Israël et le Liban s’accordent sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu ![]()
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Israël et le Liban s’accordent sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu
Opposition symbolique des députés américains à la guerre, adoption en première lecture d'une loi contre le cadmium, bilan des sommets Choose France, Q-Day.
Israël et le Liban s’accordent sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu
Israël et le Liban ont convenu de “la mise en œuvre d’un cessez-le-feu” et de la création de “zones pilotes” sous contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington menées sous l’égide des Etats-Unis. Le cessez-le-feu sera subordonné “à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani”.
“Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l’exclusion de tous les acteurs non étatiques”. Ces mesures doivent permettre de “progresser vers un accord global de paix et de sécurité”.
"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.
Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d’un accord global. Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour “séparer” les discussions sur le Liban de celles sur l’Iran, alors que Téhéran considère qu’il s’agit d’un seul et même sujet.
Les députés américains votent pour la fin de la guerre contre l’Iran
"Le Congrès ordonne au président de retirer les forces armées des Etats-Unis des hostilités contre la République islamique d'Iran". La Chambre américaine des représentants a adopté un texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran. La résolution – adoptée avec les voix de quatre députés républicains – possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto du président américain.
Les élus démocrates de la commission des affaires étrangères ont salué après le vote “un message fort et sans équivoque à l’adresse de Donald Trump de la part des Américains”. “Il est temps de mettre fin à cette guerre illégale et profondément impopulaire”, ont-ils ajouté. Une résolution similaire avait passé une étape clé de procédure au Sénat fin mai, et une adoption à la chambre haute pourrait avoir lieu dès cette semaine. En cas d’adoption par les deux chambres du Congrès après la navette parlementaire, Donald Trump opposerait sans doute son veto pour empêcher la promulgation du texte.
Pour contourner ce veto présidentiel, un nouveau vote dans les deux chambres devrait alors être organisé et une majorité des deux tiers serait nécessaire, une quasi-impossibilité compte tenu la composition actuelle de la Chambre et du Sénat. D’après la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre. Avec ces résolutions, les démocrates souhaitent réaffirmer l’autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump. Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige cependant qu’il obtienne l’autorisation du Congrès sous 60 jours.
L’AN adopte en première lecture un texte pour limiter l’exposition au cadmium
L'assemblée nationale a largement adopté en première lecture une proposition de loi écologiste visant à limiter l'exposition de la population au cadmium, classé cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction, auquel les Français sont particulièrement exposés.
Le texte, adopté par 144 voix contre 22, prévoit une trajectoire ambitieuse de réduction des taux de cadmium dans les engrais phosphatés, source d’accumulation de ce métal dans les sols agricoles. Il a été adopté contre l’avis du gouvernement, qui défendait une trajectoire de baisse moins rapide. La proposition de loi a été soutenue par l’ensemble de la gauche, ainsi que les groupes MoDem, Horizons, et Renaissance. Seule l’extrême droite ainsi qu’une députée LR ont voté contre.
Bilan des projets Choose France annoncés depuis 2018
Créé par Emmanuel Macron en 2018, le sommet Choose France a affiché des chiffres records lors de sa neuvième édition. Quelque 93 milliards d’euros d’investissements étrangers et la création de plus de 15 600 emplois ont été promis. L’édition 2026 a ainsi dépassé les 87 milliards cumulés d’investissements lors des huit précédents événements.
“Durant ces sept dernières années, la France est le pays en Europe qui a attiré le plus d’investissements étrangers”, a clamé le président à l’Elysée, à l’occasion de sa rencontre avec le directeur général de SoftBank. Ce géant japonais représente, à lui seul, près de la moitié des investissements annoncés lors de Choose France 2026.
Entre 2018 et 2025, 231 annonces d’investissements étrangers ont été faites lors des sommets Choose France. 49 de ces projets concernent l’implantation de nouveaux sites de production, de centres de données ou de centres de recherche. À ce stade, 18 d’entre eux ont été concrétisés avec l’ouverture de nouvelles usines. Le reste des annonces concerne des réinvestissements sur des sites existants ou des projets dans d’autres secteurs d’activité.
