Natacha Polony : "La concentration des élites a conduit la France et l’Europe dans une situation de dépendance critique"
Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 commentaires:
L'ALGORITHME QUI S'EMBALLE...
"Le fichage et la surveillance ont toujours existé avec, pour premières cibles, les vagabonds, les étrangers et les militants. Ces dernières années, une pléthore de lois et de règlements, souvent liberticides, a rendu poreuse la frontière entre légalité et illégalité, entre judiciaire et administratif, et fait basculer un droit pénal fondé sur la culpabilité vers un modèle centré sur la dangerosité.
Aujourd’hui, l’expansion des fichiers avec la généralisation de la vidéosurveillance algorithmique fait peser des risques majeurs sur nos libertés, alerte Yoann Nabat, professeur de droit à l’université de Bordeaux, diplômé en philosophie et criminologie. Dans son ouvrage Surveiller et ficher, fort documenté, il appelle à une prise de conscience et à des réformes urgentes d’encadrement de ces dispositifs.
Vous montrez une certaine continuité dans l’histoire du fichage et des aspects communs aux différentes époques. Quels sont-ils ?
Sous l’Ancien Régime, la Révolution ou Napoléon, les pratiques de fichage ont des points communs : le caractère secret d’une partie de ces pratiques, une porosité de la frontière entre la haute police et la basse police, c’est-à-dire entre le renseignement, la police de surveillance des opposants politiques et la surveillance de la petite délinquance, de la criminalité du quotidien.
Et les publics visés par le fichage sont, pour schématiser, les vagabonds, les étrangers, les pauvres, les ouvriers, les militants, les opposants."
(…)
https://www.humanite.fr/societe/algorithmes/avec-le-reseau-des-cameras-de-surveillance-un-gouvernement-pourrait-geolocaliser-en-temps-reel-toute-la-population-francaise-alerte-yoann-nabat
CNEWS REMET LE COUVERT…
"Vincent Hervouet, éditorialiste politique étrangère sur Europe 1, participe alors à l’émission « L’heure des pros ». Il revient sur le retrait militaire français du Mali, en février 2022, et la fin de l’opération « Barkhane », alors que le Mali, aux prises d’attaques djihadistes, traverse une grave crise.
« On a perdu le Mali et on a M. Bagayoko en échange. Voilà la réalité crue de ce qu’il se passe en France. Vous avez un maire malien à Saint-Denis, mais la France elle est… » commence-t-il. Pascal Praud, animateur de l’émission, l’interrompt : « Non, vous avez un maire français à Saint-Denis. » Et Vincent Hervouet de reprendre : « Oui, mais d’origine malienne à Saint-Denis. Mais vous (la France de manière générale) êtes indésirable au Mali. On a été chassés du Mali. »
Bally Bagayoko a réagi à ces propos dans un long tweet ce vendredi après-midi. « En me qualifiant de maire malien en France, vous ne parlez pas seulement de moi. Vous dites à des millions de Français issus de l’immigration qu’ils resteraient éternellement renvoyés à une origine, quelle que soit leur place dans la société, leur engagement ou leur attachement à la République », déplore le maire, se disant « fier de (ses) origines, évidemment, mais pleinement français et pleinement légitime ».
Pour l’édile insoumis, il ne s’agit d’un simple « dérapage » et dénonce sur la chaîne de Vincent Bolloré un recours fréquent aux « amalgames », aux « sous-entendus sur la légitimité de certains » et aux « oppositions permanentes entre origines et appartenance nationale ». Une « banalisation dangereuse pour le débat public », alerte Bally Bagayoko, qui avait déjà réclamé la fermeture de la chaîne.
Au-delà de son cas personnel, l’élu fustige l’idée selon laquelle la « France conserverait une forme de tutelle politique, militaire ou culturelle » en Afrique.
« Notre pays ne peut plus penser sa relation avec le continent africain à travers les réflexes d’une autre époque. Le temps du paternalisme et des logiques postcoloniales est révolu, soutient l’intéressé. Le Mali n’a pas été perdu comme on perdrait un territoire ou une possession. Le Mali est un État souverain. »
Député LFI de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes s’était lui aussi indigné des propos de Vincent Hervouet un peu plus tôt dans la journée. « À nouveau CNews déroule le tapis rouge au racisme », cingle-t-il sur X, appelant à la fermeture de CNews « sans délais »."
https://www.leparisien.fr/politique/on-a-perdu-le-mali-et-on-a-m-bagayoko-en-echange-le-maire-de-saint-denis-denonce-de-nouveaux-propos-a-son-encontre-sur-cnews-15-05-2026-DQGO5QILZ5G55C6MYEZ6WX6BOM.php
Enregistrer un commentaire