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jeudi 8 janvier 2026
mercredi 7 janvier 2026
Fwd: Face à la crise internationale, l’Europe sera souveraine si elle est fédérale

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Exemptés d'argent public, les établissements utilisent le régime de défiscalisations des dons. Alors qu'une bataille idéologique se joue autour de l'éducation, «Libé» détaille le fonctionnement de quatre structures. Lire plus
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Fwd: Au Venezuela, un kidnapping, beaucoup d’interrogations et une logique mafieuse
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mercredi 07 janvier 2026
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L'ÉDITO
Au Venezuela, un kidnapping, beaucoup d'interrogations et une logique mafieuse
Donald Trump, englué dans les suites de l'affaire Epstein et les doutes sur sa politique économique, a frappé fort en ce début d'année 2026. Début décembre, nous posions la question, dans la newsletter précédente, d'une possible intervention états-unienne au Venezuela.
Près d'un mois plus tard, la réponse est arrivée : dans la nuit du vendredi 2 janvier au samedi 3, à Caracas, une unité d'élite des forces armées américaines a kidnappé le président vénézuélien Nicolás Maduro – qui quelques jours auparavant dansait au son d'un remix pour dire non à une « guerre folle » – et son épouse Cilia Flores.
Contrairement aux précédents panaméen et irakien, toute invasion a été écartée. L'on assiste à ce que certain·es aux États-Unis qualifient d'« occupation virtuelle », sans qu'on sache exactement ce que cela recouvre. « Nous sommes aux commandes », ne cesse de proclamer depuis Donald Trump, sans donner de détails et suscitant, par conséquent, nombre d'interrogations.
La principale : l'enlèvement de Maduro a-t-il été facilité par des trahisons au sein du régime chaviste ? Comment expliquer, en effet, la facilité avec laquelle les Américains ont pu opérer un enlèvement dans une caserne militaire ? Le discours apparemment conciliant envers Washington de la vice-présidente Delcy Rodríguez, désignée par l'Assemblée nationale comme présidente par intérim, ne peut qu'accréditer cette thèse. On pourrait cependant arguer que Donald Trump l'a menacée de subir un sort pire que celui de Maduro si elle ne se pliait pas aux désirs du nouveau maître autoproclamé.
Car, ce qui semble évident, c'est que le président états-unien, au nom d'une nouvelle « doctrine Monroe » rebaptisée « Donroe », applique des méthodes mafieuses avec force menaces : Donald est un véritable « Don », à la tête d'un groupe d'hommes dévoués, au premier rang desquels Marco Rubio, le chef de la diplomatie, néoconservateur reconverti en fanatique trumpiste. Le « parrain » explique vouloir contrôler « son » hémisphère et, par conséquent, le pétrole du Venezuela, qui dispose des plus vastes réserves au monde.
Maduro, qui se proclamait l'héritier d'Hugo Chávez et de sa révolution bolivarienne, gérait, lui aussi, son pays comme un mafieux. Il a poursuivi la transformation du Venezuela, souligne le site d'investigation Insight Crime, en « État hybride criminel ». Le crime organisé et les guérillas colombiennes ont été intégrés dans la gestion des ressources et la répression de l'opposition. Mais le parrain vénézuélien est tombé sur plus fort que lui.
Avec peu d'élégance et beaucoup de cynisme, Donald Trump a même écarté d'un revers de main une de ses plus fidèles alliées, la Prix Nobel de la paix María Corina Machado. Elle ne bénéficie « d'aucun soutien ni respect » au Venezuela, a-t-il lancé. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas une quelconque transition démocratique, mais le contrôle des ressources naturelles, quitte à négocier avec celle qui a remplacé Nicolás Maduro. Don Donald a encore frappé.
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