Un discours mêlant « patriotisme » et appels du pied à gauche
"Reste à voir si l’eurodéputé parviendra réellement à s’imposer : il n’est donné qu’autour de 12 % des intentions de vote et peine à s’affirmer comme un candidat naturel pour les socialistes ou les écologistes. Dans son son discours, il a tenté de convaincre à sa droite et à sa gauche. Il a notamment affirmé que « le prochain président de la République » aura pour « mission sacrée » de « redonner à la France sa souveraineté et sa liberté ».
Il a aussi promis de faire « de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue », fustigeant Emmanuel Macron, qui n’a « rien compris à l’écologie ». Celui qui répète à l’envi vouloir reprendre le drapeau français des mains de l’extrême droite a aussi réaffirmé qu’il assumerait « la bataille du patriotisme français jusqu’au bout ».
Soupçonné par certains d’un virage vers le centre, il a voulu donner des gages à la gauche, promettant de faire de l’amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un « thème central de 2027 », et d’imposer dans le débat « la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines ». Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes « d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois »." (…)
Alors que le Conseil d’État examine le 15 juin la légalité de l’autoroute A69, le concessionnaire vante à tout-va l’avancée de son chantier, quitte à tordre la réalité. « C’est du pipeau », jugent les opposants, preuves à l’appui.
Entre Toulouse et Castres, reportage
"C’est une stratégie de communication habituelle et bien rodée de la part d’Atosca. Alors que le Conseil d’État examine, lundi 15 juin, la légalité du chantier de l’autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres, les vidéos promotionnelles, les communiqués et le récit du concessionnaire s’enchaînent et infusent dans la presse avant cette audience décisive. Quitte à tordre la réalité.
Fin mai, la machine s’est mise en route avec une interview dans le studio d’Ici Occitanie, où le concessionnaire annonce une mise en service définitive de l’A69 en octobre 2026. Quelques jours plus tard, Atosca présente en grande pompe l’ouverture du premier tronçon de son infrastructure, avec une vidéo promotionnelle largement relayée dans la presse.
Enfin, le 11 juin, quelques jours seulement avant l’audience, une séquence tournée au drone présente l’avancée du chantier : « 100 % des terrassements sont achevés ; 100 % des ouvrages d’art sont construits ; 25 km de chaussées ont déjà reçu leurs couches d’enrobés définitives », peut-on lire dans un article du quotidien local Le Journal d’Ici, propriété du groupe Pierre Fabre, lui-même actionnaire et soutien de l’autoroute A69.
Certaines de ces annonces semblent néanmoins tordre la réalité que Reporterre a pu constater sur le terrain. Concernant l’annonce de la « mise en circulation du premier tronçon de l’A69 », par exemple, si elle a bien été autorisée par l’État le 2 juin, la construction de ce ruban de bitume de 8 km entre le village de Verfeil et l’A68 n’est pas à mettre au crédit d’Atosca, puisque c’est le groupe Vinci qui a entièrement réalisé cet ouvrage.
Une communication habile du concessionnaire, qui tente ainsi de masquer que les 53 km de tracé dont il a réellement la charge sont, quant à eux, loin de pouvoir accueillir les premières voitures." …/…
4 commentaires:
https://www.franceinfo.fr/environnement/crise-climatique/chantier-de-l-autoroute-a69/autoroute-a69-le-rapporteur-public-demande-le-rejet-du-pourvoi-des-opposants-au-chantier-devant-le-conseil-d-etat_8058032.html
GLUCKSMANN AU DOIGT MOUILLÉ !
Un discours mêlant « patriotisme » et appels du pied à gauche
"Reste à voir si l’eurodéputé parviendra réellement à s’imposer : il n’est donné qu’autour de 12 % des intentions de vote et peine à s’affirmer comme un candidat naturel pour les socialistes ou les écologistes. Dans son son discours, il a tenté de convaincre à sa droite et à sa gauche. Il a notamment affirmé que « le prochain président de la République » aura pour « mission sacrée » de « redonner à la France sa souveraineté et sa liberté ».
Il a aussi promis de faire « de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue », fustigeant Emmanuel Macron, qui n’a « rien compris à l’écologie ». Celui qui répète à l’envi vouloir reprendre le drapeau français des mains de l’extrême droite a aussi réaffirmé qu’il assumerait « la bataille du patriotisme français jusqu’au bout ».
Soupçonné par certains d’un virage vers le centre, il a voulu donner des gages à la gauche, promettant de faire de l’amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un « thème central de 2027 », et d’imposer dans le débat « la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines ». Parmi les rares propositions concrètes : la promesse de permettre aux Français modestes « d’avoir accès à une voiture électrique contre un loyer de 100 euros par mois »."
(…)
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/au-meeting-de-glucksmann-cette-difference-de-traitement-fait-deja-l-objet-de-detournements-sur-les-reseaux-sociaux_267302.html
Alors que le Conseil d’État examine le 15 juin la légalité de l’autoroute A69, le concessionnaire vante à tout-va l’avancée de son chantier, quitte à tordre la réalité. « C’est du pipeau », jugent les opposants, preuves à l’appui.
Entre Toulouse et Castres, reportage
"C’est une stratégie de communication habituelle et bien rodée de la part d’Atosca. Alors que le Conseil d’État examine, lundi 15 juin, la légalité du chantier de l’autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres, les vidéos promotionnelles, les communiqués et le récit du concessionnaire s’enchaînent et infusent dans la presse avant cette audience décisive. Quitte à tordre la réalité.
Fin mai, la machine s’est mise en route avec une interview dans le studio d’Ici Occitanie, où le concessionnaire annonce une mise en service définitive de l’A69 en octobre 2026. Quelques jours plus tard, Atosca présente en grande pompe l’ouverture du premier tronçon de son infrastructure, avec une vidéo promotionnelle largement relayée dans la presse.
Enfin, le 11 juin, quelques jours seulement avant l’audience, une séquence tournée au drone présente l’avancée du chantier : « 100 % des terrassements sont achevés ; 100 % des ouvrages d’art sont construits ; 25 km de chaussées ont déjà reçu leurs couches d’enrobés définitives », peut-on lire dans un article du quotidien local Le Journal d’Ici, propriété du groupe Pierre Fabre, lui-même actionnaire et soutien de l’autoroute A69.
Certaines de ces annonces semblent néanmoins tordre la réalité que Reporterre a pu constater sur le terrain. Concernant l’annonce de la « mise en circulation du premier tronçon de l’A69 », par exemple, si elle a bien été autorisée par l’État le 2 juin, la construction de ce ruban de bitume de 8 km entre le village de Verfeil et l’A68 n’est pas à mettre au crédit d’Atosca, puisque c’est le groupe Vinci qui a entièrement réalisé cet ouvrage.
Une communication habile du concessionnaire, qui tente ainsi de masquer que les 53 km de tracé dont il a réellement la charge sont, quant à eux, loin de pouvoir accueillir les premières voitures."
…/…
https://reporterre.net/L-A69-quasi-terminee-Le-grand-bluff-d-Atosca-avant-une-audience-decisive
https://www.franceinfo.fr/environnement/crise-climatique/chantier-de-l-autoroute-a69/chantier-de-l-autoroute-a69-le-conseil-d-etat-examine-lundi-le-recours-des-opposants-sur-la-legalite-du-projet_8053997.html
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