jeudi 25 décembre 2025

 


5 commentaires:

Anonyme a dit…

Égalité ou inégalité des chances ?

"Pierre Bourdieu répond aux auditeurs de France Culture sur cette question fondamentale à l'éducation : la reproduction sociale et les mécanismes sociaux influençant la réussite scolaire. Pendant près d'une heure, le débat et la discussion est ouverte.

Avec
Pierre Bourdieu, sociologue, professeur au Collège de France (1930-2002)

Pierre Bourdieu est interrogé par Françoise Malletra et les auditeurs de France Culture sur l'égalité ou l'inégalité des chances en matière d'éducation. La conversation s'ouvre sur une définition de la sociologie selon Bourdieu, alors directeur du "Centre de sociologie européenne" et directeur de la revue Actes de la recherche en sciences sociales.

La définition de la sociologie par Pierre Bourdieu

À un auditeur qui le pousse à poser les jalons de la conversation à venir, Pierre Bourdieu s'explique dès le début de l'émission sur la science qu'il défend, et son intérêt, à la fois pour la société et pour l'individu : "La sociologie ne conduit pas au fatalisme du tout, elle donne des armes pour une action rationnelle sur le monde social", dit-il, ajoutant : "elle donne plus de chances d'agir avec une prévision raisonnable des conséquences de ce qu'on fait et avec moins de chances, par conséquent, d'être récupéré par le système. Les gens qui entreprennent des actions sans savoir la force du système contribuent toujours à renforcer le système, parce qu'il n'y a rien de pire qu'une expérience récupérée."

L'inégalité des chances à l'école depuis Mai-68

Dans ce numéro de "Ne quittez pas l'écoute", il donne également sa définition du sociologue, de ses fonctions et de sa place dans la société. Il analyse la responsabilité de l'école dans l'éducation ainsi que l'accélération de la prise de conscience de l'inégalité des chances en matière d'éducation depuis Mai-68 et la reconsidération de l'intelligence en tant que facteur de réussite sociale.

Il insiste sur l'impossibilité pour le sociologue de redéfinir entièrement une société. Il revient sur la conception de l'individu et de l'action individuelle dans la sociologie moderne et la concurrence complémentaire pour le même objet entre psychanalystes et sociologues."
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https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ne-quittez-pas-l-ecoute/pierre-bourdieu-les-domines-n-ont-aucune-conscience-des-mecanismes-de-reproduction-au-nom-desquels-ils-sont-elimines-7155352

Anonyme a dit…

LE PROTOXYDE D'AZOTE DÉBUTE SOUS L'ÈRE MACRON...

"Plusieurs faits divers médiatisés, liés à la prise de protoxyde d’azote - communément appelé « gaz hilarant » -, ont émaillé l’année 2025. Ce qui a remis dans la lumière un phénomène né en 2017, qui avait connu une accélération pendant la période 2020-2021 avec le Covid et les confinements, mais qui a pris une toute nouvelle ampleur ces derniers mois en France.

L’Office antistupéfiants (Ofast) ne s’y trompe pas. Dans une note d’analyse datée du 8 décembre, il constate que la consommation, notamment chez les jeunes, « reste très accessible en magasin, sur internet ou via les réseaux sociaux ». Il observe également que « de plus en plus de faits de refus d’obtempérer et/ou d’accidents de la route après consommation de protoxyde d’azote sont constatés », comme le rapporte Presse-Océan le 22 décembre, qui a pu consulter cette note.

Comme pour ces trois jeunes morts noyés dans leur voiture dans une piscine du Gard, ou cet homme renversé en pleine nuit par un conducteur dans le centre-ville de Lille.

Neurologue à l’hôpital Saint Vincent de Paul, au sein du Groupement des Hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille, Jean-Paul Niguet porte un intérêt particulier aux problématiques liées à la prise de protoxyde d’azote. Pour comprendre comment de plus en plus de personnes basculent dans cette forme d’addiction, il retrace l’évolution exponentielle des différents contenants renfermant le protoxyde d’azote depuis huit ans.

