19 fĂ©vrier 2026 Bonjour ! Voici l'infolettre hebdomadaire de Reporterre. Tous les jeudis, retrouvez une sĂ©lection de nos articles les plus marquants de la semaine sur l'actualitĂ© de l'Ă©cologie.© GAIZKA IROZ / AFPCrues exceptionnelles : « On a dĂ©truit tout ce qui permettait d'absorber la pluie »« Au secours, il faut partir ! » Sous la pression, la digue a cĂ©dĂ©. En quelques instants, l'eau s'est engouffrĂ©e dans un quartier d'Aiguillon, samedi. Dans la commune situĂ©e Ă la confluence du Lot et de la Garonne, le niveau est montĂ© de 3 mètres en une heure, contraignant 1 000 habitants Ă Ă©vacuer les lieux.
Si la France connaĂ®t sa plus longue sĂ©quence pluvieuse depuis le dĂ©but des relevĂ©s en 1959, ce record n'explique pas Ă lui seul l'ampleur des inondations. Les activitĂ©s humaines sont aussi responsables, pointe l'ingĂ©nieure hydrologue Charlène Descollonges. Sols agricoles drainĂ©s, zones humides assĂ©chĂ©es, haies arrachĂ©es, rivières rectifiĂ©es… Ă€ force de perturber le cycle de l'eau et de dĂ©truire la capacitĂ© des milieux Ă l'absorber, les territoires sont plus vulnĂ©rables.
Dans le Tarn, le chantier de l'A69 est aussi inondĂ©. Visiblement, les bassins chargĂ©s de filtrer les ruissellements ont Ă©tĂ© mal conçus, a dĂ©couvert Reporterre. RĂ©sultat : des eaux troubles risquent de polluer les rivières environnantes.🦌ChasseDes chasseurs dĂ©ploient une bâche en plastique de 1,7 km pour «piĂ©ger» les cerfs
C'est une toile de paillage synthĂ©tique de 3 m de haut suspendue Ă l'aide de câbles, et dĂ©ployĂ©e sur 1,7 km le long du sentier, les jours de chasse. Cette bâche a Ă©tĂ© autorisĂ©e Ă titre expĂ©rimental par l'ONF dans la forĂŞt de Dreux pour empĂŞcher les cerfs d'aller vers les habitations. Mais pour les opposants, il s'agit en rĂ©alitĂ© d'un «piège» pour «rĂ©orienter les cerfs et mieux les tuer». La pĂ©tition mise en ligne par l'association Abolissons la vĂ©nerie aujourd'hui (AVA) pour exiger le retrait de la bâche a recueilli près de 45 000 signatures.đź’ˇIdĂ©esEmmanuel Macron appelle Ă procrĂ©er mais oublie les causes de l'infertilitĂ©
Faites des enfants avant qu'il ne soit trop tard. Tel est le message de la lettre envoyée par le gouvernement à tous les gens de 29 ans pour les sensibiliser à la diminution de la fertilité avec l'âge. Sauf que le document ne mentionne ni les pollutions nuisibles à la fertilité ni le manque de perspectives socio-économiques qui sont les premiers obstacles à la parentalité. Qu'a fait le gouvernement contre ça ? Si peu, rappelle notre journaliste dans cet éditorial.
