jeudi 8 octobre 2026

Mouvement lycéen : le pouvoir dans la nasse. Ce que veulent dire les Frogs. Portrait d’un Vert anglais…


La lettre quotidienne
mercredi 07 octobre 2026

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Après avoir répondu aux revendications lycéennes par le mépris et la répression, l’exécutif tente de changer de braquet. Mais le mouvement continue de s’amplifier, menaçant de rebondir de plus belle le 17 octobre.
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Après la mutilation d’un adolescent de 15 ans à Lens, le ministre de l’intérieur a annoncé que les grenades assourdissantes « ASSD » ne seraient plus utilisées dans le cadre des mobilisations lycéennes. En omettant quelques précisions.
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Après le succès de la journée du 6 octobre, nombre d’étudiants et d’étudiantes rejoignent le mouvement de la jeunesse parti des lycées. Mais les fermetures administratives d’universités, qui se multiplient, rendent difficile l’organisation du mouvement.
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Après un nombre phénoménal de mineurs en garde à vue, la mutilation d’un lycéen par une grenade à Lens et l’ouverture d’une dizaine d’enquêtes confiées à l’IGPN, parents, enseignants, élus et services d’ordre syndicaux se sont passé le mot pour « protéger » les cortèges dans toute la France mardi 6 octobre.
C’est un principe ancien, garant de l’université comme lieu d’expression politique : pas de forces de l’ordre sur un campus sans l’accord de la présidence. À Besançon, la police et la gendarmerie sont accusées de l’avoir pourtant enfreint à deux reprises, à la poursuite de lycéens et d’étudiants mobilisés. La sous-préfète du Doubs dément.
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Après le succès de la journée du 6 octobre, nombre d’étudiants et d’étudiantes rejoignent le mouvement de la jeunesse parti des lycées. Mais les fermetures administratives d’universités, qui se multiplient, rendent difficile l’organisation du mouvement.
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Classes surchargées, profs absents, manque de moyens… Les revendications des lycéens mobilisés sont étayées par de nombreux travaux économiques, rappelle le Public Finance Lab. Ce laboratoire de recherche appelle à profiter de la baisse du nombre d’élèves pour trouver des solutions.
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Alors que les lycéens et lycéennes se mobilisent pour de meilleures conditions d’étude dans un contexte qui les prive de perspectives, la réponse brutale de l’exécutif a attisé les colères. Les questions posées par le mouvement restent brûlantes.
À Rennes, une travailleuse sociale a été violemment giflée par un policier en marge de la manifestation du 6 octobre. La victime témoigne pour la première fois auprès de « Mediapart ». D’autres vidéos, inédites, racontent le contexte d’une séquence déjà vue plus de 2 millions de fois sur les réseaux sociaux.
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Philippe Juvin a enjoint aux élèves français de retourner travailler « dur », comme leurs « petits copains en Chine ». Au-delà de ce stéréotype orientaliste, sa déclaration fait preuve d’un mépris évident envers une jeunesse qui revendique et d’une méconnaissance de la réalité chinoise.
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Après plusieurs jours de blocages et malgré la répression policière, lycéennes et lycéens sont parvenus à mobiliser largement autour d’elles et eux. Valentine Oberti, codirectrice éditoriale, et Mathilde Goanec, responsable du service société, ont répondu à vos questions sur le sujet dans le cadre d’un chat.
Un institut patronal a popularisé l’acronyme « Frogs » pour stigmatiser la situation financière de la France et accroître la pression des marchés sur le pays. Une stratégie des élites économiques pour conserver le pouvoir, malgré leur bilan désastreux.
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L’élection législative partielle du jeudi 8 octobre, dans la circonscription de l’ancien premier ministre Keir Starmer, qui ne se représente pas, est un test pour les Verts et le Labour. Les deux formations sont en compétition à gauche.
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Lundi 5 octobre, le Parti québécois a remporté les élections législatives provinciales avec 28 % des suffrages exprimés. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, s’apprête à diriger un gouvernement minoritaire. Il incarne une ligne durcie sur l’immigration et l’identité.
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Le Parlement kosovar s’est accordé, aux premières heures mercredi, pour élire la nouvelle cheffe de l’État, évitant de justesse de quatrièmes législatives en moins de deux ans.
Quand la maladie les frappe, elles sont sans cesse renvoyées à leur responsabilité individuelle. Et pour guérir, elles sont encouragées à être fortes. Trois femmes démontent ces clichés et politisent leur maladie.
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Le détricotage de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles se poursuit à l’Assemblée, où les principales mesures sont édulcorées ou repoussées, faute de budgets. Une avancée a été actée, avec l’intégration de la notion d’inceste dans le Code pénal, et son élargissement aux cousins.
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Devant le tribunal correctionnel de Versailles, mardi 6 octobre, Daouda K. a reconnu les coups et humiliations régulièrement infligés à son ex-compagne. Mais le double infanticide qu’il a commis le jour où elle l’a quitté, toujours en cours d’instruction, n’a pu être évoqué.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

