mercredi 17 juin 2026

Fwd: Canicule, accord États-Unis–Iran, Julien Dray et CNews…


La lettre quotidienne
mercredi 17 juin 2026

Par
Face à la catastrophe des morts liées aux canicules, une revendication émerge : le droit à la fraîcheur. Comme il existe un droit au logement et à la santé, pourquoi ne pas créer le droit à un environnement suffisamment frais pour ne pas mourir ?
Par
Le 26 mai, pendant la première vague de chaleur de 2026, un tout jeune homme est mort d’une hyperthermie dans la Drôme, après avoir travaillé toute la journée sur un toit. L’employeur n’avait rien mis en place pour protéger ses salariés.
Par
Les députés européens ont adopté mercredi 17 juin, sans l’amender, le règlement sur les nouvelles technologies génomiques. Les « nouveaux OGM » vont donc se déployer sans traçabilité, sans étiquetage et sans évaluation, tout en étant brevetables. Leurs détracteurs craignent une « privatisation du vivant ».
Par
Le texte en 14 points, dont la version anglaise a été révélée par la presse mercredi 17 juin, prévoit que l’Iran renonce à l’arme nucléaire en échange de la levée des sanctions. Des officiels états-uniens expliquent déjà qu’ils se font peu d’illusions sur sa mise en œuvre.
Par
Selon certains analystes, la Chine aurait permis de limiter la hausse du prix du pétrole en réduisant volontairement ses importations. Mais la réalité semble plus préoccupante : c’est la stagnation économique mondiale qui a freiné la hausse des prix.
Par
La chaîne de Vincent Bolloré a été régulièrement sanctionnée pour des propos discriminatoires et pour son incapacité chronique à modérer les saillies racistes et islamophobes de ses invités. L’autorité de régulation n’est jusqu’alors jamais allée au-delà de sanctions pécuniaires.
Par
Human Rights Watch, (RE)Claim et la Maison communautaire pour un développement solidaire appellent les autorités françaises à supprimer trois contraventions utilisées à des fins de « harcèlement policier » contre des « jeunes Noirs et Arabes en France ».
Par
En 2019, Jenny S. a vu sa voiture saisie lors d’une procédure pénale, puis attribuée à un service d’enquête. Depuis, elle a reçu presque 3 000 euros de contraventions indues et perdu tous ses points de permis. Sans parvenir à se faire entendre.
Pour rattraper le déficit de temps de parole du PS, la chaîne de Vincent Bolloré a discrètement rattaché l’ancien député, qui n’est plus adhérent du parti depuis 2018, au temps de parole alloué à la formation socialiste. En 2025, il a été de très loin la personnalité politique « de gauche » la plus mise à l’antenne sur CNews.
Dans un pays profondément divisé, l’équipe nationale masculine de football, qui inaugure mercredi 17 juin son Mondial contre l’Ouzbékistan, est un des derniers symboles qui rassemblent. Mais cela ne l’a pas empêchée d’être entraînée dans des polémiques liées à la campagne présidentielle.
Par
Historiquement, les sports états-uniens (football américain, baseball ou hockey) ont été utilisés pour exalter la patrie, la nation et l’armée. Ces derniers temps, ces disciplines sont peu à peu devenues des chambres d’écho au trumpisme. Pour le « soccer », la donne est plus compliquée.
Les deux films réalisés par des célébrités de YouTube, ultrarentables, ont atteint les sommets du box-office aux États-Unis. Ils disent en creux la difficulté des studios d’Hollywood à parler aux jeunes de la « génération Z ».
Par
Le Parlement de Stockholm a adopté des textes permettant de supprimer le statut de résident permanent aux bénéficiaires d’une protection internationale, ou de retirer aux étrangers le droit au séjour en cas de « mauvais comportement ». La Suède est « méconnaissable », alerte une militante.
Par
Une majorité de parlementaires a approuvé mercredi à Strasbourg le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, qui permet notamment aux États membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention hors des frontières de l’Union européenne.
Laurent relativise la gravité de ce qu’il fait depuis une dizaine d’années. « Dans les termes légaux, c’est de la corruption. Moi je parle d’arrangement, de facilité. » Dans ce deuxième épisode, ce policier relate les risques qu’il prend, et la façon dont il dépense l’argent « illégalement acquis ».
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

