«Confier les clés de Paris à Rachida Dati, ce serait fou, irresponsable» : révélations sur les coulisses du retrait de Pierre-Yves Bournazel ![]()
Par Sophie des Déserts
«Libé» a retracé la campagne du candidat Renaissance-Horizons aux municipales à Paris, qui s'est retiré, après avoir été contraint de fusionner sa liste avec celle de l'ex-ministre de la Culture, soutenue mordicus par le Président. Lire plus
LES MUNICIPALES AILLEURS EN FRANCE
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samedi 21 mars 2026
Fwd: «Confier les clés de Paris à Rachida Dati, ce serait fou, irresponsable» : révélations sur les coulisses du retrait de Pierre-Yves Bournazel
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3 commentaires:
DATI CONNAÎT BIEN LA TRIVIALITÉ...
"Depuis les accusations d’Emmanuel Grégoire, deux des journalistes qui ont animé le débat ont apporté des précisions sur la scène. Arthur Berdah du Figaro rejette toute animosité dans les propos de Rachida Dati et évoque plutôt un échange « léger ». Il précise toutefois que la maire du VIIe arrondissement a eu une formule qu’il qualifie lui-même de « triviale » et qui peut apparaître comme insultante. « Emmanuel t’es toujours aussi con », a-t-elle déclaré, selon lui.
Les mots sont les mêmes que ceux entendus par Apolline de Malherbe qui les a dévoilés à son tour ce vendredi 20 mars. « Rachida Dati lance un peu à la volée à Emmanuel Grégoire précisément : “toi, tu es toujours aussi con” », a révélé la journaliste de BFMTV. Elle précise que « le ton de Rachida Dati était moqueur, piquant pas menaçant comme le dit Emmanuel Grégoire ».
La journaliste ajoute que le socialiste a répondu à Rachida Dati, en la tutoyant lui aussi, avec un propos semblable à celui-ci : « Tu sais dans la vie, il y a des moments bons et des moments moins bons. Disons qu’en ce moment la période que l’on traverse n’est pas forcément la meilleure. »
Chacun peut donc se faire son opinion sur l’échange qui illustre surtout une fin de campagne à couteaux tirés entre les deux candidats qui s’affrontent dans une triangulaire incertaine (l’insoumise Sophia Chikirou est la troisième candidate) ce dimanche. Trois sondages publiés depuis jeudi soir donnent le socialiste vainqueur avec une marge allant d’un à sept points sur sa rivale de droite."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/rachida-dati-a-t-elle-traite-emmanuel-gregoire-de-connard-deux-journalistes-revelent-les-echanges_261692.html
La triviale et ses rivaux...
"Je ne partage pas de nombreux éléments du projet municipal des partis de gauche ; c’est la raison pour laquelle je me suis engagé sincèrement aux côtés de Pierre-Yves Bournazel. Je déplore des propos récemment tenus à l’égard du chef de l’Etat, dont je connais le combat constant contre les extrêmes. Mais l’essentiel, c’est le sérieux de l’engagement, la probité des personnes, le refus de la brutalité en politique, la clarté contre l’extrême droite ; c’est l’attachement à la solidarité et à l’écologie. L’essentiel, c’est la cohérence des valeurs : Emmanuel Grégoire a pris le risque de ne pas composer avec La France insoumise, là où d’autres ont cédé à cette tentation électoraliste, et c’est tout à son honneur. J’ai renoncé, par fidélité à mes convictions, à tout siège au Conseil de Paris. Mais dans une élection capitale et si incertaine, quand on est parisien depuis toujours et engagé à Paris pour longtemps, le non-choix n’existe pas. Le mien est clair. Le devoir civique des Parisiens est de se mobiliser. Et le devoir du futur maire de Paris sera d’apaiser et de rassembler."
(…)
https://www.nouvelobs.com/opinions/20260320.OBS113391/clement-beaune-ex-ministre-et-colistier-de-bournazel-au-second-tour-on-choisit-l-essentiel-je-voterai-emmanuel-gregoire.html
25 % à Paris, Lyon, Marseille et 50 % ailleurs
"Cela empêche aussi les listes de discuter une fois élues. Contrairement à ce qui se passe par exemple à l’Assemblée nationale, où les différentes forces politiques peuvent négocier et nouer des alliances au cas par cas. Dans les conseils municipaux, le maire dispose (quasiment) toujours d’une large majorité de sièges. Seule exception : que son score ne dépasse pas les 33 % au second tour. Puisque 25 % des sièges lui sont offerts d’office, il faut qu’il en conquière 25 % d’autres. Or s’il fait moins de 33 %, en raison notamment d’un éclatement des voix dans le cadre d’une quinquangulaire par exemple, il n’atteindra pas la majorité absolue en nombre de sièges. Ce cas de figure ne s’est jamais produit.
Pour cause, hors de Paris, Lyon et Marseille, la « prime majoritaire » atteint 50 %. Quel que soit son score, la liste arrivée première obtient donc la majorité absolue au conseil municipal. Des règles qui évitent tout blocage, mais peuvent donner lieu à des frustrations, voire à des critiques parmi les oppositions dotées de peu de sièges.
Prenons l’exemple d’une ville comme Angers. En 2020, le maire sortant Christophe Béchu a été réélu dès le premier tour avec 57 % des voix. Puisque le conseil municipal compte 59 sièges, il en a obtenu, d’entrée de jeu, la moitié grâce à la « prime majoritaire ». La moitié restante a été dispatchée proportionnellement aux résultats. En tout, le maire s’est donc retrouvé concrètement avec 49 sièges, soit 83 % du total. Les socialistes, qui avaient pourtant fait un score honorable de 17 %, n’en ont obtenu… que 5. À noter que ce mode de calcul, souvent méconnu des électeurs, vaut aussi pour les élections régionales."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/voila-pourquoi-la-prime-majoritaire-ce-coup-de-pouce-accordee-aux-maires-est-cruciale-aux-municipales_261702.html
*****
Un renforcement des listes minoritaires
La loi « PLM », portée par le député Renaissance Sylvain Maillard, vise à uniformiser le mode de scrutin entre les communes. Mais elle a été copieusement critiquée par une large partie des oppositions de droite et de gauche, notamment au Sénat. En effet, certains élus estiment qu’elle risque d’amoindrir le rôle des arrondissements, dont les élus ne siégeront plus automatiquement au conseil municipal.
Surtout, l’une de ses dispositions a été pointée du doigt à plusieurs reprises lors des débats parlementaires : la réduction de la prime majoritaire accordée au gagnant. Aujourd’hui, dans chaque commune, la liste qui arrive en tête à l’issue du scrutin emporte une prime majoritaire équivalente à 50 % des sièges au conseil municipal. Les sièges restant sont ensuite répartis entre les listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages.
Or, la réforme abaisse cette proportion à 25 % à Paris, Lyon et Marseille, ce qui renforcera mathématiquement les oppositions. Il s’agit d’améliorer la représentation des équilibres politiques au sein des conseils municipaux, ce qui explique que ce texte, au-delà des macronistes, ait reçu le soutien du Rassemblement national et de La France insoumise, deux formations qui peinent à s’implanter dans les villes concernées.
Mais d’aucuns redoutent que ce mécanisme ne favorise la fragmentation politique au sein des conseils municipaux, à l’image de ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale après les législatives anticipées. Ainsi, Paris, Lyon et Marseille, faute de majorités pléthoriques, pourraient devenir plus difficiles à gouverner."
https://www.publicsenat.fr/actualites/institutions/elections-municipales-ce-qui-va-changer-a-paris-lyon-et-marseille
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