Les libertés publiques ne peuvent pas être une variable d’ajustement d’un exécutif en perdition. Elles sont un principe non négociable et le premier devoir d’un État républicain est de les garantir. En décidant d’interdire des manifestations, de choisir qui a le droit ou pas d’en organiser, de mettre en place des couvre-feux à l’échelle d’un département ou d’une ville, d’inciter les commerçant·es à recourir à des sécurités privées, l’exécutif franchit une à une les limites qui séparent une démocratie d’un État autoritaire et policier. Les interdictions de manifester constituent en outre des décisions stupides, susceptibles de générer le chaos. En effet, les interdictions ne feront pas retomber la colère contre la politique du gouvernement et donc la volonté de l’exprimer dans la rue. Or, le fait même de vouloir manifester là où c’est interdit deviendra source de conflit et de violences. Au lieu de gérer un cortège sur un parcours donné avec des organisateur·rices forcément déclaré·es, la police devra gérer une situation vraisemblablement éclatée et non anticipée. C’est tellement évident qu’on peut se demander si ce n’est pas le but recherché. C’est par le nombre que le mouvement peut mettre à mal cette stratégie de la tension et du pourrissement. La France insoumise appelle partout en France à manifester pacifiquement, tou·tes ensemble, aux côté des organisations syndicales de salarié·es, étudiantes et lycéennes en participant à la protectoin de ces cortèges unitaires. Elle soutient les démarches engagées par les associations et les syndicats pour faire annuler ces décisions arbitraires et inacceptables. Elle exige du gouvernement qu’il mette un terme à sa fuite en avant autoritaire et réponde enfin aux revendications des salarié·es et de la jeunesse. |