L’Atécopol publie ce 18 juin un plaidoyer pour l’émergence d’un label « Sans-IAg » dans l’enseignement, la culture, la recherche, le journalisme et les entreprises. Il a été signé par 1200 professionnels et citoyen·nes. Il invite à ne pas utiliser l’IA générative dans le cadre professionnel et à afficher son engagement sous la forme d’une phrase explicite, d’un logo personnel ou d’un court texte.
Statuant sur l’affaire qui oppose Sophie Djigo à des responsables d’extrême droite qu’elle accuse d’avoir orchestré une campagne de harcèlement extrêmement violente à son encontre, la 17ème chambre du tribunal de Paris a débouté sa demande. « Nous sommes à la fois choqués et inquiets de cette décision judiciaire [...] qui augure de bien mauvaises heures et nouvelles batailles à venir » déplore un ensemble d'universitaires, de personnalités et d'organisations.
L’affaire Lyhanna appelle la vérité, et les inspections de la justice de la gendarmerie et des autres ministères associés devront établir avec précision ce qui a été fait. Elle n’interdit pas d’examiner d’éventuelles responsabilités individuelles. Mais l’inverse est tout aussi vrai : aucune ne se réforme lorsque la recherche des fautes individuelles sert à masquer un effondrement collectif.
le blog de
Depuis l'affaire Lyhanna, l'extrême droite a fait des propositions tous azimuts pour lutter contre la pedocriminalité. Mais sa vision conservatrice des rapports familiaux, et ses oppositions ou abstentions récurrentes au Parlement, maintiennent les enfants dans un système de domination qu'elle n'a en réalité aucune ambition de renverser. Un sujet délaissé car ethniquement désavantageux.
le blog de
Notre partenaire de Guyane doit être interrogé ce mercredi à la gendarmerie de Cayenne pour répondre de ses informations. Il s’inquiète d’être entendu sous le régime de la garde à vue.
La démission d'Alexandra Palt de WWF France suite à sa participation à une manifestation antiraciste a provoqué la surprise générale. Pourtant, depuis des décennies, des peuples autochtones dénoncent les violences, expulsions et discriminations liées à certains programmes de conservation soutenus par l'organisation.
Nous, salarié·e·s du WWF France, réaffirmons qu'il ne peut y avoir de protection du vivant sans lutter contre toutes les discriminations.
15 jours pour 1€ seulement
Soutenez Mediapart
Nos investigations, vidéos et analyses ne sont possibles que grâce aux contributions de nos abonné·es. Soutenez le premier quotidien en ligne 100% indépendant !
Je teste pour 1€
À la fin de la période de découverte, l'abonnement est reconduit au tarif classique. Offre résiliable en ligne à tout moment.
Cette lettre vous a été transférée par un·e ami·e ? Vous pouvez vous inscrire directement en cliquant ici

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Le délit de « doxing »

"Après lecture du délibéré, Frédéric Pichon s’est déclaré « scandalisé » et a annoncé que son client Erik Tegnér allait faire appel contre « cette décision, éminemment politique ». « On a détourné, avec une indécence absolument caractérisée, la loi Paty, qui était faite pour protéger des victimes d’infractions terroristes, pour la retourner contre des journalistes », a accusé M. Pichon.

Le délit de « doxing », soit la « divulgation d’information personnelle permettant d’identifier ou de localiser une personne et exposant à un risque indirect d’atteinte à la personne ou aux biens », a été introduit en 2021 à la suite de la mort de Samuel Paty, identifié grâce à son nom et à l’adresse du collège où il enseignait.

Satisfaite de la décision rendue, Agathe Grenouillet a souligné combien les avocats plaignants qu’elle représente avaient « pu ressentir pendant plusieurs mois de la peur juste parce qu’ils ont fait leur métier. Et ça, dans un Etat de droit, ce n’est pas censé pouvoir exister »."


https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/18/erik-tegner-le-directeur-du-magazine-d-extreme-droite-frontieres-condamne-a-six-mois-avec-sursis-pour-divulgation-de-donnees-personnelles-d-avocats_6704565_3224.html

Anonyme a dit…

FAURE, GLUCKSMANN, MÉLENCHON : LE PLUS CLIVANT DES TROIS N’EST PAS CELUI QU’ON DIT
BLAST, Le souffle de l'info


https://youtu.be/KNQQf0JLaVA?si=v75eDedyxP21hut3


"Le 7 juin, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle de 2027, a tenu à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, son premier meeting de campagne, devant 26 000 personnes - soit une foule assez conséquente.
La presse et les médias mainstream, qui ont passé les dernières années à dénigrer La France insoumise, ont été obligés de reconnaître, bien à contrecœur, que ce meeting de Saint-Denis avait été un succès - mais n’ont bien sûr pas pu s’empêcher d’ajouter à ce constat quelques petites perfidies.
Le journal Libération, par exemple, a donné la parole à un courageux député socialiste anonyme qui a décrété qu’ « avec sa "nouvelle France", Jean-Luc Mélenchon » était dans une « ligne très clivante visant à opposer deux France ».
Dans la réalité, on l’a dit : Mélenchon venait précisément d’expliquer, durant son meeting de Saint-Denis, que la nouvelle France visait au contraire à rassembler le plus largement possible, plutôt qu’à diviser.
Mais lorsqu’il s’agit de dénigrer le candidat de La France insoumise, et de le présenter comme un personnage conflictuel : il semblerait que ni le Parti socialiste, ni ses fidèles porte-voix de la presse dominante ne se sentent tenus de trop respecter la réalité des faits."

