Les Etats-Unis lèvent des sanctions visant la Biélorussie
Les Etats-Unis lèvent des sanctions visant la Biélorussie
Le président libanais appelle à une trêve, Bolloré devant la justice, Amnesty International dénonce les attaques israéliennes contre des professionnels de santé, enlisement du conflit au Moyen-Orient.
Les Etats-Unis lèvent des sanctions visant la Biélorussie
John Coale, émissaire de Donald Trump, a annoncé la levée de sanctions américaines visant la Biélorussie, après avoir mené dans la journée des négociations à Minsk avec le président Alexandre Loukachenko. Le représentant américain a également affirmé que "250 personnes" détenues dans le pays allaient être libérées, une information confirmée par le pouvoir biélorusse.
John Coale a salué "une avancée humanitaire importante", sur son compte X où il a également publié une photo le montrant entouré d'une quinzaine de personnes, dont plusieurs hommes au crâne rasé suivant la règle en vigueur dans les prisons biélorusses.
L'ONG Viasna, qui documente les répressions dans le pays, a déclaré que plusieurs prisonniers politiques avaient été relâchés. Parmi eux figurent deux de ses collaborateurs, Valentin Stefanovitch et Marfa Rabkova, en prison respectivement depuis 2021 et 2020, ainsi qu'une autre militante des droits humains, Nasta Loïko.
Dans une vidéo diffusée par des médias d'Etat biélorusses après les pourparlers, John Coale a par ailleurs annoncé la levée de sanctions visant deux banques biélorusses, le ministère des Finances, ainsi que deux entreprises dans le secteur du potassium, un minerai utilisé notamment pour la fabrication d'engrais.
En décembre, John Coale s'était déjà rendu en Biélorussie pour des négociations à l'issue desquelles il avait fait part d'une levée de sanctions américaines visant le potassium biélorusse. Minsk avait ensuite libéré des dizaines de prisonniers politiques, dont le militant Ales Bialiatski, colauréat du prix Nobel de la paix 2022, et la figure de l'opposition Maria Kolesnikova. Le régime autoritaire d'Alexandre Loukachenko a écrasé plusieurs mouvements de contestation, dont le plus important, en 2020 et en 2021, lorsque des dizaines de milliers de Bélarusses avaient manifesté contre sa réélection jugée frauduleuse.
Le président libanais appelle à une trêve dans le conflit entre Israël et le Hezbollah
Le président libanais Joseph Aoun a de nouveau appelé à une trêve et à des négociations avec Israël en recevant le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, en visite dans le pays. Les frappes israéliennes ont fait un millier de morts et plus d'un million de déplacés depuis que le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale. Le chef de l'Etat a souligné "la nécessité d'un cessez-le-feu" et rappelé son initiative proposant des négociations directes avec Israël.
Il a estimé que "l'essentiel est de mettre un terme à l'escalade" entre Israël et le Hezbollah au Liban. Le président avait proposé "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah". Jean-Noël Barrot a témoigné "du soutien et de la solidarité de la France avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisie". Le chef de la diplomatie française s'est notamment rendu dans une école de Beyrouth reconvertie en centre d'accueil pour des déplacés.
Le Hezbollah avait lancé le 2 mars une attaque contre Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Israël mène depuis des bombardements massifs sur de vastes parties du Liban.
Vincent Bolloré renvoyé devant le tribunal de Paris
Le milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré est renvoyé du 7 au 17 décembre prochains devant le tribunal judiciaire de Paris pour "corruption d'agent public étranger" au Togo entre 2009 et 2011 dans l'affaire dite "des ports africains". L'homme d'affaires est visé depuis douze ans par une enquête sur la gestion des ports de Lomé, capitale du Togo et de Conakry, capitale de la Guinée, attribuée à son groupe à la fin des années 2000.
Le 6 juin 2024, le parquet national financier avait requis un procès contre le milliardaire en expliquant alors que "Vincent Bolloré suivait personnellement et régulièrement les activités de son groupe au Togo" et devait donc "être considéré comme auteur de corruption active d'agent étranger".
Vincent Bolloré et ses deux bras droits, Gilles Alix, directeur général du groupe à l'époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Euro-RSCG (devenue Havas), sont soupçonnés d'avoir fourni des conseils politiques lors de campagnes présidentielles, via la filiale de communication du groupe Bolloré, Euro-RSCG, en contrepartie de la gestion des ports de Lomé et Conakry. Ils sont donc renvoyés tous les trois devant le tribunal correctionnel.
La filiale de communication de Bolloré est soupçonnée d'avoir vendu à des prix particulièrement bas des missions de conseil à deux hommes politiques africains au cours de leur campagne électorale en 2010, Alpha Condé, devenu président de Guinée, et Faure Gnassingbé, réélu au Togo. En contrepartie, ces derniers auraient, l'année suivante, attribué à Bolloré d'importantes concessions dans les ports de Conakry et de Lomé.