Selon Business France, 120 projets sont déjà opérationnels, 12 sont abandonnés et le reste est en cours de réalisation. Parmi la dizaine de projets abandonnés se trouve notamment celui de l’entreprise britannique Fluidstack. La firme s’était engagée lors de Choose France 2025 à investir 10 milliards d’euros dans un supercalculateur IA. Moins d’un an plus tard, l’entreprise s’est retirée et a déplacé son projet aux Etats-Unis.
Un autre projet emblématique est quant à lui au point mort. Lors de Choose France 2022, les groupes franco-italien STMicroelectronics et américain GlobalFoundries avaient annoncé la sortie de terre d’un nouveau site de production de semi-conducteurs d’ici 2027, en Isère. Les entreprises avaient promis de créer 1 000 emplois et d’investir 5,7 milliards d’euros. Un montant qui correspondait à 85% des promesses faites lors de cette édition.
Le projet a cependant été épinglé en avril par un rapport de la Cour des comptes. Fin juin 2025, STMicroelectronics avait reçu 574 millions d’euros, tandis qu’aucun paiement n’a été réalisé pour GlobalFoundries, qui n’a pas commencé sa part du projet, contrairement au schéma initialement envisagé.
Les projets Choose France génèrent par ailleurs peu d’emplois en France en comparaison d’autres pays européens. Chaque projet industriel étranger crée 34 emplois en moyenne dans notre pays et les milliards d’investissement dans des centres de données, annoncés lors de l’édition 2026, ne devraient pas inverser la tendance car une fois que les travaux de construction de ces centres de données sont achevés, ils nécessitent assez peu d’effectifs.
Les 87 milliards d’euros de promesses d’investissements étrangers cumulées des huit précédentes éditions de Choose France correspondent à environ 10,7 milliards d’euros par an. Cela représente près de 3% de l’investissement annuel total des entreprises en France. Même si ce montant est significatif, il reste relativement faible en part des investissements des entreprises françaises et ne constitue pas une dynamique industrielle d’un point de vue macroéconomique.
Avec la disparition de 57 usines en France en 2025, la création nette d'usines a été à son plus bas depuis 2022. En 2025, on recense un solde négatif de -63 entre les créations et les ouvertures de sites industriels, solde qui n'avait plus été atteint depuis 2013. La production industrielle a baissé en volume de 0,3% entre le premier trimestre de 2018, moment du premier sommet Choose France, et le premier trimestre de 2026. La production manufacturière a, elle, baissé de 0,6% sur la même période.
Qu’est-ce que le Q-Day?
Le Q-Day, le jour où les ordinateurs quantiques rendront obsolètes les systèmes de chiffrement actuels pourrait survenir entre 2030 et 2050. Derrière ce scénario encore théorique, chercheurs et États s’activent déjà pour anticiper ce risque sur les communications civiles et militaires.
Pour l’instant, les communications sont protégées par de la cryptographie. La plus utilisée actuellement applique le chiffrement RSA-2048. Les initiales correspondent au nom de ses trois inventeurs en 1977 : Ronald Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman.
Cette protection n’est pas inviolable dans l’absolue mais elle demande trop de calculs aux ordinateurs d’aujourd’hui. Ce temps de calcul va se transformer en quelques secondes avec les ordinateurs quantiques. Ces appareils rendent donc obsolète la cryptographie actuelle mais demandent également énormément de financement.
Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé 1,55 milliard d’euros d’investissements publics supplémentaires pour le développement du quantique et des semi-conducteurs, appelant l’Europe à investir “beaucoup plus massivement” si elle veut rester “souveraine” face à “l’accélération” des États-Unis et de la Chine dans ces technologies critiques.
Car au-delà des questions de piratage, la cryptographie est aussi utilisée en matière de défense. Certaines superpuissances pourraient utiliser leur avancée technologique dans ce domaine pour obtenir un avantage sur les autres pays.
L’Union européenne recommande de passer à la cryptographie post-quantique (PQC) d’ici la fin de 2026. Des infrastructures critiques doivent être transférées à la PQC dès que possible, au plus tard à la fin de 2030.
Concernant nos communications actuelles, la crainte est de voir certains Etats recueillir le plus de données possibles afin de les stocker pour les déchiffrer dans le futur.
Choose France, Babar et cadmium dans la revue de presse de ce jeudi
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
jeudi 4 juin 2026
Fwd: Israël et le Liban s’accordent sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu
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