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Le gazole baisse de 18 centimes, la cheminée coûte 5 000 euros
Dix millions de barils puisés, cheminées interdites, CNews, Azov : l'apaisement promis, version terrain.
« Cent jours d’apaisement, d’unité et d’action » : tel est le programme affiché. Le refrain qui court en face, lui, dit « Ça va péter », et il énumère les chômeurs, les smicards, les banlieusards, les non-vaccinés, tous ceux que le pouvoir regarde de haut. Entre les deux, il y a 18 centimes de moins sur le gazole, payés en vidant les réserves stratégiques, et 5 000 euros pour se mettre en règle avec sa cheminée.
Dix millions de barils pour dix-huit centimes de com’
Dix millions de barils arrachés aux réserves stratégiques pour 18 centimes de moins à la pompe : de quoi nourrir les posts triomphants de l’Élysée. Un ménage sur trois ne se chauffe pas correctement et l’inflation suit le prix de l’énergie à la trace, si bien que la fanfare est pour la pompe et que la facture reste pour le salon. Dans 657 communes, le foyer ouvert est désormais interdit : 1 500 euros d’amende, ou environ 5 000 euros pour l’insert ou la fermeture qui vous remet dans les clous. C’est une norme d’inspiration européenne, tombée au moment précis où les factures d’énergie explosent. Le budget suit la même logique : TVA sur la télé payante, déficit aggravé de 23,9 milliards, prélèvement sur les avoirs non réclamés, tandis que Laurent Nunez promet de continuer à surmobiliser les policiers face à la colère sociale. Une taxe, une interdiction, chaque jour : on gouverne comme on lance un compte à rebours.
▶ 03:20 — Baisse du gazole de 18 centimes : l’autocongratulation de Macron
▶ 24:12 — Foyers ouverts interdits : 5 000 euros pour fermer sa cheminée
▶ 54:10 — Nunez surmobilise la police, le budget alourdit les taxes![]()
Des candidats hors-sol, des patrons à terre, un système qui meurt
92 % des entrepreneurs sont pessimistes, selon le baromètre du Parisien, et les candidats font campagne comme si la France n’était pas en faillite. Pendant ce temps, Nicolas Bouzou voit s’afficher une erreur de base de données sur le site de ses « Rencontres de l’avenir », ce qui est assez drôle pour qui prétend éclairer l’avenir des autres. Ce que les patrons réclament, la communication des candidats l’esquive : une politique de l’offre, la paix en Ukraine, une énergie bon marché, un autre rapport à l’Europe. Côté PS, le « hack » de la primaire n’était, selon Le Canard enchaîné, qu’un plantage informatique, une sous-estimation du nombre de votants. Je continue de demander d’où viennent les voix qui ont payé 15 € pour Glucksmann, et tant que le PS ne répond pas, le doute reste entier. Reste le spectacle : Attal, Philippe, Glucksmann, dont personne ne veut plus, jouent la comédie du pouvoir devant des gens qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts depuis 2018, et c’est obscène. « Ce système meurt, oui, mais il va pas le faire dans la tranquillité d’une dose de Rivotril. »
▶ 12:04 — Com’ politique calamiteuse et patrons déprimés comme jamais
▶ 20:38 — Bouzou et ses « Rencontres de l’avenir » en panne
▶ 31:36 — Primaire PS : le « hack » n’était qu’un plantage
▶ 59:37 — « Ce système meurt » : le spectacle obscène des candidatsCNews : Pétition pour fermer, et après?
Plus de 500 000 signatures réclament la fermeture de CNews. CNews est plus proche d’une chaîne d’opinion que d’une chaîne d’info, et je le dis sans trembler. Mais retirer un canal hertzien n’est pas en soi de la censure, c’est la manière de le faire qui compte : le cahier des charges, voilà l’outil, et il vaut pour tout le monde. Céder à la pression de la rue militante ouvrirait la porte à d’autres fermetures, et l’on sait contre qui elles serviront ensuite. L’argument de Thomas Legrand se retourne d’ailleurs contre France Info, et le pluralisme de LCI, BFM, France Inter ou Libé est un pluralisme de façade, où l’on débat entre gens qui pensent la même chose. Libé célèbre une « percée » de Glucksmann ; mon sondage en direct, lui, donne un autre résultat : boire un seau de glaire plutôt que voter Philippe, Attal ou Glucksmann.
