mardi 4 août 2026

Fwd: Ceuta, Sciences Po et la Palestine, Gaza, Trump au secours du Yen, enquête sur un refus d’obtempérer fatal, nos séries d’été...


La lettre quotidienne
lundi 03 août 2026

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Dimanche 2 août, dans les rues du centre-ville, habitants et touristes pouvaient voir des soldats courir après de jeunes Marocains, certains allant jusqu’à les encourager à les arrêter. Près de quarante personnes ont été embarquées par la police en vue de leur expulsion.
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Après que plusieurs dizaines de milliers de personnes sont parvenues à entrer dans l’enclave espagnole au cours des derniers jours de juillet, le Rassemblement national et Les Républicains ont passé leur week-end à hurler à « l’invasion » migratoire en Europe.
Selon plusieurs dossiers disciplinaires auxquels « Mediapart » a eu accès, des étudiants ont été épiés ou encore photographiés à leur insu pour justifier une possible sanction ou leur suspension de l’école. En cause : leur investissement dans les mobilisations de soutien au peuple palestinien.
Le 15 juillet, après un refus d’obtempérer, un automobiliste de 29 ans a été tué par deux tirs d’un policier municipal, désormais mis en examen. La voiture de la victime était encerclée dans un couloir de péage.
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Le président du Sénat a transmis à la justice le dossier de Christine Herzog, quelques jours après la sanction disciplinaire inédite infligée à la sénatrice. Ce signalement, fondé sur l’article 40 du Code de procédure pénale, intervient alors que la Chambre haute s’apprête à renouveler la moitié de ses sièges.
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L’ex-cadre du Fatah, en exil à Abou Dhabi depuis 2011, a participé aux négociations de l’accord sur le désarmement du Hamas annoncé le 30 juillet. Sa légitimité politique parmi les Palestiniens est faible, mais il semble poussé par les États-Unis et Israël pour contourner le Hamas et l’Autorité palestinienne.
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Pour la première fois depuis trente ans, la Réserve fédérale est intervenue pour défendre le yen, en chute libre. Au-delà de l’assistance à un gouvernement « ami », il s’agit pour les autorités états-uniennes de défendre le statut du dollar et du « privilège exorbitant » dont il bénéficie comme seule monnaie de réserve mondiale.
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Pour le PNF, la première banque française a directement participé à un vaste système de détournements de fonds mis en place par le clan d’Omar Bongo au Gabon. Ces faits, symboles de la Françafrique, ont perduré pendant des décennies.
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Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n’ont confirmé la tenue de ces discussions. En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d’Ormuz reste tendue : une explosion près d’un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi.
À l’été 1960, le jeune Congo indépendant s’enfonce dans la crise. Sécessions du Katanga et du Kasaï, Occident qui le voit comme un ennemi lié à Moscou, volonté de la Belgique de conserver son emprise : Patrice Lumumba se retrouve isolé face à une coalition de forces hostiles.
En 1999, le naufrage du tanker « Erika » provoque l’une des plus grandes marées noires de l’histoire. Près de 30 ans plus tard, les oiseaux marins meurent encore de son pétrole.
Disputé pendant la première partie du XXe siècle par les anciens ports négriers français, le commerce transatlantique de la banane va être capté dans les années 1990 par le port de Dunkerque, qui depuis contrôle son image de hub européen de la banane antillaise et des fruits exotiques.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

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Jusqu’au milieu des années 2010, les mesures de prévention et de lutte contre le feu avaient réussi à contenir tant bien que mal la progression des incendies en Europe méditerranéenne. Depuis lors, les freins ont lâché d’un seul coup et le sud du Vieux Continent roule à tombeau ouvert vers un embrasement terrifiant.
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Canicules meurtrières, incendies, sécheresse, restrictions d’eau, orages destructeurs : l’été 2026 révèle l’entrée de la France dans un nouveau régime climatique. Les solutions et les moyens existent. Mais il faut rompre avec les politiques qui organisent notre vulnérabilité et bâtir — vite — une France robuste.
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Un mouvement de plus en plus net se dessine au sein du camp de l’émancipation pour « se saisir » de l’IA générative plutôt que pour la délaisser. Mais dans ce débat essentiel, cette position stratégique se berce de quelques illusions dangereuses.
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Selon Eric Hazan et Olivier Sibony, autour de l'IA, il suffirait de construire une semblable « infrastructure de la confiance », de même que des institutions nous ont permis d’utiliser des outils comme l’automobile, l’avion ou des médicaments. C'est une conclusion erronée. Il nous faut protéger les citoyens et conserver la maîtrise de notre avenir. Par Maxime Fournes & Clémence Peyrot, de Pause IA.
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Les sociétés savantes médicales expliquent au Conseil Constitutionnel pourquoi il faut censurer le retour de l'acétamipride et de la flupyradifurione Serons-nous entendus ?
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Rue89 Strasbourg a enquêté sur une nappe d'Alsace « asséchée » par la monoculture de maïs irrigué. Le conflit d'usage qu'elle pointe est réel, et même plus grave qu'il n'y paraît : la nappe ne se vide pas, mais un modèle agricole a parié sur l'eau d'été, celle que le changement climatique raréfie.
L’effondrement de la Loire n’est pas un accident climatique. C’est le symptôme d’un pays qui surexploite ses fleuves, ses sols, ses nappes, ses habitants. Ce qui se passe ici ressemble à ce que vivent les zones industrielles oubliées, les villages près des anciens sites miniers, les communes qui subissent des rejets thermiques ou des projets imposés.
Le droit recueille des témoignages, confronte des récits, évalue des préjudices et prononce des décisions. Tout cela est évidemment indispensable. Mais une question s'impose à moi avec une force croissante au fil des années passées à accompagner des mesures de justice restaurative : que faisons-nous de ce que les corps savent et que les mots ne parviennent pas toujours à dire ?
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3 commentaires:

Anonyme a dit…

«Les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025»

"Avec un déficit de pluie de près de 70%, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielles des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, «les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés» en août 2022. Cette sécheresse des sols superficiels record provoque notamment des conséquences importantes sur l’agriculture et favorise les départs et la propagation de feux.

Fin juillet, un mégafeu a notamment ravagé des milliers d’hectares et d’habitation en Gironde. Les précédents mois les plus secs en France étaient en juillet 2022 (85% de déficit) et juillet 2020 (75%). Le mois dernier, les pluies ont été quasi-absentes au nord de la Seine, dans la région de Nantes, en Occitanie, dans l’intérieur du Var, sur la Cote d’Azur ainsi qu’en Corse. L’Auvergne Rhône Alpes a été un peu plus arrosée lors d’épisodes orageux les 16 et 25 juillet. Mais sur l’ensemble du pays, c’est un «soleil accablant», constate Météo France, qui a dominé le mois dernier. Avec un excédent d’ensoleillement de 35% en moyenne sur le pays, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus ensoleillés jamais enregistrés, derrière juillet 2022 (+40%)."


https://www.lefigaro.fr/sciences/canicule-juillet-2026-devient-le-mois-le-plus-chaud-de-l-histoire-de-france-20260804

Anonyme a dit…

À propos du capitalisme pyromane...

« Résilience » ne peut pas rimer avec « manque de moyens »

"Le communiqué de lundi mentionne également les conséquences des incendies sur les territoires touchés, avec « plus de 200 habitations détruites » et des « activités économiques durablement affectées ». Si elles saluent « la remarquable chaîne de solidarité » avec les militaires, les agriculteurs et les citoyens bénévoles, les organisations syndicales y voient aussi une compensation des « insuffisances du service public ».

« Il ne s’agit plus seulement de solidarité, c’est le symptôme d’un système arrivé à ses limites », affirme le communiqué qui invite le gouvernement à réfléchir à son usage du terme « résilience ». « La résilience d’une nation ne consiste pas à apprendre à vivre avec le manque de moyens, pointent les syndicats, elle repose au contraire sur la capacité à anticiper, protéger et soutenir celles et ceux qui assurent chaque jour la sécurité de nos concitoyens ».

« Au bout du courage des sapeurs-pompiers commence la responsabilité de l’État », martèlent les syndicats, qui exigent « un engagement financier durable de l’État en faveur de la Sécurité civile », un « recrutement massif », un « renouvellement et la modernisation des moyens nationaux » et un « suivi médical renforcé des personnels exposés »."


https://www.huffingtonpost.fr/france/article/apres-les-incendies-les-pompiers-en-ont-assez-d-etre-qualifies-de-heros-notamment-par-les-politiques_299448.html

Anonyme a dit…

LOI DE DÉSASTRE AGRICOLE...!

"Il reste un dernier filtre avant la promulgation de la loi d’urgence agricole. Dans une note argumentée transmise ce lundi 3 août, huit ONG de défense de l’environnement et la Confédération paysanne, syndicat agricole demandent au Conseil constitutionnel de censurer la loi adoptée le 21 juillet par le Parlement. Selon elles, certaines de ses dispositions ne respectent pas la Charte de l’environnement, un texte intégré à la Constitution, sur laquelle les Sages peuvent se reposer pour contrôler la constitutionnalité d’une loi.

Les neuf organisations (dont Générations futures, Notre affaire à tous, WWF France ou la LPO) appellent l’institution garante du respect de la loi fondamentale à revoir la copie validée par les parlementaires sur trois points clés : les pesticides, l’eau et la réglementation environnementale des élevages."
(…)


https://www.liberation.fr/politique/loi-durgence-agricole-la-confederation-paysanne-et-huit-ong-demandent-au-conseil-constitutionnel-de-censurer-le-texte-20260804_7YSE6YCNMFCWLE2ZXG3VH3XU74/