Aimer sans posséder : libérons-nous de l'amour capitaliste
Et si on repensait nos relations amoureuses ? Reporterre vous fait dĂ©couvrir deux essais qui expliquent comment les relations de couple monogame sont fondĂ©es sur la propriĂ©tĂ© et l'accaparement de l'ĂŞtre aimĂ©. Une vision qui s'applique Ă l'amour comme Ă la Terre, dĂ©veloppe Geni Nuñez dans DĂ©coloniser les affects. Pour Sabine Valens, autrice d'Aimer sans possĂ©der, «la monogamie relève bien plus d'une construction sociale et culturelle, rĂ©pondant Ă des besoins Ă©conomiques et matĂ©riels, que d'une soi-disant nature humaine».Sans vous, Reporterre n'existerait pasSoutenez Reporterre, mĂŞme pour le prix d'un cafĂ© ☕, cela ne prend que 2 minutes. Merci 🙏Faire un don🏠Pollutions« Non au recycleur-pollueur » : ce projet d'usine de recyclage fait tousser la population
Sur le papier, l'idée de l'entreprise Cyclamen avait de quoi séduire : recycler les métaux qui restent à la sortie des incinérateurs d'ordures ménagères. Alors qu'une nouvelle usine pourrait voir le jour près de Millau, en Aveyron, les riverains n'en veulent pas. Car en Moselle, où une installation similaire est déjà en activité, des habitants se plaignent d'un bruit incessant, des tas de déchets à l'extérieur et surtout de la poussière causée par l'activité.
Les voitures de fonction, symboles des inégalités sociales
Elles sont réservées aux hommes riches qui habitent dans des métropoles. Voilà le constat du rapport Pour qui roule la voiture de fonction ? publié avant-hier par le Forum vies mobiles. Loin de répondre à un réel besoin professionnel, 70% de ces 1,5 million de véhicules sont utilisés pour des motifs personnels comme... partir en vacances. Ils coûtent chaque année 15 milliards d'euros aux entreprises et 1,8 milliard d'euros à l'État.
Zéro déchet : pourquoi ça n'a pas pris
Dix ans après, le zĂ©ro dĂ©chet est loin d'avoir embarquĂ© autant de monde que prĂ©vu. Pour l'un des initiateurs du mouvement, «les industriels ont gagnĂ© la campagne de dĂ©sinformation sur le recyclage du plastique, avec le dĂ©ploiement de la poubelle jaune». Aussi, «le zĂ©ro dĂ©chet reprĂ©sente une Ă©cologie très individuelle qui ne pense pas les inĂ©galitĂ©s sociales, il s'adresse plus aux classes moyennes et supĂ©rieures», pointe une chercheuse. Qui refuse toutefois de le dĂ©crire comme un mouvement homogène, dĂ©politisĂ© et individualiste.🌽 OGMNouveaux OGM : les gros semenciers prĂŞts Ă privatiser le vivant en Europe
Les gĂ©ants de l'agrochimie n'ont pas perdu une seconde. Ă€ peine l'Union europĂ©enne a-t-elle donnĂ© son feu vert pour dĂ©règlementer les nouvelles techniques gĂ©nomiques (NGT) que les grandes firmes de semences multiplient dĂ©jĂ les demandes de brevets. Or ces brevets placent leurs dĂ©tenteurs en situation de monopole : ils contrĂ´lent l'accès aux semences, fixent les conditions d'utilisation et dĂ©terminent les prix des licences. De quoi encore renforcer la dĂ©pendance des agriculteurs vis-Ă -vis de quelques multinationales.đź—ł️ MunicipalesArmer les policiers municipaux : Les Écologistes sous pression localement
Son choix a surpris. Le maire écologiste de Bordeaux Pierre Hurmic
a décidé il y a quelques mois d'armer 25% de sa police municipale et de doubler le nombre de caméras de vidéosurveillance. En 2020, la thématique sécuritaire était peu abordée dans son programme. Mais comme dans d'autres villes, la gauche se rapproche de la droite sur ce sujet face à la pression de l'opinion. Au-delà de la réelle efficacité de ces mesures, reste la question financière : les communes assurent plus de missions sécuritaires sans ressources supplémentaires de l'État.💌 Entre vous & nousÉvènement. Reporterre sera à Lyon ce weekend au salon Primevère, qui met en lumière durant trois jours des alternatives écologiques et sociales.
Vendredi soir, la directrice de la rédaction de Reporterre, Amélie Mougey, animera une discussion avec Salomé Saqué, journaliste et auteure de plusieurs ouvrages dont Résister, sur comment résister en 2026 face à l'extrême droite.
