20260702 Hebdomadaire Jeudi 2 juillet 2026
Bonjour ! Vous lisez l’infolettre hebdomadaire de Reporterre. Tous les jeudis, retrouvez une sélection de nos articles les plus marquants de la semaine sur l’actualité de l’écologie.
© Camille Besse / Reporterre
✒️ L’éditoEntre deux canicules, l’empoisonnement des corps et de la nature se poursuit.
Le géant de l’agrochimie Bayer vend des pesticides susceptibles de donner le cancer et des médicaments pour le soigner. Plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs dévorés par la rouille reposent au fond de l'océan Atlantique. Près de 1 700 rivières en France sont contaminées par des micropolluants.
Mais que fait la police ? La réalité est que, faute de volonté politique, la justice environnementale manque de moyens humains. Une aubaine pour les entreprises polluantes, pour lesquelles détruire la nature revient moins cher que de respecter les règles.
Face à l’inaction de l’État, les militants écologistes ne se résignent pas. Partout en France, des citoyens luttent contre ces pollutions, comme les Faucheurs et faucheuses volontaires, qui se sont introduits sur le site de l’agrochimiste BASF près de Lyon et ont découvert deux pesticides dont le commerce est interdit en France.
Grâce à leur précédente inspection l’année passée, l’industriel avait été contraint, sur injonction de l’État, de détruire son stock de deux autres pesticides contenant des substances toxiques interdites en Europe.Reporterre, un 4ème pouvoir financé uniquement par ses lecteursPeut-on parler de canicule sans parler de dérèglement climatique ? Parler de santé sans évoquer les pollutions ? De vie animale sans raconter l'effondrement de la biodiversité ?Faire un don
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Lundi 29 juin, le Conseil d’État a validé définitivement la construction de l’autoroute A69. Une décision qui semble ouvrir la voie à un assouplissement des règles en la matière. Le dossier pourrait désormais se jouer devant la Cour de justice de l’Union européenne.🌡️Politiser la caniculeQue propose la gauche face à la canicule ?
Alors que la France subit une canicule d’une sévérité exceptionnelle et pourrait en connaître de nouvelles très bientôt, la gauche porte des solutions pour faire face aux vagues de chaleur : l’instauration d’un « congé climatique » ou d’un « droit de retrait climatique », prendre à bras-le-corps le problème des logements « bouilloires », ou encore créer un droit à la fraîcheur.
« Le climat n’est pas un gros problème » : en pleine canicule, un sommet d’extrême droite loue le pétrole
De nombreuses personnalités de l’extrême droite mondiale se sont donné rendez-vous pour un congrès « antiwoke » à Londres. Un élu de Nice, proche d’Éric Ciotti, a ainsi pu s’informer sur les bienfaits des fossiles et le péril causé par le féminisme.
Les écologistes boucs émissaires de la canicule : comment la droite a détourné le débat
La canicule monte à la tête des réactionnaires, qui l’instrumentalisent pour tirer à boulets rouges sur les écologistes, jugés responsables de la situation. En se focalisant sur la question de la climatisation, ils oublient des enjeux bien plus larges.🌱 AlternativeDes jardins sans gazon? Ça existe, et c’est réussi !
Carré de verdure aseptisé qui réclame arrosage et engrais, le gazon tondu à ras est un non-sens écologique. Des jardiniers paysagistes se rebellent contre l’hégémonie de la pelouse en misant sur la diversité végétale.📣 TribunesGuillaume Meurice, Camille Étienne, Isabelle Autissier, Laury Thilleman... 200 personnalités disent non à la première méga-usine de saumons en France
« Nous voulons des littoraux vivants. Des emplois durables pour nos pêcheurs, ostréiculteurs, agriculteurs, restaurateurs. Une alimentation saine pour nos enfants. Un estuaire de la Gironde qui demeure ce qu’il est : un sanctuaire de biodiversité ; un symbole de notre Histoire et notre futur », réclament 200 personnalités qui appellent les autorités de la Gironde à refuser le projet Pure Salmon, une méga-usine terrestre de saumons.
