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L’Europe valide un plan engrais à plusieurs centaines de millions d’euros
Convention citoyenne sur le périscolaire, Trump renonce à une attaque contre l'Iran, des délais médicaux de plus en plus longs, hausse massive de la violation des données.
L’Europe valide un plan engrais à plusieurs centaines de millions d’euros
La commission européenne valide un “plan engrais” de plusieurs centaines de millions d’euros pour aider les agriculteurs qui rencontrent des difficultés à s’approvisionner en engrais. Près d’un tiers de ces produits transite par le détroit d’Ormuz, toujours bloqué après plusieurs semaines de conflit. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix des engrais importés a augmenté de 70%.
Ce plan va être financé, en partie, avec des fonds agricoles encore non utilisés, liés à la Politique agricole commune. “Il reste 200 millions d’euros dans cette réserve de crise, et mon intention serait de doubler au moins ce montant pour venir au secours de nos agriculteurs”, indique Christophe Hansen, commissaire européen à l’Agriculture.
Christophe Hansen veut encourager la production d’engrais plus naturels et plus européens. “C’est quelque chose que l’on produit nous-même et où l’on est très limité dans l’utilisation actuelle. Il y a, par exemple, des agriculteurs qui doivent payer pour se débarrasser du lisier de leur ferme parce qu’ils sont limités dans l’utilisation des nitrates et de l’azote sur leur terrain. Je pense que si la crise se poursuit, on devrait aussi, éventuellement, revoir les limites qui sont actuellement en application.”
Une convention citoyenne sur les violences dans le périscolaire
Cette convention citoyenne voit le jour alors que les révélations de faits de violences psychologiques, physiques et sexuelles se multiplient dans le périscolaire parisien. Mais le collectif SOS Périscolaire le rappelle régulièrement : le reste de la France n’est pas épargné par les violences commises par des animateurs sur les enfants. Depuis 2021, cette organisation de parents partage sur son compte Instagram des témoignages qui émanent de Guyane, du Finistère, ou encore des Bouches-du-Rhône.
Dans la capitale, cependant, la quantité d’animateurs suspendus est effarante. En 2025, 30 animateurs ont été écartés de leurs fonctions, dont 16 pour suspicions de faits à caractère sexuel. Depuis début 2026, c’est même 78 animateurs qui ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Ces affaires parisiennes se sont également judiciarisées. Le parquet enquête sur 84 écoles maternelles, une vingtaine d’élémentaires et une dizaine de crèches.
La convention citoyenne sera composée d’un groupe de 80 parents d’élèves volontaires qui disposeront de moyens pour s’informer, enquêter, auditionner et se déplacer sur le terrain. Cette convention associera l’ensemble de la communauté éducative, les associations, les experts, ainsi que des groupes d’enfants. Des auditions d’experts, de professionnels et de responsables politiques sont prévues les 30 et 31 mai. Des visites de terrain auront lieu les semaines du 1er et 8 juin. Puis, les parents délibéreront les 13 et 14 juin.
Les propositions seront rendues le 22 juin et soumises au Conseil de Paris en juillet. Trois thèmes seront principalement abordés : la question des scénarios de la semaine (quatre jours, quatre jours et demi ou cinq jours), les aspects organisationnels, entre recrutements et formation, et la question des contenus durant le temps périscolaire. Le tout, en associant à ces questions la prévention et la lutte contre les violences faites aux enfants. La question des caméras de vidéosurveillance dans les écoles devrait aussi être débattue.
Du côté des associations de parents d’élèves et des familles, l’accueil est plutôt tiède et les syndicats ont appelé à une grève jusqu’au 22 mai pour dénoncer les “suspensions automatiques” pratiquées par la municipalité dans une filière en “sous-effectif chronique”.
Donald Trump renonce à une nouvelle attaque contre l’Iran
Donald Trump a annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque qui aurait dû avoir lieu contre l'Iran. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent qu'un accord est possible. Le locataire de la Maison Blanche a ensuite estimé devant la presse qu'il avait “de très bonnes chances” de s'entendre avec la République islamique.
Donald Trump a évoqué une évolution “très positive” des tractations avec Téhéran, sans fournir de détail sur leur contenu. Le président américain a toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une “attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé”. L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a-t-il écrit sur son réseau.
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Des délais qui se rallongent pour obtenir des rendez-vous médicaux
La cardiologie (42 jours) et la dermatologie (32 jours) présentent les délais médians les plus longs pour obtenir des rendez-vous en médecine libérale, confirmant une forte tension déjà relevée en 2023, selon la deuxième étude de Doctolib et la Fondation Jean Jaurès.
