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La lettre quotidienne mardi 05 mai 2026
Par Youmni Kezzouf Inconnu du grand public il y a six mois, le député ciottiste a été propulsé par l’écosystème du milliardaire d’extrême droite en porte-voix de ses combats contre le service public. Le groupe Bolloré y a gagné un relais politique, et le député son quart d’heure de gloire.
Par Fanny Marlier Malgré son hostilité grandissante pour sa propre institution et son activisme en faveur de l’école de Marion Maréchal, le professeur et historien Édouard Husson est de retour devant les étudiants de Cergy Paris Université. Une situation qui choque en interne et embarrasse la présidence.
À la suite de nos révélations du 1er mai, la défense de Nicolas Sarkozy a produit en catastrophe, lundi, de nouveaux calculs sur un prétendu système libyen de rétrocommissions censé affaiblir l’accusation. « Mediapart » a trouvé de nouvelles erreurs.
Par Yann Philippin Rui Pinto, qui avait révélé ce que le football produit de pire à travers 70 millions de documents, a été relaxé à l’issue de son second procès pour piratage au Portugal. Les poursuites à son égard ont été jugées contraires à la Constitution et à la « dignité humaine ». Le parquet portugais s’acharne cependant et annonce faire appel.
Par Anass Iddou Détenu depuis plus de dix mois, le journaliste français a retiré son pourvoi en cassation mi-mars. Sa famille a rendu ce choix public le 5 mai et appelle le président algérien à un geste de clémence, dans un dossier devenu un symbole diplomatique entre les deux pays.
Par Amélie Poinssot Une délégation d’agents de l'institution du Jardin des plantes à Paris était reçue mardi 5 mai par son ministère de tutelle, alors qu’un mouvement de grève se poursuit depuis trois mois. Le personnel du MNHN est l’un des moins bien payés du secteur universitaire.
Le chaos au Moyen-Orient, attisé par Donald Trump, sabote les chances de reprise outre-Rhin. Mais en réalité, le pays subit un phénomène de désindustrialisation profond face auquel il semble incapable de réagir.
Par Fabien Escalona Mardi 5 mai, une majorité parlementaire a soutenu une motion de censure contre le gouvernement de coalition dirigé par Ilie Bolojan. Le Parti social-démocrate, en déshérence stratégique, en avait fait démissionner ses ministres une dizaine de jours auparavant.
Par Marie Billon Jeudi 7 mai, 4,2 millions d’électeurs de plus de 16 ans renouvelleront le Parlement de la nation. La majorité qui sortira des urnes déterminera la couleur du gouvernement décentralisé d’Édimbourg, passé des mains des travaillistes à celles du Parti national écossais depuis 2007.
Dans le studio
le blog de Ziad Medoukh Nous sommes début mai 2026, 32 mois d’agression, 7 mois d’un cessez-le-feu fragile et sans cesse violé. 7 mois pendant lesquels les médias et les dirigeants du monde parlent moins de Gaza où la situation a encore empiré depuis le début de la guerre contre le Liban et l’Iran. Gaza se sent abandonnée, oubliée par le reste du monde.
le blog de Les invités de Mediapart « France Culture » vient d’annoncer la fin de « La Suite dans les idées », émission produite et animée par Sylvain Bourmeau depuis 1999, qui a fait connaître de nombreux travaux de sciences sociales à un large public, hors des impératifs de l'actualité. De nombreuses personnalités intellectuelles et artistiques regrettent ce choix qui « engage en réalité tout une conception de la place des sciences sociales dans l’espace public. »
le blog de Edwy Plenel « Un massacre en Kabylie » (La Découverte) est un livre-événement. Prolongeant une enquête menée pour Mediapart, Safia Kessas et Fabrice Riceputi y dévoilent l’ampleur d’un crime de guerre commis par l’armée française le 23 mai 1956, des assassinats de civils et des viols collectifs. En voici la préface.
le blog de Mur des Nomades Le 8 avril 2026, la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale a voté une proposition de résolution relative à « la reconnaissance et à la commémoration du génocide des Roms ». Ce texte dissimule une argumentation troublante qui dénie le caractère génocidaire des persécutions subies par les « Nomades » sur le territoire français pendant la Seconde Guerre mondiale.