Samedi matin, le journaliste coordinateur du pôle enquête de Reporterre Moran Kerinec participera à une table ronde sur la contamination aux PFAS, le scandale sanitaire du siècle, avec Émilie Rosso, journaliste de la rédaction de France 3 Rhône-Alpes.
Enfin dimanche matin, Moran Kerinec discutera avec d'autres journalistes de Splann !, Disclose et StreetPress des pressions et intimidations sur les médias d'investigation.
Alors ça vous tente ?Par Jeanne Cassard, journaliste à Reporterre.Vous aimez cette infolettre ? Partagez-la avec vos amis et votre entourage.
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux Ă vivre, Non pas Ă cause de ceux qui font le mal, mais Ă cause de ceux qui regardent et laissent faire
jeudi 19 février 2026
Fwd: 🌍 Malfaçons sur l'A69, le chantier prend l'eau / 300 journalistes virĂ©s : l'offensive trumpiste / Plan fertilitĂ© : « Stop Ă la culpabilisation ! »
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10 commentaires:
"Peu soucieux de make America green again, Donald Trump a pris mercredi 18 fĂ©vrier un dĂ©cret visant Ă soutenir la production de glyphosate aux Etats-Unis, estimant que cet herbicide, soupçonnĂ© d’ĂŞtre cancĂ©rogène, est indispensable Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire du pays.
Les produits dĂ©sherbants Ă base de glyphosate, tels que le Roundup, sont les plus utilisĂ©s de l’agriculture amĂ©ricaine. Mais il n’y a qu’un seul producteur installĂ© aux Etats-Unis et son activitĂ© ne couvre pas les besoins du pays, qui se retrouve obligĂ© d’importer, alerte l’exĂ©cutif amĂ©ricain.
Le PrĂ©sident demande donc Ă sa ministre de l’Agriculture de prendre des mesures, notamment des changements de rĂ©glementation, pour faciliter la production sur le territoire amĂ©ricain de glyphosate ainsi que de phosphore, composant chimique nĂ©cessaire pour l’herbicide mais aussi pour des Ă©quipements militaires. Face Ă des besoins «dĂ©passant de loin la production actuelle, la menace d’une rĂ©duction ou d’un arrĂŞt de la production met gravement en danger la sĂ©curitĂ© et la dĂ©fense nationales, ce qui inclut la sĂ©curitĂ© de l’approvisionnement alimentaire», relève la Maison Blanche."
(…)
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/aux-etats-unis-donald-trump-vole-au-secours-de-la-production-de-glyphosate-cancerogene-probable-selon-loms-20260219_BRLX7IWPTZBQLHAR5ZF5HLB67U/
"L’association de la Libre PensĂ©e du Gard a Ă©tĂ© reçue par Jalil Benabdillah, vice-prĂ©sident Ă la RĂ©gion, chargĂ© des Affaires Ă©conomiques, ce mercredi 18 janvier, Ă NĂ®mes. Cet entretien a Ă©tĂ© sollicitĂ© par l’association Ă la suite de la manifestation du samedi 31 janvier, contre l’enveloppe de 200 millions d’euros votĂ© par le conseil rĂ©gional.
Treize entreprises retenues par le financement de la Région
Le cabinet de la RĂ©gion confirme ce choix politique : "Dans un contexte de mobilisation nationale, nous voulons contribuer Ă l’effort français et ĂŞtre un soutien pour notre territoire. Nous voulons contribuer Ă l’innovation, au dĂ©veloppement et Ă la crĂ©ation d’emplois." La rĂ©gion Occitanie concentre 350 entreprises et 25 000 emplois intĂ©grĂ©s dans le secteur de la DĂ©fense.
Les 200 millions sont divisĂ©s en deux : la moitiĂ© est un flĂ©chage de fonds europĂ©ens et l’autre provient d’une levĂ©e de fonds.