L'étude porte sur 80 000 praticiens libéraux utilisateurs de Doctolib et représente plus de 234 millions de consultations réalisées en 2025. Elle couvre dix professions de santé libérales, réparties entre soins de premier recours (médecins généralistes, pédiatres, masseurs kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes) et spécialités (cardiologues, dermatologues, gynécologues, ophtalmologues, psychiatres).
Entre 2023 et 2025, les délais restent relativement stables mais la profession qui présente le délai médian le plus long est la cardiologie : 42 jours médians d'attente pour un rendez-vous. Seuls 8% des rendez-vous peuvent être assurés dans les 48h, 82% au-delà de 7 jours. Viennent ensuite les dermatologues (32 jours de délai médian), et les ophtalmologues (21 jours médians). Plus de 70 % des rendez-vous dans ces disciplines sont obtenus au-delà de 7 jours.
Les consultations d'urgence (moins de 48h) sont maintenues avec fragilité. Elles sont encore possibles pour 39% des créneaux en médecine générale, 37 % en pédiatrie, mais seulement 8 % en cardiologie et 12 % en dermatologie. Les professions de premier recours affichent des délais allant de 3 jours d'attente pour les médecins généralistes, 6 jours pour les kinésithérapeutes, 8 jours pour les pédiatres, à 10 jours pour les chirurgiens-dentistes. La part des rendez-vous au-delà de 7 jours progresse de 35 % en médecine générale et 47 % des départements enregistrent une hausse des délais de rendez-vous.
L’accès aux soins libéraux en France est toujours très inégal, selon la spécialité consultée et le lieu d’habitation. Les écarts départementaux sont considérables. En cardiologie, le délai varie de 16 jours pour Paris à 164 jours pour le Gers. En ophtalmologie, le délai va de 5 jours pour Paris à 153 jours pour le Gers. En dermatologie, l’écart est de 7 jours (Savoie) à 90 jours (Aisne). L’Île-de-France, notamment la petite couronne, conserve les délais les plus courts pour la quasi-totalité des spécialités.
La téléconsultation permet de réduire les délais. En médecine générale et en pédiatrie, plus de 60 % des téléconsultations sont obtenues en moins de 48 heures. Mais cette pratique reste marginale dans la plupart des spécialités.
À noter que ces résultats ne comptabilisent ni les recherches infructueuses, ni la proportion de rendez-vous non obtenus, ni le renoncement aux soins, ni le refus de nouveaux patients. 63 % des répondants déclarent avoir renoncé à chercher un rendez-vous au cours des 12 derniers mois, en majorité faute de créneau horaire compatible ou de rendez-vous disponible. Résultat : un patient sur quatre s’est rendu aux urgences, faute de rendez-vous en ligne.
Le nombre de violations de données a atteint un record en 2025
L'année 2025 a connu un nombre record de violations de données en France selon l'autorité protectrice de la vie privée, la Cnil. La Commission nationale de l'informatique et des libertés a enregistré l'an dernier 6 167 notifications en ce sens, soit 9,5% de plus qu'en 2024.
Les secteurs comme l’administration publique, la santé et les activités financières et d’assurance sont particulièrement visés. Ce bilan 2025 ne tient pas compte des cyberattaques qui ont visé les logiciles de Weda en novembre (pour les professionnels de santé) et de Harvest en février (pour les professionnels du conseil patrimonial), qui ont entraîné à elles seules plus de 11 600 notifications de différentes entreprises clientes auprès de la Cnil.
En 2026, la tendance semble s’accélérer, puisque l’autorité a déjà relevé plus de 2 730 violations sur le seul premier trimestre. Ces derniers mois, les fuites de données d’ampleur significative se sont multipliées, concernant aussi bien des fédérations sportives, des chaînes d’hôtels ou l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS).
“Personne n'est épargné”, souligne Marie-Laure Denis, la présidente de la Cnil, selon qui les violations “impliquent souvent des prestataires”, plus vulnérables car “de taille plus modeste” et dotés de systèmes de sécurité parfois moins performants. La patronne de l'institution précise que “ces attaques sont rentables, les données ont de la valeur, comme par exemple les données de santé”, ce qui explique l'amplification du phénomène.
Selon elle, “le développement de l'intelligence artificielle automatise, industrialise et démocratise les attaques tout en permettant de les personnaliser en recoupant les données”.
La revue de presse du Monde Moderne du mardi 19 mai
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
mardi 19 mai 2026
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