Face aux derniers événements de censure qui ont frappé Thélyson Orélien, Louisa Yousfi, Adèle Haenel ou Tamara Al Saadi, un large ensemble d'auteur·ices se mobilisent, dont Annie Ernaux, Mona Chollet, Virginie Despentes, Fatima Daas, Neige Sinno, Fatima Ouassak ou Alain Damasio, pour alerter sur les restrictions toujours plus fortes qui enserrent le champ de l'écrit, de la pensée et de la littérature. « N'attendons pas que le fascisme ait définitivement englouti le monde pour agir ».
le blog de
Fondateur et animateur d'Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi « prospecteur d'utopies » à ses heures perdues, Henri Maler est mort il y a quelques jours. J'ai voulu lui rendre hommage dans ce texte (d'abord paru sur le site Contretemps), en donnant une idée de son parcours, de ce qu'il a accompli et de quelle personne il était.
En regroupant massivement les jeunes sous son autorité éducative, l’État a peut-être fabriqué les conditions d’une prise de conscience collective, celle de leur aliénation commune, constituant ainsi un nouveau creuset de contestation. La « classe scolaire » découvre alors, dans la douleur et par la violence de la matraque, qu’elle est aussi une classe politique.
le blog de
De 1789 à la révolte des vignerons de 1907, notre histoire est aussi traversée par ces instants où la fragilité des plus faibles a désarmé ceux que le pouvoir avait envoyés contre eux. Aux policiers placés aujourd'hui face aux lycéens de retrouver, sous l'armure et le casque, cette part d'humanité qui sait encore lever son arme plutôt que l'abattre.
Alors que notre établissement a été la cible de fausses nouvelles impliquant une aspersion d'essence, nous, équipes du lycée Victor Hugo à Marseille, dénonçons l'attitude de l'extrême droite, refusons leurs soutiens de façade, et partageons la lassitude de nos élèves de voir leurs revendications systématiquement méprisées. Nous comprenons leur mal-être et leur désarroi.
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Depuis le 21 septembre, la jeunesse se soulève. On voit pas et on n’entend pas les mêmes choses… Récit des QAG.
« Depuis le 21 septembre, la jeunesse parle de son avenir, de ses angoisses, de ce qu'elle vit. Et chaque lycée bloqué reçoit la même réponse : la violence policière. Des bras tordus, des mâchoires brisées, des yeux crevés. » Face à la répression, à l'initiative de la Fédération Syndicale Étudiante, plus de 1200 organisations, universitaires, syndicalistes, élu·es, dont Etienne Balibar, Adèle Haenel, Danièle Obono ou encore Thomas Piketty, disent leur soutien aux lycéen·nes : « la jeunesse a le droit de se révolter ; nous sommes à ses côtés ».
le blog de
En voyant la vidéo, choquante et bouleversante, d'Eden, on est en droit de ce demander ce qui passe par la tête de ce fonctionnaire de police. Quelle zone de guerre pense-t-il arpenter ? Et qui entretient ce schéma mental ?
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1 commentaire:

Anonyme a dit…

AVIS DE NÉGLIGENCE...!!!

🔴 Madrid, ce soir. Une manifestation spontanée se dirige vers le Congrès des députés.

La population a appris aujourd’hui le décès de Maricarmen Abascal âgée de 87 ans qui avait, le 23 septembre, été violemment expulsée de son logement qu’elle occupait depuis 70 ans.

Des manifestations puissantes ont suivi cette expulsion. Samedi dernier, comme dans tout le pays le week-end et lundi, 500.000 personnes défilaient à Madrid pour le droit au logement avec les associations de locataires.

La veille, les députés rejetaient majoritairement des décrets présentés par le gouvernement et prévoyant notamment le gel des expulsions locatives jusqu’à 2030.

Les manifestants, parmi lesquels un nombre élevé de jeunes, ont exigé l’appel à une grève générale : les confédérations ont décidé aujourd’hui d’un appel à une grève générale de 24h, pour les salaires et le droit au logement, le 11 novembre.
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Ce message vous a été transféré du fil d’Informations Ouvrières.

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"Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a présenté ce mercredi 7 octobre ses condoléances après le décès de María del Carmen Abascal, la madrilène de 87 ans dont l'expulsion avait suscité des manifestations dans tout le pays.

"Tout mon soutien à la famille et aux proches de Maricarmen" a écrit Pedro Sánchez sur X. "Une pensée également pour nous tous qui ressentons cette perte comme la nôtre aujourd'hui."

Maricarmen, comme on l'appelait, était hospitalisée depuis qu'elle avait été évacuée sur une civière de l'appartement où elle vivait depuis soixante-dix ans, le 23 septembre dernier. Elle devait regagner son domicile dès sa sortie de l'hôpital, après avoir conclu un accord avec la société propriétaire de son appartement.

La vieille dame était devenue bien malgré elle un symbole des difficultés auxquelles sont confrontés les Espagnols les plus démunis sur le marché du logement. Son histoire avait déclenché des manifestations massives en Espagne, mettant sous pression le gouvernement de gauche minoritaire pour prendre des mesures urgentes, comme renforcer les restrictions sur les expulsions ou garantir le renouvellement tacite des contrats de location.

Le Premier ministre a été contraint de convoquer des élections anticipées, faute d'avoir pu faire adopter des mesures pour répondre à la crise du logement dans le pays.

"Nous avons le regret d'annoncer que Maricarmen est décédée aujourd'hui", a indiqué l'Union des locataires de Madrid dans un communiqué, soulignant que le combat de Maricarmen Abascal, 87 ans, avait marqué "un tournant dans l'histoire de ce pays".

"Le débat sur le logement a pris une place centrale, mais le prix payé pour y arriver est trop important", a déclaré le syndicat de locataires. Madame Abascal avait été hospitalisée dans un état d'épuisement après son expulsion, bien qu'un accord ait été obtenu avec la société propriétaire pour qu'elle puisse réintégrer son appartement. "Cette solution est venue trop tard", a regretté le syndicat de locataires."


https://information.tv5monde.com/societe/espagne-maricarmen-abascal-la-retraitee-de-87-ans-expulsee-lorigine-du-mouvement-de-protestation-est-morte-2840634?amp