La RĂ©gion le soutient : "Les 13 entreprises choisies ne fabriquent pas des armes mais travaillent dans la cybersĂ©curitĂ© et la biotech." L’association souligne un "aveuglement" de la part de la rĂ©gion. "Quand on fabrique des armes, c’est pour s’en servir", signale Marie-Rose Baeza, prĂ©sidente de la Libre pensĂ©e du Gard."
(…)
https://www.midilibre.fr/2026/02/19/aide-de-200-millions-deuros-de-la-region-occitanie-pour-larmement-la-libre-pensee-du-gard-vent-debout-13232423.php
PENDANT QUE L'AGRICULTURE TIENS SALON...
Beaumont-lès-Valence (Drôme), reportage
"Au creux d’un vallon s’Ă©tend une remarquable mosaĂŻque nourricière. Les vergers — pĂŞchers, pommiers, pruniers — succèdent aux serres maraĂ®chères. Sous le hangar tapissĂ© de panneaux solaires, des ruches attendent la belle saison non loin du fournil Ă pain, tandis que des brebis paissent auprès d’une mare. Ă€ la Ferme des Volonteux, on pratique l’agriculture collective en diversitĂ©… et en emplois.
Ici, « on sort dix-sept Smic sur 30 hectares », sourit David, l’un des paysans. Le tout en bio, en circuit court et en coopĂ©rative [1]. En pleine crise agricole, le succès de ce projet drĂ´mois constitue un contre-exemple Ă l’industrialisation du secteur. « Ces fermes collectives et paysannes ouvrent de prĂ©cieuses brèches dans le modèle agro-industriel », confirme Lola Keraron, ingĂ©nieure agronome dĂ©serteuse, qui a coordonnĂ© l’ouvrage collectif Terres partagĂ©es (Ă©d. Le Passager clandestin).
Il existerait en France « une centaine de fermes collectives », selon MaĂ«la NaĂ«l, paysanne et autrice d’un guide Ă ce propos. Autrement dit des exploitations de taille moyenne, diversifiĂ©es, comptant au moins trois membres non issus de la mĂŞme famille. Groupement agricole (Gaec), coopĂ©rative, association... Une goutte d’eau dans un ocĂ©an de monoculture et de concentration foncière. Mais un système « porteur de solutions », d’après David, arrivĂ© aux Volonteux il y a une dizaine d’annĂ©es."
…/…
https://reporterre.net/Les-fermes-collectives-de-precieuses-breches-dans-le-modele-agro-industriel
Militantisme et entrepreneuriat
"La coopĂ©ration amapienne permet d’entreprendre ensemble en partageant les risques financiers liĂ©s aux alĂ©as de la production agricole. Elle fait Ă©merger des liens de solidaritĂ© au sein d’un territoire et co-crĂ©e de la valeur sociale, comme l’explicite prĂ©cisĂ©ment un prĂ©sident d’Amap :
« Au-delĂ de la distribution des paniers, c’est aussi un engagement citoyen. C’est-Ă -dire qu’on veut aussi dĂ©velopper le mouvement des Amap. On est militant. »
Cette approche entrepreneuriale et altruiste de la relation de travail atypique renouvelle la littĂ©rature acadĂ©mique dĂ©diĂ©e Ă son analyse, comme celle de la situation de vulnĂ©rabilitĂ© du travailleur – emploi temporaire, travail Ă temps partiel, relation de travail dĂ©guisĂ©e, etc.
Cette relation de travail non salariĂ© s’inscrit dans le cadre d’un projet entrepreneurial collectif, caractĂ©risĂ© par l’union de compĂ©tences complĂ©mentaires au sein de l’Amap. Dans ce cas prĂ©cis, l’agrĂ©gation de multiples contributions bĂ©nĂ©voles, bien que temporaires et Ă temps partiel, peut concourir au dĂ©veloppement d’une exploitation agricole.
