Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
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Bonjour Edmond,
Cela fait 2 ans que nous consacrons notre énergie à essayer de construire les conditions d'un rassemblement de la gauche autour d’un programme de rupture, inspiré de celui du Nouveau Front Populaire.
Aujourd'hui, force est de constater que cette perspective semble de moins en moins probable. Cela ne signifie pas qu'il faut abandonner l'objectif de ralliement et de victoire.
La question que nous nous posons désormais n'est donc plus “comment avoir une candidature unique à gauche ?” Mais la suivante : dans le paysage politique actuel, où mettre notre énergie pour permettre à une gauche qui porte un programme de rupture de l’emporter ?
Après une année de travail collectif ayant réuni plus de 10 000 participant·es, nous publions notre boussole commune : le manifeste de Victoires Populaires. Ce manifeste sera l’un des piliers qui nous permettra de déterminer notre positionnement pour la présidentielle.
Consulter le manifeste de Victoires Populaires
À date, combien de candidat·es à la présidentielle ? Les candidatures se succèdent et forment un paysage politique éclaté qui devrait se clarifier progressivement dans les prochains mois :
La France Insoumise a lancé sa campagne début mai, derrière Jean-Luc Mélenchon et rassemble plus de 300 000 soutiens
Suite à une consultation de ses adhérent·es, le Parti Socialiste a fait le choix le 9 juillet d’enterrer l’idée d’une primaire de toute la gauche pour privilégier un vote de désignation interne ouvert uniquement aux partenaires du pôle socialiste comme Place Publique.
Parmi les candidat·es qui avaient annoncé participer à la primaire de la gauche, Marine Tondelier et François Ruffin maintiennent leur candidature et continuent à mener campagne avec un tour de France cet été.
Soyons lucides : il y a aujourd'hui peu de chances de voir émerger une candidature unique de la gauche à la présidentielle. Nous pouvons le regretter, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps. La canicule que nous vivons rappelle une fois de plus la nécessité impérieuse de mettre nos idées au pouvoir.
Et si les partis n’ont pas réussi à se rassembler, c’est à nous, électeurs et électrices de nous retrouver pour créer les conditions de la victoire. Cette stratégie de victoire ne se construira pas sans vous.
Nous vous invitons à rejoindre dès maintenant les soutiens de Victoires Populaires pour être invité·e à participer à notre grande agora en septembre pour débattre ensemble des différentes stratégies pour la présidentielle et recueillir vos avis. Ces échanges nourriront la décision finale de notre assemblée générale, composée de représentantes et représentants des groupes locaux de notre mouvement ainsi que de ses membres les plus engagé·es.
Je deviens soutien de Victoires Populaires
💘 Chez Victoires Populaires, nous croyons à la force de la société civile puisque nous la représentons : vous, moi, toustes les citoyen·nes en dehors des partis ou des organisations. C’est la raison pour laquelle on lance cette agora citoyenne mais aussi la Fabrique (2ème édition) qui débutera en octobre. Cela sera la dernière fois avant les élections que l’on formera autant de personnes en ligne. Mais former 600 personnes, ça demande des ressources, dont nous manquons aujourd’hui.
Vous hésitez depuis plusieurs mois à nous (re) faire un don ? C’est le moment de nous faire un don mensuel. On prend tous les types de dons mais c’est vrai qu’on préfère les mensuels car ils nous permettent de nous sécuriser.
Vous nous aidez à sécuriser notre petite équipe ?
Toute l’équipe de Victoires Populaires
Victoires Populaires · 2, rue Jean Laillet - 28000 Chartres, France.
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Le plan caché de François Hollande pour la présidentielle
Antoine Léaument
https://youtu.be/VMZNexU67eo?si=b6Gz4vP_C-HDrR5M
Dans cette nouvelle édition de l'actu politique de la semaine, Antoine Léaument aborde quatre sujets : la candidature de Bernard Cazeneuve à l'élection présidentielle, la question des sondages et leurs biais structurels, le délitement de la Macronie et du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, et enfin les incendies de forêt avec les responsabilités politiques qui en découlent.
La candidature de Bernard Cazeneuve à la présidentielle, annoncée en dehors de la primaire socialiste, est analysée avec une pointe d'ironie. Antoine Léaument rappelle d'abord que Cazeneuve est l'auteur de la loi de 2016 qui a créé le premier permis de tuer pour les policiers, en introduisant une formulation floue autorisant l'usage des armes à feu dans des situations de danger potentiel pour autrui, formulation directement responsable de l'augmentation des tirs policiers et des morts qui ont suivi. Sur le fond politique, Cazeneuve sait pertinemment qu'il ne peut pas l'emporter : dans un espace social-démocrate déjà étroit entre la France insoumise et les macronistes, il ne peut y avoir qu'un seul candidat viable. Sa candidature vise plutôt à semer le bazar et à préparer le terrain pour une candidature de François Hollande, dont il est l'un des fidèles les plus loyaux.
Sur les sondages, Antoine Léaument revient sur les conclusions de son rapport n°1479 sur l'organisation des élections. Les instituts de sondage ont d'énormes difficultés à capter certaines catégories de la population : les jeunes primo-votants, les catégories populaires, les habitants des quartiers populaires et les abstentionnistes habituels. Les redressements socio-démographiques censés corriger ces biais peuvent au contraire les amplifier — il cite un sondage Ifop qui donnait Marine Le Pen à 46 % au premier tour après redressement, signe évident d'un échantillon défaillant. Les redressements politiques tendent à redistribuer une partie de l'électorat Mélenchon vers d'autres forces de gauche. Enfin, le filtre des électeurs certains de voter exclut structurellement une partie de l'électorat Mélenchon qui monte en puissance à mesure qu'on approche de l'élection. Conclusion : quand les sondages donnent de bons résultats à la France insoumise, c'est qu'ils sont en réalité excellents.
À l'Assemblée nationale, le délitement des groupes de droite est spectaculaire. Lors de l'examen du projet de loi Riposte un vendredi, les insoumis — treize députés présents — étaient le groupe le plus nombreux dans l'hémicycle, devant un RN réduit à cinq ou six députés et une dizaine de macronistes. Pour bloquer des votes qu'ils étaient en passe de perdre, les adversaires ont dû recourir aux scrutins publics et aux délégations de vote. En commission des lois, la tentative d'enterrer rapidement la pétition contre le permis de tuer — qui dépasse désormais 700 000 signatures — a tourné à la débandade : quasi personne du camp macroniste et du RN ne s'était déplacé, permettant aux insoumis d'imposer leur propre candidat comme rapporteur. Antoine Léaument appelle à signer massivement la pétition pour atteindre le million avant l'examen en commission.
Sur les incendies, Gabriel Attal s'est ridiculisé en niant avoir supprimé la commande de deux Canadair, alors que des preuves écrites établissent qu'il a coupé de moitié un programme de quatre appareils. Les premiers Canadair commandés aujourd'hui n'arriveront pas avant 2032. En attendant, Antoine Léaument mentionne la piste des A400M transformés en bombardiers d'eau pour pallier l'urgence. Il renvoie pour le fond vers son discours de la Fête de la Révolution à Sainte-Geneviève-des-Bois, disponible sur sa chaîne.
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