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mardi 21 mars 2017

Fwd: Coup de pompe sur le pétrole


La lettre du Vaillant Petit Economiste

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Coup de pompe sur le pétrole

Chère lectrice, cher lecteur,
Je ne sais pas si vous vous souvenez : c'était il y a seulement 6 ans.

«Le super à 2 euros, cela ne fait aucun doute. »

Christophe de Margerie était PDG de Total et faisait régulièrement le tour des télés et radios pour nous préparer au litre d'essence à 2, puis 3€.

La crise de 2008 était déjà passée par là mais à cette époque, l'on croyait encore dur comme fer à l'inflation par la demande des pays « émergents ».

Il allait falloir équiper l'Asie : Inde et Chine en tête mais aussi l'Amérique du Sud et ensuite l'Afrique.

Imaginez les milliards de maisons à construire, les kilomètres de routes par centaines de milliers, des voitures par centaines de millions. Imaginez : l'accès à l'eau, à une nourriture diversifiée, les équipements, les vêtements, les télés, les infrastructures…

Le XXIe siècle allait être celui de la rareté ! Pour mettre la main sur un litre d'essence ou un seau de ciment, vous alliez devoir vous battre.

Le baril de pétrole était à 120 dollars. Les prix flambaient. La Chine consommait la moitié de l'acier mondial…

Mais non.

Début mars, le prix du baril de pétrole américain (WTI) est retombé sous les 50 dollars. En Europe, le Brent est à peine plus haut.

Si les taxes sur le gazole n'avaient pas augmenté de près de 25% depuis 2014, vous paieriez votre litre de gazole moins d'un euro [1]. 

Que s'est-il donc passé ?

Quand 2008 a frappé, les prix de l'essence se sont envolés jusqu'à 140 dollars le baril, soit 3 fois plus qu'aujourd'hui.

Ils sont retombés aussi secs à 40 en 2009 avant de se stabiliser entre 80 et 100 dollars pendant 5 ans.

Puis à l'été 2014 les prix on chuté à cause de 4 facteurs :

  • Malgré tous les effets d'annonce, la croissance économique mondiale ne se remet pas de la crise de 2008 dont nous subissons encore de plein fouet les effets : il y a moins de demande. On se rend compte que la croissance effrénée des pays asiatiques a produit un certain nombre de dysfonctionnements : télé et Internet arrivent dans les régions reculées de Chine bien avant les routes et l'eau potable… En Inde les milliardaires se font livrer des voitures de sports qu'ils ne peuvent pas conduire tant les routes sont mauvaises et embouteillées ;

  • Les efforts des pays importateurs de pétrole pour diminuer leur dépendance paient : les moteurs de voitures sont devenus très efficaces, les nouvelles constructions sont bien mieux isolées et nécessitent moins de chauffage…

  • Comme c'est la crise, les pays producteurs de pétrole essaient de compenser les pertes de revenus en produisant au maximum : il y a plus d'offre ;

  • Le développement très rapide des pétroles de schistes ont fait passer les États-Unis de plus gros importateur de pétrole à premier producteur.

Face à cette situation, l'OPEP — Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole — a passé un accord en novembre dernier afin de limiter la production de pétrole et faire remonter les cours. Les pays membres de l'OPEP représentent 40% de la production de pétrole.

C'était fin novembre. L'accord avait réussi à faire passer le Brent de 46 à 56 dollars le baril… Il n'aura même pas duré 4 mois. La situation est trop tendu entre des pays qui ont besoin désespérément des dollars du pétrole et l'Arabie saoudite qui poursuit une stratégie de dumping afin de décourager les concurrents américains de produire leur pétrole de schiste bien plus coûteux que l'or noir saoudien.

L'Arabie saoudite a une position particulière dans la formation des prix du pétrole : c'est le seul pays qui n'exploite pas 100% de ses capacités d'extractions. C'est-à-dire que c'est le seul pays qui peut instantanément augmenter sa production de pétrole en cas de besoin et ainsi influer directement et rapidement sur les prix. Or il se trouve que les saoudiens préfèrent conserver leurs part de marchés plutôt que de faire remonter els prix.

Le pétrole pas cher c'est une bonne nouvelle pour le plein de votre voiture, c'est en revanche une mauvaise nouvelle pour la reprise de la croissance que le FMI et la banque Mondiale croient chaque année voir au coin de la rue.

Autant on peut bidonner les chiffres de croissance (surtout dans les pays émergents) et les prévisions, autant on peut maintenir les marchés boursiers au plus haut à coups de politiques monétaires ultra accommodantes, autant le marché du pétrole fonctionne bien et est concurrentiel.

Quiconque sera élu en France en mai prochain a intérêt à avoir le parapluie à portée de main… Le retour de la croissance, n'est malheureusement pas pour demain. Si seulement on s'y préparait…

À votre bonne fortune,

Olivier Perrin, le vaillant petit économiste



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Source :

[1] La TICPE pour le gazole est passée de 0,44€ par litre à 0,54


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Et la pollution t'en fait quoi, petit économiste?