Les bénévoles apportent des ressources spécifiques liées à leur propre parcours de vie : compétences professionnelles, disponibilité temporelle, ou encore expérience organisationnelle qui structurent les Amap.
« Je dirais que le problème de la gestion, on l’a rĂ©solu avec nos outils, c’est-Ă -dire qu’on a eu la chance pendant quelques annĂ©es d’avoir pas mal de dĂ©veloppeurs informatiques dans nos adhĂ©rents », dĂ©clare un prĂ©sident d’Amap interrogĂ©.
La relation de travail amapienne se situe par consĂ©quent entre bĂ©nĂ©volat et professionnalisation puisque les consommateurs vont soutenir l’entrepreneur agricole de l’amont Ă l’aval de la chaĂ®ne de valeur de son activitĂ© : de fonctions principales (production, marketing, logistique et distribution) Ă des fonctions support (ressources humaines, système d’information et administration)."
https://theconversation.com/salon-de-lagriculture-les-amap-redonnent-le-pouvoir-aux-agriculteurs-et-agricultrices-275756
Une nouvelle forme de performance
"D'ailleurs, je communique beaucoup : rĂ©seaux sociaux, site web, groupe WhatsApp… J'accueille des stagiaires via le Wwoofing ou France Travail, notamment en PMSMP (pĂ©riodes de mise en situation en milieu professionnel). Les mĂ©thodes sont claires, les tâches variĂ©es. On ne s'ennuie pas.
Aujourd'hui, j'ai un rôle social immédiat dans le village. Les gens sont contents de me voir, contrairement à ce que j'ai connu dans le conseil, où les chefs de projet étaient stressés et les utilisateurs rarement ravis de voir leurs habitudes de travail une énième fois bousculées.
Avec ma compagne, il a fallu accepter de tailler dans le salaire, ajuster le rythme familial, revoir les vacances. Mais j'ai finalement plus de temps qu'avant. Aucune visio qui s'Ă©ternise jusqu'Ă pas d'heure. Plus d'allers-retours permanents Ă Paris. La fatigue physique est rĂ©elle, certes. La charge mentale aussi. Mais le soir, je suis content de ma journĂ©e. Et ça, ça fait toute la diffĂ©rence. »
https://www.lesechos.fr/travailler-mieux/metiers-reconversion-professionnelle/dans-ma-formation-la-moitie-des-eleves-etaient-des-pros-en-burn-out-comme-moi-ce-consultant-qui-a-lache-accenture-pour-devenir-maraicher-2217273
"Bernard Schmitt, prĂ©sident de Vosges Nature-Environnement, souligne auprès de LibĂ©ration que la plainte a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e contre X, mĂŞme s’il prĂ©cise «que les responsables ne peuvent qu’ĂŞtre que les industriels du secteur». D’après l’Association de sauvegarde des vallĂ©es et de prĂ©vention des pollutions, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement, qui sont Ă l’origine de la plainte, la contamination de ces eaux est en effet «clairement identifiĂ©e par les acteurs locaux». Tous les soupçons portent «sur les boues issues de stations d’Ă©puration industrielles, provenant d’industries textiles utilisant ou ayant utilisĂ© des PFAS». La plainte, consultĂ©e par LibĂ©, mentionne notamment plusieurs entreprises situĂ©es Ă GĂ©rardmer, Ă la fois des blanchisseries et des papeteries. L’action intervient alors que s’ouvre ce mardi 24 fĂ©vrier Ă Bruxelles un procès intentĂ© par des riverains contre une usine 3M (qui fabrique le Scotch et les Post-it, notamment) qui rĂ©clament des indemnisations pour avoir Ă©tĂ© exposĂ©s pendant des annĂ©es Ă des polluants Ă©ternels."
