’Éducation nationale, aujourd’hui porteur du projet éducatif de Renaissance, confirme ce que beaucoup craignaient : il ne renonce à rien de sa politique de régression sociale et pédagogique.
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La rentrée ne commence pas dans la cour de l’école. Elle commence le soir, quand on remet les enfants au lit, qu’on retrouve les cahiers de vacances à moitié faits, les jouets rapportés en secret, les peurs serrées dans les bras. Rentrer, ce n’est pas effacer l’été : c’est tenter de le ranger.
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1 commentaire:

Anonyme a dit…

RAPHAËL ARNAULT : "L'ANTIFASCISME N'EST PAS UN JEU"
Le Média


https://youtu.be/TaP7lNJl2iA?si=50Aa44R8UKhLoMBm


L’invité de cet épisode du Fauteuil, le leader antifa et député Raphaël Arnault, pourrait faire figure d’icône : celle du renouveau politique d’une jeunesse décidée à se donner les moyens du refus de la fascisation accélérée, celle d’un mouvement, LFI, ouvert à une radicalité maîtrisée, grâce auquel ont été portés à l’Assemblée nationale des profils sociologiques d’ordinaire exclus du monde de la représentation politique. Tous ces traits, Raphaël Arnault les assume pleinement, mais il rejette en revanche une logique de starisation tout à fait incompatible avec sa culture et ses engagements politiques, qui n’ont pas varié depuis son élection comme député du Vaucluse en 2024. Son itinéraire est retracé dans un livre qui paraîtra début octobre aux éditions La Dispute, intitulé tout simplement Antifasciste (avec une préface du sociologue Ugo Palheta).
Dans cette conversation avec Julien Théry, Raphaël Arnault revient sur l’ensemble de son parcours, depuis les début de sa politisation, alors qu’il était encore lycéen, jusqu’au choix de faire le jeu de la politique parlementaire en se présentant aux élections législatives d’abord à Lyon en 2022, sans étiquette, puis en 2024, à Avignon, comme candidat de LFI. Issu d’une famille de la classe moyenne, politisée à gauche mais pas militante, il est porté à l’engagement par sa « détestation viscérale de l’injustice et des rapports de domination ». Formé d’abord par le groupe trotskyste L’Etincelle, il le quitte rapidement, après avoir constaté l’expérience douloureuse d’une camarade qui portait le châle musulman, pour rejoindre le NPA. Mais l’originalité de son engagement tient surtout aux choix, avec ses camarades, de renouer avec la tradition centenaire de l’autodéfense au sens du mouvement ouvrier en explorant les nouvelles formes possibles et nécessaires de l’antifascisme. Le contexte lyonnais, marqué par l’omniprésence des groupuscules d’extrême-droite et la complaisance des autorités locales à leur égard, imposait de trouver des moyens concrets de protection et de riposte. Face à la terreur instaurée à Lyon par les bandes néo-fascistes, royalistes ou autres, la fondation de la Jeune Garde, en 2018, a vite été un succès. Ses modalités d’action, explique Raphaël Arnault, faisaient primer l’organisation et la compacité du collectif, mais aussi la dimension festive, à l’opposé des valeurs martiales ou virilistes qui marquent parfois le gauchisme mouvementiste. A cet égard, l’anfascisme défendu par Raphaël Arnault s’oppose au spontanéisme et au refus de la discipline des services d’ordre qui caractérise une partie du mouvement autonome.
C’est l’urgence d’une large union antifasciste qui a convaincu Raphaël Arnault et ses camarades d’accepter l’investiture de LFI en 2024 dans le Vaucluse. Le succès est évident : la circonscription qui lui a été confiée est l’une des deux seules à avoir été reprise au RN en 2024, et il est le seul député, parmi les 5 du Vaucluse, à ne pas être un représentant du Rassemblement National.
Alors que le ministre Retailleau, à la demande du député RN Sébastien Lecornu, avait fait dissoudre la Jeune Garde en conseil des ministres et qu’un appel était en cours au Conseil d’Etat, la mort de Quentin Deranque à l’issue d’affrontements à Lyon en marge d’une conférence de Rima Hassan, en février 2026, a empêché le renversement de cette décision arbitraire. Le combat anfasciste n’en continue pas moins, et Raphaël Arnault souligne la vivacité et l’inventivité de ses nombreux acteurs.