le blog de Les invités de Mediapart « Nous, femmes et filles du Rwanda, veuves, orphelines, rescapées du génocide perpétré contre les Tutsis, savons bien ce que vous incarnez dans l’histoire du Rwanda ». Plus de 600 femmes rwandaises s'adressent à l’ancienne première dame Agathe Habyarimana, alors que la Chambre de l’instruction doit décider ce mardi 6 mai si elle confirme le non-lieu dont elle a bénéficié. « Nous appelons l’opinion française à prendre conscience de ce subterfuge et, faute d’avoir empêché le crime, d’éviter de salir la mémoire des victimes ».
le blog de abdessamad bellaachia Une nouvelle histoire de discrimination dans le monde du travail vient rappeler que, malgré les lois et les discours, le racisme reste une réalité pour certains jeunes en France.
le blog de ChrisPi La Bibliothèque de l’Arsenal propose une exploration singulière des rapports entre écrits et violence, en s’appuyant sur ses collections patrimoniales. L’exposition met en lumière une réalité souvent négligée : les livres ne sont pas seulement des objets de transmission du savoir, ils sont aussi des espaces où la violence s’exprime, se construit et se transforme.
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Le blog de Fred Sochard .
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
mercredi 6 mai 2026
Fwd: Audiovisuel public, Rui Pinto, Christophe Gleizes, Roumanie, Écosse…
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Faire vivre l’économie locale
"Et si on considérait la station essence comme un service public ? Des élus ont exploré cette piste pour éviter la double peine infligée à leurs administrés, qui ne peuvent pas se passer de la voiture. Partout en France, plusieurs communes rurales ont décidé de prendre elles-mêmes en charge une ancienne pompe à essence laissée à l’abandon, voire d’en créer une. L’objectif : rendre service aux habitants et dynamiser l’économie locale. « Car nous, contrairement au privé, on ne cherche pas à faire du bénéfice », assure Sébastien Thirouard, maire du Val-au-Perche, une commune nouvelle issue de la fusion de plusieurs villages en Normandie.
Quand la surface commerciale disposant des pompes a fermé en 2016, la ville, qui compte plus de 3 300 habitants et 2 000 emplois, s’est retrouvée sans station. Pour éviter les détours d’une dizaine de kilomètres, les élus ont décidé de financer eux-mêmes une station-service qui a vu le jour en 2019. Trois ans plus tard, un Carrefour Express s’est finalement installé sur le territoire… avec ses pompes à essence. La station municipale, seule à disposer de pompes pour les camions, est cependant restée essentielle pour les chauffeurs des nombreux poids-lourd qui transitent chaque jour — ils constituent aujourd’hui près de 70 % des clients selon le maire.
« Le jour où on perd un service, on perd tous les autres »
Comme c’est le cas dans les autres stations-services, les marges y sont très faibles — de quoi assurer les frais de fonctionnement et rembourser l’éventuel prêt. Résultat, le prix de l’essence est en moyenne équivalent à celui des stations de la grande distribution. Même si actuellement, en pleine crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient, les prix sont exceptionnellement plus élevés : ces stations communales ne peuvent pas vendre à perte contrairement à la grande distribution.
« C’est un service essentiel de mon village », décrit fièrement Élian Saysset, maire de Coupiac, dans l’Aveyron. La commune a été pionnière en France, avec sa station municipale datant de 1990. Sans cette dernière, les quelque 350 habitants du village et ceux des alentours devraient parcourir plus de 20 km pour chercher de l’essence. La station permet également de faire vivre les petits commerces locaux. « Le jour où on perd un service, on perd tous les autres », estime le maire, par ailleurs président de l’association des commerçants.
Car si les habitants faisaient le plein dans une station tenue par un supermarché d’une autre commune, il y a de grandes chances qu’ils en profitent pour y faire leurs courses, mettant à mal l’économie de leur village. David Quillévéré, responsable des finances à Le Mené, est du même avis. La commune des Côtes-d’Armor dispose non pas d’une, mais de deux stations gérées par la municipalité : « Les élus ont raison d’y aller, ça rend un vrai service et l’investissement n’est pas colossal. »
…/…
https://reporterre.net/On-ne-cherche-pas-a-faire-du-benefice-ces-maires-font-des-stations-essence-un-service-public
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