« Historiquement, à partir de 2017, il y avait les petites cartouches pour siphon à chantilly, mais plus personnes n’en consomme. Maintenant, ce sont les bonbonnes et les tanks », explique-t-il auprès du HuffPost, avant de détailler : « une cartouche, c’est 8 grammes de gaz ; une bonbonne, c’est 600 grammes, l’équivalent de 80 cartouches ; et le tank, c’est deux kilos, soit 250 cartouches. »
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https://www.huffingtonpost.fr/france/article/protoxyde-d-azote-des-cartouches-aux-tanks-comment-ce-gaz-hilarant-a-fait-une-mue-dramatique-en-8-ans_258354.html

Anonyme a dit…

"Lorsque le Plan « grand froid » est déclenché, plusieurs mesures concrètes sont immédiatement mises en œuvre et renforcées selon le niveau d’alerte. En cas de vigilance jaune, les autorités ouvrent des places supplémentaires dans les centres d’hébergement, prolongent les horaires des accueils de jour, renforcent les maraudes et mobilisent le 115 pour orienter au mieux les personnes sans domicile.

Par ailleurs, chacun peut contribuer à la protection des plus vulnérables en signalant les personnes sans-abri au 115, en participant aux maraudes locales ou en contactant les associations d’aide d’urgence. Ces actions, simples mais concrètes, peuvent sauver des vies."


https://www.huffingtonpost.fr/france/article/meteo-vigilances-crues-ou-grand-froid-votre-departement-est-il-concerne_258617.html

Anonyme a dit…

SECOUEZ-LES, SECOUEZ-LES !!!

"Samba Diallo passe la porte tambour de l’usine Orangina de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) tout sourire. Il est 14 heures passées ce mardi 16 décembre quand s’achève sa journée de travail amorcée aux aurores. Ses lunettes teintées le protègent des rayons du soleil hivernal. Elles lui seront aussi utiles plus tard pour camoufler ses larmes. «C’est vraiment une belle entreprise. Dès le premier jour où je suis arrivé en tant qu’intérimaire, j’ai eu l’ambition de rester», se remémore le quinquagénaire. Il a réussi. Samba (c’est comme ça que ses collègues l’appellent) est entré chez Orangina en tant qu’agent d’entretien en 2013. Il a obtenu son CDI de technicien de production un an plus tard, avant de devenir responsable d’une équipe de neuf personnes et membre du comité social et économique (CSE). Mais Samba a beau «faire partie des murs», il ne pourra pas finir sa carrière dans l’usine de la célèbre boisson, comme il l’aurait souhaité."
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https://www.liberation.fr/economie/social/fermeture-de-lusine-orangina-a-la-courneuve-la-vie-va-changer-pour-mes-enfants-aussi-20251227_RZ6OOHQ3K5BUXHMEVSGGFA4PWA/

Anonyme a dit…

En plein hiver, le froid s'impose comme une épreuve quotidienne pour celles et ceux qui sont à la rue. Le "Plan Grand Froid" activé par la préfecture de Vaucluse permet de dormir au chaud. Pour autant, les journées restent très difficiles.

"Le "Plan Grand Froid" est toujours en vigueur dans le département de Vaucluse. Il a été déclenché par la préfecture ce vendredi 26 décembre 2025. Les personnes sans domicile peuvent passer la nuit au chaud, notamment à la salle Mérindol à Avignon, ouverte exceptionnellement. Mais la journée, les sans-abris doivent composer avec le froid. Romain, lui, passe son deuxième hiver à Avignon. Tous les jours, il appelle la Croix-Rouge pour pouvoir y passer la nuit. Mais le jour, il est dehors pour faire la manche afin de récolter de l'argent pour pouvoir payer sa nuit au chaud, mais aussi à manger et à boire.

Être dans le froid toute la journée

Le froid engourdit ses doigts, mais Romain n'a pas le choix, pour espérer vivre, il a besoin de mendier. "Heureusement, les gens sont assez généreux quand même, surtout en période de fêtes, remarque-t-il. Il y a une dame, par exemple, elle nous donne un billet de 5 euros parce que c'est une tradition espagnole. Et puis, on peut aussi échanger un peu, c'est sympa."

Lui reste souvent proche des Halles, avec un ami. Mais il sait qu'ils sont nombreux à faire la manche dans la ville. "Il y a beaucoup trop de personnes sur Avignon qui font la manche, remarque-t-il. Sur la rue de la République, c'est tous les 20 mètres quoi."

Se nourrir

Romain veut rester optimiste. Il assure que celles et ceux qui sont à la rue peuvent se nourrir grâce aux bénévoles des associations. "L'avantage sur Avignon, c'est qu'il n'y a personne qui meurt de faim, explique-t-il. Il y a beaucoup de maraudes. On ne peut pas mourir de faim." Sans ces distributions régulières, l'hiver serait encore plus difficile à traverser pour ces populations"


https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/precarite-il-y-a-beaucoup-trop-de-personnes-sur-avignon-qui-font-la-manche-constate-romain-sans-domicile-fixe-8171680