"Face à Léa Salamé, c’est à peine si Pierre-Yves Bournazel cherche à dissimuler que la décision lui a été imposée. Rapidement il se justifie au nom de l’attente « d’une majorité de Parisiens » mais aussi « parce que (...) une majorité de colistiers et tous les partis qui me soutiennent souhaitaient cette alternance et donc cette fusion. » Et lui que souhaitait-il ? Être maire de Paris. Rien de plus, mais rien de moins. Puisque ce ne sera pas le cas, Pierre-Yves Bournazel sauve les meubles. En acceptant la fusion, il coupe court au discours de la droite déjà prêt à l’accuser d’avoir « empêché l’alternance » après 30 ans de socialisme. Le mouvement bénéficie aussi à Edouard Philippe, qui garde sa position de rassembleur des électeurs de la droite et du centre en vu de 2027. Mais il n’est plus si positif que cela pour Rachida Dati.
Car en se retirant, Pierre-Yves Bournazel oblige ses électeurs à trancher sur la personne de Rachida Dati et sur elle seule. En dépit de ses démêlés avec la justice, de sa personnalité clivante, de sa campagne controversée, sont-ils prêts à lui donner les clés de l’Hôtel de Ville ? L’absence de Clément Beaune, une des personnalités les plus identifiées de la liste Bournazel et figure de l’aile gauche de la macronie, et qui a refusé d’apparaître dans la liste fusionnée donne une idée de la réponse : l’électorat qui se revendique de centre gauche risque bien de ne pas trouver son compte dans la liste d’une personnalité issue des Républicains." (…)
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Une fusion imposée mais…
"Face à Léa Salamé, c’est à peine si Pierre-Yves Bournazel cherche à dissimuler que la décision lui a été imposée. Rapidement il se justifie au nom de l’attente « d’une majorité de Parisiens » mais aussi « parce que (...) une majorité de colistiers et tous les partis qui me soutiennent souhaitaient cette alternance et donc cette fusion. » Et lui que souhaitait-il ? Être maire de Paris. Rien de plus, mais rien de moins. Puisque ce ne sera pas le cas, Pierre-Yves Bournazel sauve les meubles. En acceptant la fusion, il coupe court au discours de la droite déjà prêt à l’accuser d’avoir « empêché l’alternance » après 30 ans de socialisme. Le mouvement bénéficie aussi à Edouard Philippe, qui garde sa position de rassembleur des électeurs de la droite et du centre en vu de 2027. Mais il n’est plus si positif que cela pour Rachida Dati.
Car en se retirant, Pierre-Yves Bournazel oblige ses électeurs à trancher sur la personne de Rachida Dati et sur elle seule. En dépit de ses démêlés avec la justice, de sa personnalité clivante, de sa campagne controversée, sont-ils prêts à lui donner les clés de l’Hôtel de Ville ? L’absence de Clément Beaune, une des personnalités les plus identifiées de la liste Bournazel et figure de l’aile gauche de la macronie, et qui a refusé d’apparaître dans la liste fusionnée donne une idée de la réponse : l’électorat qui se revendique de centre gauche risque bien de ne pas trouver son compte dans la liste d’une personnalité issue des Républicains."
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https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/a-paris-la-fusion-entre-rachida-dati-et-pierre-yves-bournazel-tourne-au-cadeau-empoisonne_261556.html
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