Après ce renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris, les avocats de Vincent Bolloré réaffirment "que les opérations survenues il y a plus de 15 ans entre les groupes Bolloré et Havas, dont M. Bolloré n'avait pas connaissance, portant sur 300 000 euros payés par chèques et passés régulièrement en comptabilité, s'inscrivaient dans le cadre normal des relations commerciales entre ces deux groupes". Ils ont également annoncé faire appel de l'ordonnance des juges "pour des motifs procéduraux".
Pour éviter un long procès pénal, la 11e fortune de France ainsi que Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré de l'époque, et Jean-Philippe Dorent, directeur international chez Havas, avaient sollicité une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Lors de l'audience publique en février 2021, ils avaient reconnu les faits et accepté une peine de 375 000 euros d'amende, mais la juge avait refusé de l'homologuer, renvoyant le dossier à l'instruction.
Pour les avocats du milliardaire breton, la CRPC non homologuée de Vincent Bolloré a porté une "atteinte irrémédiable" à sa "présomption d'innocence", rendant "impossible la tenue d'un procès équitable".
Amnesty International demande à Israël de cesser les attaques contre des professionnels de santé
"L'armée israélienne multiplie les attaques et formule, sans apporter de preuves, des accusations selon lesquelles des ambulances et des établissements de santé sont utilisés à des fins militaires", avance Amnesty International. L'ONG assure qu'Israël "doit mettre fin aux attaques contre des professionnels de santé, des centres médicaux et des secouristes" et rappelle que "le fait de frapper délibérément des professionnels de santé dans l'exercice de leurs fonctions humanitaires constitue une grave violation du droit international humanitaire et potentiellement un crime de guerre".
Kristine Beckerle, directrice adjointe du programme régional Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International appelle Israël à respecter le droit international humanitaire. "Les hôpitaux et les véhicules médicaux ne perdent leur statut de protection que s'ils sont utilisés pour des actes considérés comme nuisibles à l'ennemi", rappelle l'ONG qui précise que "même dans ce cas, ils ne peuvent être pris pour cibles que si un avertissement, laissant assez de temps pour évacuer les patients et le personnel, a été ignoré".
"Toute attaque contre un établissement médical ayant perdu son statut protégé doit respecter les règles relatives aux précautions, à la distinction et à la proportionnalité, et tenir dûment compte des répercussions négatives qu'elle risque d'avoir sur les civils, les malades et les blessés", martèle Amnesty. "La protection des services de santé n'est pas une option : c'est une règle de guerre contraignante", conclut l'ONG.
Selon l'Organisation mondiale de la santé, entre le 2 et le 15 mars derniers, 28 attaques contre des services ou personnels de santé ont été recensées au Liban, faisant 30 morts et 35 blessés.
Enlisement du conflit au Moyen-Orient
Les frappes israéliennes ont fait un millier de morts et plus d'un million de déplacés depuis que le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale. Dans ce contexte, le président libanais Joseph Aoun a de nouveau appelé à une trêve et à des négociations avec Israël en recevant le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. Le chef de l'Etat libanais a souligné "la nécessité d'un cessez-le-feu" et rappelé son initiative proposant des négociations directes avec Israël.
Au terme de sa visite dans un centre d'accueil de réfugiés, géré par l'Ordre de Malte, le ministre français a annoncé un nouveau paquet d'aide humanitaire. "En solidarité avec le peuple libanais, entraîné dans une guerre qu'il n'a pas choisi, nous doublons notre aide humanitaire au Liban, la portant à 17 millions d'euros", a indiqué Jean-Noël Barrot. La France a envoyé la semaine dernière 60 tonnes d'aide humanitaire aux déplacés de la guerre.
Le Premier ministre israélien a affirmé que l'Iran était en passe d'être "décimé", près de trois semaines après le début d'une guerre qui a fait flamber les prix des hydrocarbures, en jugeant qu'elle pourrait finir "bien plus vite" qu'imaginé. "Après 20 jours, je peux vous annoncer que l'Iran n'a aujourd'hui plus la capacité d'enrichir de l'uranium et qu'il n'a plus la capacité de produire des missiles balistiques", a par ailleurs déclaré Benjamin Netanyahu.
Dans un communiqué commun, six pays (la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon) ont annoncé être "prêts à contribuer" à sécuriser le détroit d'Ormuz. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d'un "cadre onusien" pour une future mission. "En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours" au Moyen-Orient, a-t-il insisté.
Ils ont également condamné les attaques iraniennes sur des infrastructures civiles énergétiques dans le Golfe et demandé un "moratoire immédiat et général sur les attaques contre les infrastructures civiles, notamment les installations pétrolières et gazières".
L'Iran a affirmé avoir touché un avion de chasse F-35 américain. "Nous avons pris connaissance d'informations selon lesquelles un avion F-35 américain a effectué un atterrissage d'urgence sur une base aérienne régionale américaine après une mission de combat au-dessus de l'Iran. L'appareil a atterri sans encombre et le pilote est dans un état stable. Une enquête est en cours", a affirmé Tim Hawkins, capitaine de la marine et porte-parole du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.
Interview de Nicolas Conquer sur l'opération Epic Fury
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
vendredi 20 mars 2026
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