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Affaire Bygmalion : libération conditionnelle sans bracelet électronique
Élections locales au Royaume-Uni, le Charles-de-Gaulle en route vers le Golfe, rumeurs d'accord entre l'Iran et les États-Unis, l'OMS sur le navire MV Hondius.
Affaire Bygmalion : libération conditionnelle sans bracelet électronique
Nicolas Sarkozy, qui avait été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, par la cour d’appel de Paris dans l’affaire Bygmalion, bénéficiera d’une libération conditionnelle. L’ancien président de la République ne portera pas de bracelet électronique. La décision n’est pas définitive, les parties pouvant faire appel.
C’est le juge d’application des peines qui a tranché sur les modalités d’aménagement de la peine de six mois de prison ferme de Nicolas Sarkozy. La justice avait rejeté en mars la confusion de ses peines dans les affaires Bismuth et Bygmalion. Dans cette dernière, Nicolas Sarkozy a été condamné en février 2024 par la cour d’appel de Paris à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle perdue de 2012. Cette condamnation est devenue définitive le 26 novembre 2025 avec le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
Les enjeux des élections locales au Royaume-Uni
Des millions de Britanniques se rendent aux urnes pour des élections locales qui s’annoncent extrêmement difficiles pour le Premier ministre travailliste, Keir Starmer, alors que les récents sondages lui prédisent une défaite historique.
Ces élections représentent le plus grand test électoral pour le Parti travailliste (Labour) depuis sa victoire écrasante aux législatives, en juillet 2024, qui avait mis fin à 14 ans de règne des conservateurs (Tories). Tout porte à croire qu’il va se solder par un échec cuisant.
Le Labour risque de perdre environ 1 850 des quelque 2 550 sièges qu’il défend (sur 5 000 en jeu). Le gouvernement travailliste a suscité beaucoup de désillusion, en particulier sur la question du coût de la vie.
Impopulaire jusque dans son propre camp, le Premier ministre britannique, est également embourbé depuis des mois dans l’affaire Peter Mandelson. Cet ancien poids lourd du Labour a été nommé ambassadeur à Washington par Keir Starmer, malgré ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Le chef du gouvernement a reconnu une “erreur de jugement”.
Les enquêtes d’opinion assurent également que le parti de Nigel Farage, Reform UK, va encore progresser lors de ces élections locales. La formation d’extrême droite peut espérer gagner entre 1 200 et 1 600 sièges locaux en Angleterre, après avoir déjà remporté plus de 40% de ceux renouvelés lors du scrutin local de 2025. Reform UK vise notamment des territoires historiquement conservateurs, où il séduit des électeurs âgés ou peu diplômés.
Les Verts (Green Party) sont par ailleurs en pleine ascension, notamment depuis l’arrivée en septembre dernier d’un nouveau chef, Zack Polanski, qui prône un programme centré sur la justice sociale, proposant notamment d’instaurer un impôt inspiré de la taxe Zucman et défendant le plafonnement des loyers.
Fin février, la victoire spectaculaire du Green Party lors d’une législative partielle au Royaume-Uni dans un bastion historique du Labour sonnait déjà comme un avertissement pour les travaillistes.
Le pays de Galles se dessine comme le symbole de l’effondrement travailliste. Le Labour risque en effet de perdre le contrôle du parlement local pour la première fois depuis sa création il y a 27 ans.
En Ecosse, les travaillistes redoutent aussi des résultats humiliants qui les verraient terminer derrière Reform UK. Le Parlement écossais devrait lui rester entre les mains du parti indépendantiste SNP (Scottish National Party), au pouvoir depuis dix-neuf ans.
Le porte-avions français Charles-de-Gaulle se dirige vers la région du Golfe
Le porte-avions français Charles-de-Gaulle et son escorte franchissent le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d’une mission pour rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce prépositionnement est le “signal” que la coalition promue par la France et le Royaume-Uni est “prête” à sécuriser le détroit d'Ormuz, explique l'Elysée, qui précise que la France demande à Washington et Téhéran de “traiter la question d'Ormuz à part” du reste du conflit.
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit. Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut “neutre” et “bien distincte des belligérants”, selon les mots d'Emmanuel Macron prononcés mi-avril.
Les plus de 40 pays qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres. Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale, est escorté de plusieurs frégates.
Le Président du Parlement iranien accueille avec ironie les rumeurs d’accord avec les Etats-Unis
Le Président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf, a accueilli avec ironie les rumeurs d'accord entre son pays et les Etats-Unis. “L'opération 'T'inquiète, frère' a échoué. Retour à la routine avec l'opération Fauxios'”, a-t-il écrit sur X. Une référence aux articles du média Axios, qui s'appuie régulièrement sur des sources au sein de l'administration américaine. La veille, Donald Trump avait jugé “très possible” un accord de paix avec l’Iran, générant une chute du pétrole et une flambée des places boursières.
Les marchés financiers ont préféré retenir un scénario optimiste, Wall Street terminant en nette hausse, dans la foulée de Bourses européennes euphoriques. Le cours du baril de Brent a plongé de près de 8% à 101,27 dollars, loin du pic des 126 dollars atteint il y a quelques jours.
Le chef de l’OMS sur la situation du MV Hondius
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, “ne pense pas” que la situation née de l’apparition d’un foyer d’hantavirus sur le bateau de croisière au large du Cap-Vert soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19. “Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible”, a-t-il expliqué.
“Nous avons actuellement huit cas suspects. Trois des patients ont été évacués il y a à peine quelques heures”, a-t-il détaillé. “Nous avons déjà à bord des professionnels de santé, dont du personnel de l’OMS. Et nous continuerons à surveiller et à soutenir les personnes à bord. Nous suivrons également la situation à l’extérieur”, a promis le chef de l’OMS.