Canicule et loi agricole : «Les "assoiffeurs" profitent des crises pour renforcer leur mainmise sur l’eau»
Alors que la France vit les jours les plus chauds de son histoire, il est aussi essentiel de politiser l'accès à l'eau que les canicules. Car les représentants de l’agriculture industrielle sont en embuscade au Sénat et à l’Assemblée pour accaparer cette ressource essentielle. C’est l’alerte portée dans cette tribune par Nicolas Celnik et Fabien Benoit, auteurs de Les Assoiffeurs : Enquête sur ces entreprises qui s’accaparent notre eau (Les Liens qui Libèrent, 2026).
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
jeudi 2 juillet 2026
Fwd: 🌍 Pollution et inaction / Lutte victorieuse contre un méga-entrepôt / Union des droites pour le déni climatique
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2 commentaires:
Les hauts lieux du luxe artisanal En Lozère, les derniers jeans made in France
"À Florac, au pied des Cévennes, les jeans Tuffery continuent d’être cousus comme au XIXᵉ siècle — ou presque. Une usine de campagne devenue lieu de visite, où l’on vient autant pour acheter un vêtement en toile « de Nîmes » que pour assister au spectacle des mains fabriquant encore quelque chose.
Le bruit parvient au visiteur avant que le bâtiment ne soit visible. Un claquement sec, régulier, presque animal. C’est celui des machines à coudre qui tournent derrière de grandes baies vitrées, au bord d’une petite route de Florac, dans le sud de la Lozère. Pas de mise en scène industrielle. Pas de fumée, pas d’écrans géants. Seulement des tables de coupe, des rouleaux de toile, des gestes précis et des ouvrières qui parlent peu parce qu’ici, le bruit des machines fait encore partie du décor.
« Tout est visitable », sourit Julien Tuffery, qui incarne la quatrième génération de cette famille remarquable. « On n’a rien à cacher ». En France, on visite désormais les maisons de cognac, les manufactures horlogères, les ateliers de maroquinerie. Mais voir fabriquer un jean demeure une expérience inattendue. Et pourtant, c’est ici que l’histoire commence. « Mon arrière-grand-père, Célestin Tuffery, fonde l’entreprise en 1892. À l’époque il fabrique des vêtements pour les ouvriers qui construisent la ligne de chemin de fer. On lui demande quelque chose de pratique, résistant, confortable, peu cher et qui ne se salisse pas trop »."
(…)
https://www.lopinion.fr/o2-week-end/les-hauts-lieux-du-luxe-artisanal-en-lozere-les-derniers-jeans-made-in-france
Des savoirs effacés et des noms de plantes sexistes : une balade organisée par l’association Les Mutines indigènes, dans le Gard, a permis de mesurer les biais qui parcourent encore le monde de la botanique.
Ce reportage s’inscrit dans notre série La balade du naturaliste : une randonnée à la découverte d’une espèce ou d’un milieu exceptionnel, en compagnie d’une ou d’un passionné.
Rousson (Gard), reportage
"Sac sur le dos, chaussures aux pieds, et loupe botanique pendue au cou, les randonneurs sont prêts à partir. Mais Angeline Julien, l’animatrice, les invite à former un cercle. Au sol, un tableau plastifié présentant des catégories : « figure de la sorcière », « stéréotypes de genre », « culture du viol »… Drôle d’introduction pour une balade dédiée à l’observation du règne végétal.
La guide du jour explicite le thème : misogynie et botanique. Car « en Europe, la domination des femmes s’est aussi perpétuée via les plantes », explique-t-elle. « Et chacune de celles que nous allons rencontrer aujourd’hui peut être associée à une ou plusieurs de ces notions. » Passionnée de botanique, elle propose régulièrement des promenades sur divers thèmes avec son association, Les Mutines indigènes.
Soleil radieux de printemps et fraîcheur du matin s’équilibrent, la météo est parfaite pour déambuler entre les bosquets, les prairies fleuries et les parties cultivées des jardins ethnobotaniques de la Gardie, à Rousson (Gard). Six hectares dédiés au patrimoine floristique sauvage et domestique des basses Cévennes. Dans le petit groupe qui se met en marche, il n’y a quasiment que des femmes."
…/…
https://reporterre.net/Misogynie-et-botanique-comment-le-patriarcat-s-est-infiltre-dans-nos-jardins
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