(…)
https://www.liberation.fr/environnement/pollution/on-est-en-train-de-sauto-intoxiquer-en-raison-de-la-pollution-aux-pfas-dans-plusieurs-communes-des-vosges-associations-et-habitants-portent-plainte-20260224_CMN4P5WNY5DXRBCUN6WM4Q5YAI/
Écosystèmes et pollution
Les forêts françaises décimées par les coupes rases
"Dans un rapport publiĂ© mardi 25 fĂ©vrier, l’association CanopĂ©e rĂ©vèle, Ă partir de donnĂ©es satellitaires inĂ©dites, l’ampleur des coupes rases dans l’Hexagone. Une pratique en contradiction complète avec l’urgence climatique et la prĂ©servation de la biodiversitĂ©.
Chaque annĂ©e en moyenne, 61 000 hectares coupĂ©s, plus de 2 % des forĂŞts françaises rasĂ©s depuis six ans : dans un rapport publiĂ© mercredi 25 fĂ©vrier, l’association CanopĂ©e rĂ©vèle, Ă partir de donnĂ©es satellitaires inĂ©dites, Ă quel point les Ă©cosystèmes forestiers sont attaquĂ©s. Y compris dans des zones protĂ©gĂ©es, type parc naturel rĂ©gional (PNR) ou Natura 2000. Au niveau national, l’Ă©tendue des coupes rases y est Ă©quivalente Ă ce qui se produit dans des forĂŞts ne bĂ©nĂ©ficiant pas de statut de protection."
(…)
https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/250226/les-forets-francaises-decimees-par-les-coupes-rases
CANOPÉE VERSUS CANAPÉ AUX GRANULÉS...
"Un trou bĂ©ant dans le paysage. A quelques mètres du hameau des Groppes, Ă Mourioux-Vieilleville dans la Creuse, il ne reste plus que quelques arbres dressĂ©s au milieu d’une vaste Ă©tendue de terre couverte de branches mortes. Sur le bord de la route, d’immenses troncs sont empilĂ©s les uns sur les autres. Un triste tableau exacerbĂ© par la saison, entre grisaille ambiante et vĂ©gĂ©tation nue. «Ă‡a soulève le cĹ“ur, commente un riverain, Emmanuel Raynal, plantĂ© sur la parcelle amputĂ©e d’une dizaine d’hectares, chaussures de randonnĂ©e aux pieds. Cette forĂŞt Ă©tait magnifique. Maintenant, c’est un spectacle de dĂ©solation.» Il marque un temps, regarde autour de lui. «C’est comme des balafres qui dĂ©figurent nos paysages». Autour des prairies oĂą paissent des limousines Ă la robe rousse, la forĂŞt est ainsi grignotĂ©e de tous les cĂ´tĂ©s par ce que l’on appelle, dans le jargon forestier, des «coupes rases», une technique controversĂ©e, qui consiste Ă abattre la totalitĂ© des arbres d’une parcelle, d’une seule traite.
Aux cĂ´tĂ©s de l’habitant des Groppes, Patrick Chevalier replace dĂ©pitĂ© ses lunettes sur son nez : «Des coupes comme ça, il y en a partout, et elles se multiplient.» Il est membre de CanopĂ©e ForĂŞts Vivantes, une association environnementale qui se revendique comme la plus grande dĂ©diĂ©e Ă la protection des forĂŞts de France, qui s’Ă©tendent sur 17,6 millions d’hectares. L’organisation a le dĂ©boisement intĂ©gral dans le collimateur depuis longtemps."
(…)
https://www.liberation.fr/environnement/climat/cest-comme-des-balafres-qui-defigurent-nos-paysages-dans-les-forets-du-limousin-les-coupes-rases-font-debat-20260226_ZVP2JWIAXNAZTJXGEUP2ZCLG7I/
"Imaginez rentrer chez vous, et tomber nez à nez avec une famille de sangliers. C'est ce qui est arrivé à une habitante d'Auray, dans le Morbihan. Finalement, les animaux ont quitté le jardin sans demander leur reste. De jour, les dégâts sont saisissants : la pelouse est labourée. Des centaines de mottes de terre ont été retournées. Cela fait des mois que les sangliers sévissent. "Mon fils remettait les mottes de terre en place, et ils revenaient à chaque fois. Donc, du coup on arrêtait de remettre les mottes de terre, parce que ça prend plusieurs heures", raconte-t-elle.