Nouvel épisode de Jusqu'ici tout va mal, par Sébastien Fontenelle.

Journaliste : Sébastien Fontenelle
Montage : Camille Chalot, Sandra Perrin
Son : Baptiste Veilhan, Théo Duchesne
Graphisme : Morgane Sabouret
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert

Aramis a dit…

"Canicule : des fermetures décidées localement, sans service minimum obligatoire

Le plan ministériel de gestion des vagues de chaleur publié par le ministère de l’Éducation nationale le 27 mai 2026 s’applique à l’ensemble des établissements scolaires, publics et privés. Il prévoit des mesures de prévention et d’adaptation, mais ne fixe aucun seuil national de température entraînant automatiquement la fermeture des écoles. Dans les écoles publiques du premier degré, les décisions de fermeture totale ou partielle sont prises localement par le maire, en lien avec le préfet et les autorités académiques. Dans les établissements privés, les décisions relèvent du chef d’établissement et de l’organisme gestionnaire, en coordination avec les autorités académiques et préfectorales.Dans les deux cas, il n’existe aujourd’hui aucune obligation réglementaire de mettre en place un service minimum d’accueil ou une solution de repli pour les familles en cas de fermeture liée à la canicule. Les réponses apportées dépendent des moyens disponibles localement.

L’absence de dispositif obligatoire pour les salariés confrontés aux fermetures d’écoles

Il n’existe aucune disposition spécifique du Code du travail imposant aux employeurs privés ou publics d’accorder une autorisation spéciale d’absence en cas de fermeture d’école liée à un épisode climatique. En pratique, les conséquences des fermetures d’écoles reposent donc largement sur les capacités d’organisation des familles.

Les femmes, et notamment les mères isolées, en première ligne face aux fermetures d’écoles

Or, cette organisation repose encore très majoritairement sur les femmes. Ces impacts sont encore plus marqués pour les familles monoparentales, à plus de 80 % portées par les mères, par nature avec moins de relais et moins de capacité d’adaptation. Lorsqu’une fermeture d’école intervient de manière imprévue, il n’est souvent plus possible de poser des congés supplémentaires. Le télétravail, lorsqu’il est possible, ne constitue qu’une solution au rabais. Travailler tout en gardant un enfant à domicile est très complexe – en particulier si l’enfant est petit. Par ailleurs, rien ne garantit que les logements des mères isolées soient plus adaptés à la chaleur. En effet, les familles monoparentales sont souvent exposées à la précarité énergétique (un tiers d’entre elles déclarent un inconfort thermique, Insee 2011, pas de chiffres plus récents…cela en dit déjà long ) et ont des difficultés à accéder à un logement digne. "
(…)


https://meresdeters.wordpress.com/2026/06/19/canicule-la-fermeture-totale-ou-partielles-des-ecoles-mettent-les-meres-isolees-et-les-familles-monoparentales-dans-une-impasse/

Anonyme a dit…

https://www.facebook.com/marc.arnaud.758/photos/en-compl%C3%A9ment-%C3%A0-mon-pr%C3%A9c%C3%A9dent-post-une-%C3%A9vidence-mafaldienne-merci-%C3%A0-quino-davoir/10237886685125077/?set=a.3976889099442

Anonyme a dit…

En bref — Quotidien
« Climatiser l’été, c’est comme chauffer l’hiver » : l’affirmation trompeuse du RN

"Invité de France 2 vendredi 19 juin, le député RN Franck Allisio a défendu le plan de climatisation porté par son parti en comparant le fait de climatiser l’été à celui de chauffer l’hiver, jugeant cette pratique tout aussi peu problématique pour le climat.

Une analogie que le média Bon Pote, auteur d’une enquête fouillée sur la climatisation, vient nuancer. Sur le seul plan des émissions, l’argument n’est pas totalement infondé : le mix électrique français étant décarboné à 95 %, la climatisation ne représente qu’un poste d’émissions marginal à l’échelle nationale. Mais la comparaison occulte un effet que le chauffage hivernal ne produit pas : les climatiseurs rejettent de l’air chaud directement dans la rue, aggravant les îlots de chaleur urbains au moment même où il fait déjà très chaud. Selon une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme, un climatiseur installé en rez-de-chaussée peut « rejeter de l’air à 50 °C, voire plus » dans l’espace public.

Cette généralisation de la climatisation pose aussi un problème d’infrastructure : RTE prévoit que la consommation électrique liée à ces systèmes pourrait plus que doubler d’ici 2050, accentuant la pression sur un réseau déjà fragilisé pendant les pics de chaleur. Comme l’indique l’article de Bon Pote, la clim sauve des vies mais ne peut, seule, constituer une politique de refroidissement : les solutions passives — isolation, protections solaires, ventilateurs — devraient être priorisées avant d’y recourir systématiquement."


https://reporterre.net/Climatiser-l-ete-c-est-comme-chauffer-l-hiver-l-affirmation-trompeuse-du-RN