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DES CLOCHETTES DANS LE PÉTRIN !
"Il n’y a qu’en France où la passion du pain peut aveugler à ce point et servir de prétexte à la mise à mal du seul jour férié et chômé, de son histoire sociale et de sa symbolique immense.
Gabriel Attal et les défenseurs de la proposition de loi pour l’extension du travail le 1er Mai nous servent l’histoire que voici : privés de baguettes par un jour férié «archaïque», les Français et leurs boulangers seraient à bout. Heureusement, d’héroïques parlementaires qui veulent «libérer le travail» volent au secours du peuple mis au pain sec. L’ancien Premier ministre, qui ne jure que par les «traditions pas trop cuites» et, accessoirement, la présidentielle de 2027, a envoyé 35 000 affichettes aux boulangeries de France et produit des vidéos où il interpelle le passant, baguette à la main : «Vous saviez que les boulangers n’avaient pas le droit d’ouvrir le 1er Mai ?» Non, on ne le savait pas. Parce que c’est faux. Un patron peut parfaitement ouvrir son commerce. Ce que la loi lui interdit, c’est d’y faire travailler des salariés.
Il est tout aussi faux de croire que les premiers bénéficiaires seraient les artisans boulangers ou les fleuristes de quartier que Gabriel Attal met en scène. Ce seraient les chaînes : Paul, Interflora. Et pourquoi pas, à terme, les grandes enseignes. Au total, 1,5 million de salariés seraient concernés.
Quant au volontariat, censé encadrer le dispositif, le précédent du travail le dimanche a démontré qu’il n’existe pas. Il est celui qui ne peut pas refuser.
La méthode employée aussi est manipulatoire. En enjambant l’examen du texte à l’Assemblée par un rejet tactique vendredi pour accélérer et appliquer ce texte dès le 1er mai 2026, les macronistes, aidés par la droite et l’extrême droite, ont poussé les huit centrales syndicales à faire front commun pour écrire à Sébastien Lecornu. Un fait politique rare, à la hauteur de l’enjeu. Le Premier ministre a appuyé sur le frein et promis qu’il n’y aurait pas de «passage en force». Et les dirigeants syndicaux rencontreront le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, ce lundi.
Ce front commun doit tenir. Et le débat doit être refermé au plus vite avant qu’il n’abîme davantage les droits des travailleuses et des travailleurs. Et efface la célébration des luttes syndicales passées et à venir.
Les petits commerces méritent mieux que d’être utilisés pour faire sauter un élément fédérateur de notre patrimoine social et servir les ambitions de Gabriel Attal, qui finira par nous mettre toutes et tous dans le pétrin."
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/editorial/menace-sur-le-1er-mai-un-pain-a-notre-histoire-sociale-et-aux-droits-des-travailleurs-20260412_J4MSAO3LRBD25DTYVLTA73TTSE/
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