3 commentaires:
Les sondages ont tout pour inquiéter Trump avant les midterms
"Ce chiffre a même empiré depuis la publication de l’article partagé par Donald Trump, le 10 avril. Selon un sondage partagé mercredi par PBS News, 60 % des Américains – et plus d’un électeur républicain sur cinq – sont opposés à la manière dont leur président gère la situation en Iran. Pire, 63 % de la population reproche au locataire de la Maison Blanche la flambée des prix du carburant.
Même constat du côté du sondage Ipsos pour plusieurs médias dont le Washington Post, paru lui aussi mercredi et selon lequel 61 % des Américains estiment qu’utiliser la force militaire contre l’Iran était une erreur. Ce niveau d’opposition est « comparable » à celui observé « pendant la guerre du Vietnam », enfonce le Daily Beast dans son article.
De nombreux médias américains estiment que l’impopularité de la guerre en Iran et la flambée des prix qu’elle a provoquée pourraient coûter cher à Donald Trump et son camp lors des midterms du 3 novembre. Ces élections de mi-mandat – à la Chambre des représentants et au Sénat – tournent souvent à l’avantage du parti d’opposition.
Dès le début du mois d’avril, même si un cessez-le-feu venait d’être annoncé entre Washington et Téhéran, des Républicains cités par Politico disaient craindre que la guerre les ait déjà condamnés à la défaite."
https://www.huffingtonpost.fr/international/article/trump-partage-ce-sondage-sur-la-guerre-en-iran-pour-se-valoriser-mais-il-aurait-mieux-fait-de-s-abstenir_263570.html
"Les psychédéliques sont encore souvent associés à la drogue, au danger, au mouvement de la contre-culture hippie des années 1960. Mais leurs usages sont plus divers que ça, et pourraient aussi aider à traiter des pathologies parfois mal prises en charge, comme la dépression, les addictions ou les stress post-traumatiques. Face à cette insatisfaction, beaucoup d’Européens et d’Américains se tournent vers des solutions alternatives. L’ayahuasca, ce breuvage psychédélique utilisé dans certains rituels au Pérou, en fait partie. Avec tout le cadre qui l’entoure, les chants, les guérisseurs, les règles, les récits après coup, elle peut donner à certains une autre manière de faire avec leurs maux et leurs traumatismes. Alors que l’opinion reste très divisée, entre ceux qui idéalisent ces substances et ceux qui y sont farouchement opposés, doit-on changer notre regard sur les psychédéliques ? Et comment les usages rituels de l’ayahuasca peuvent-ils nous aider à penser autrement leur encadrement ?"
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/sante-doit-on-changer-notre-regard-sur-les-psychedeliques-4483177
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L' Ayahuasca, le psychédélique qui transforme l'existentiel...
https://youtu.be/h43knKq894I?is=raXJs43dZ_nbhQ9n
MOUAMMAR DOIT SE RETOURNER DANS SA TOMBE !!!
"Au deuxième jour des réquisitions dans le procès en appel sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, ce 12 mai, le parquet général a réclamé la condamnation de Nicolas Sarkozy pour corruption, recel de détournements de fonds publics, et financement illégal… Des réquisitions fluides et implacables. Les avocats plaideront en défense à compter de la semaine prochaine.
L’adjudant-chef des gendarmes appuie sur les boutons de la télécommande des hauts rideaux de la salle d’audience. Il les ferme les uns après les autres, évitant que les reflets du soleil de ce matin de mai viennent gêner les magistrats de la Cour et le prévenu du premier rang. Une pénombre se forme. Et avec elle, dans cette salle historique, comme le crépuscule d’une présidence dont aujourd’hui, le parquet sonne le glas… Dans son costume sombre, Nicolas Sarkozy est assis entre deux de ses avocats. La tête encore ostensiblement tournée à l’opposé de la lumière. Mais aussi parce qu’elle vient de la direction du son de la voix de Damien Brunet, un des trois avocats généraux en charge de l’accusation. Ce mardi 12 mai matin, Damien Brunet, avec le sourire placide et la voix tranquille, charcute la défense de son illustre cible,
« l’instigateur ».
Méthodiquement, celui qui a demandé la veille à la cour de condamner Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs, demande ce matin l’infirmation de ses trois relaxes de première instance. Pour le parquet général, il doit aussi être condamné pour corruption, recel de détournement de fonds publics et financement illégal de campagne. Une charge sans forfanterie mais d’une violence abyssale. Concluant son propos, Damien Brunet lance aux magistrats de la cour d’appel : « Vous aurez la conviction que les prévenus, en accord avec le régime de Mouammar Kadhafi, ont récupéré des fonds publics libyens pour financer les aspirations personnelles et politiques de Nicolas Sarkozy. Vous aurez acquis la conviction que, pour ce faire, tous les stratagèmes de blanchiment et de rétrocommissions, déjà connus dans d’autres affaires, ont été mis en œuvre. Les stratagèmes de mouvements de fonds incontrôlés, les stratagèmes de détournements des moyens de l’État, les stratagèmes de négation des décisions de justice et de ses valeurs, tous ces stratagèmes ont permis, par la constitution d’une association de malfaiteurs, de vicier le financement d’une élection suprême de la Ve République, de nourrir des intérêts financiers opportunistes et de ravaler les fonctions républicaines au rang de qualités usurpées. »
(…)
https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/sarkozy-pensait-devenir-intouchable-la-violence-des-requisitions-du-parquet-general
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