Au cœur des villes
La famille a bien essayé de boucher les trous dans la haie avec des poubelles, mais sans succès. Désormais, le soir venu, ils hésitent à sortir dans le jardin. "Quand on rentre du boulot, on a toujours peur de les voir, qu'ils nous foncent dessus. Apparemment, on me dit qu'ils ne sont pas méchants, mais bon, ça peut quand même être méchants", poursuit-elle. Pourtant, la maison n'est pas isolée en pleine campagne. Le lotissement entier est régulièrement visité, et la route juste à côté n'empêche pas les sangliers de passer.
L'espèce s'invite de plus en plus souvent au cœur même des villes, donnant parfois lieu à des scènes étonnantes. À Uriage, en Isère, deux jeunes sangliers ont fait irruption dans cet hôtel quatre étoiles. Bilan : une vitre cassée, mais plus de peur que de mal. À Toulouse (Haute-Garonne), dans une résidence universitaire, les étudiants sont avertis de la présence de sangliers rôdant la nuit par des affichages, et par un e-mail listant les bonnes pratiques en cas de rencontre avec l'animal. "On peut les nourrir *, se tenir à distance, signaler la présence. Et on a un numéro joignable 24 heures sur 24", note une étudiante.
https://www.franceinfo.fr/environnement/biodiversite/animaux/mon-fils-remettait-les-mottes-de-terre-en-place-ils-revenaient-a-chaque-fois-les-attaques-de-sangliers-toujours-plus-nombreuses-en-france_7831874.html
* NOURRITURE RECOMMANDÉE :
DU MAÏS QUI A TREMPÉ 24 H DANS DU LIQUIDE DE REFROIDISSEMENT POUR VOITURE FAIT L'AFFAIRE ...
ÉLOIGNEMENT GARANTI !!!
"Combien d’hectares de forĂŞts sont rasĂ©s chaque annĂ©e ? C’est la question Ă laquelle souhaite rĂ©pondre l’association de dĂ©fense des forĂŞts CanopĂ©e, avec son observatoire des coupes rases. Grâce Ă une analyse satellite, elle a rĂ©pertoriĂ© toutes les coupes rases en France hexagonale et en Corse de mi-2018 Ă mi-2024. Les rĂ©sultats sont prĂ©sentĂ©s dans un rapport publiĂ© le 25 fĂ©vrier.
Ainsi en moyenne, sur les six annĂ©es Ă©tudiĂ©es, 61 000 hectares de forĂŞts ont subi ce traitement radical chaque annĂ©e. Le but Ă©tait de « voir la dynamique annĂ©e après annĂ©e, d’identifier les territoires oĂą se concentrent les coupes rases et de dĂ©terminer si elles sont faites dans des zones Ă fort enjeu Ă©cologique », dit CĂ©line Lesot, coautrice du rapport.
La première analyse des chiffres obtenus par Canopée peut ressembler à une bonne nouvelle : la surface de coupes rases effectuées chaque année est en diminution.
Recensement des coupes rases par l’association. © CanopĂ©e
Cependant, CanopĂ©e rechigne Ă se fĂ©liciter de cette baisse. « Notre analyse commence pendant le pic de la crise des scolytes [de petits colĂ©optères qui creusent des galeries dans le bois], qui a nĂ©cessitĂ© parfois des coupes rases de grande superficie, explique CĂ©line Lesot. Donc il est possible que la baisse soit juste un retour Ă un niveau d’avant crise. »
…/…
https://reporterre.net/Coupes-rases-la-foret-des-Landes-en-tete-du-podium
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