Azov, Kiev, et les « valeurs » qu’on nous vante
Libé publie une tribune sur les « valeurs » que défendrait l’Ukraine. Au même moment, en banlieue de Kiev, on découvre une salle de torture attribuée à Azov. Des habitants et des médias ukrainiens demandent des comptes. Des cadavres et un adolescent de 14 ans y auraient été retrouvés, tandis qu’Azov dénonce une propagande russe. Il faut nommer le malaise : une manifestation à la gloire de Bandera, puis Zelensky qui invite Marine Le Pen, comme si tout cela ne dessinait pas une cohérence. Ce que je réclame est simple : l’arrêt de la guerre, et un grand travail contre la corruption et les mafias de recrutement forcé. Aux tribuniers de Libé, je réponds : « Allez en parler aux gens qui ont été sortis de cette maison. »
▶ 44:15 — Azov : une salle de torture découverte près de Kiev
On peut décréter l’apaisement par communiqué. On ne décrète pas la patience de ceux qui paient.
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L’EDITO
Le racisme, la presse française le préfère en version originale
Trente victimes. C’est le chiffre qu’a donné ce mardi le procureur national antiterroriste à propos de l’attentat raciste de Trappes. Trente personnes identifiées. Et ce détail, livré presque en passant : l’arme de Kévin T., selon le procureur, a été achetée clandestinement. Le parquet antiterroriste s’est saisi, le mot « attentat » est prononcé, le mot « raciste » aussi. L’institution judiciaire a nommé la chose, ce qu’elle fait rarement aussi nettement. J’ouvre ma revue de presse du jour, et Trappes y tient dans un coin.
Ce mardi, la presse française avait la tête à Washington. « EN DIRECT – Midterms 2026 : le jour de la débâcle pour Trump ? » « Les premiers bureaux de vote ont ouvert, donnant le coup d’envoi d’une journée décisive pour Donald Trump et les États-Unis. » Toute la presse a regardé l’Amérique voter, minute par minute, comme on suit une finale. Même le Goncourt, décerné à Philippe Jaenada pour « L’Inconnue du quai de Javel », a reçu plus de lumière que Trappes. Je n’ai rien contre Jaenada ni contre les élections américaines. Mais une hiérarchie de l’information n’est jamais innocente : elle dit ce qu’une société accepte de regarder en face, et ce qu’elle préfère regarder de loin.
Le racisme américain, nous le connaissons par cœur. Il a ses visages, ses slogans, sa géographie, ses villains de télévision. Il nous arrive doublé, sous-titré, avec la distance confortable d’un océan. Surtout, il nous flatte. Chaque fois que la presse française raconte Trump, elle raconte aussi, en creux, une France qui se croit à l’abri : la République universelle, aveugle aux couleurs, qui regarde la vieille maladie américaine avec la compassion inquiète du médecin. Couvrir les midterms comme une tragédie morale ne coûte rien. On s’indigne et on ne se remet pas en cause. On espère la « vague démocrate » comme on espère une guérison chez un voisin.
Trappes, c’est l’inverse : le miroir sans tain se retourne. Un attentat raciste en France oblige à poser les questions qui fâchent les rédactions elles-mêmes. Qui a installé dans le débat public l’idée qu’une partie de la population était de trop ? Quels plateaux ont fait de « l’immigré » leur fonds de commerce quotidien ? Quels responsables ont repris ces mots pour en faire des slogans, puis des programmes ? Ces questions ne mettent pas en cause un homme seul, dont la justice établira la responsabilité. Elles mettent en cause un climat, des médias et des politiques. Ce sont précisément ces médias-là qui choisissent ce soir de regarder ailleurs.
Je retiens une chose de la matière du jour : le drame relance le débat sur le traitement médiatique du racisme et sur la notion même d’immigré en France. Ce n’est pas une querelle de lexique. « Immigré », dans la bouche de ceux qui le martèlent, ne désigne pas une trajectoire administrative. C’est une assignation, un statut d’étranger perpétuel collé à des gens sur leur nom, leur visage ou leur quartier, quel que soit leur passeport. Le mot ne décrit pas, il désigne, au sens où l’on désigne une cible. Qu’il faille un attentat pour que la presse s’interroge enfin sur ce vocabulaire, voilà l’aveu. Et qu’elle mène cette interrogation à voix basse pendant qu’elle hurle « EN DIRECT » pour une élection étrangère, voilà le symptôme.
Je ne crois pas une seconde à la thèse de l’agenda chargé, du hasard du calendrier, de la concurrence malheureuse des événements. Une rédaction qui peut mobiliser un direct de plusieurs heures sur des bureaux de vote américains peut consacrer la même énergie à trente victimes à une heure de Paris. Elle ne le fait pas parce que l’un de ces deux récits l’arrange et l’autre la gêne. Le racisme d’Amérique permet de parler de race sans parler de soi. Le racisme de Trappes oblige à parler de soi : de ses unes, de ses invités, de ses éditos, des mots qu’on a laissés devenir ordinaires.
Il y a enfin cette arme achetée clandestinement, selon le procureur. Ce détail devrait occuper des pages entières : il dit qu’un passage à l’acte raciste a pu être préparé dans un marché parallèle que personne n’a vu. Si l’auteur présumé avait correspondu au portrait que les chaînes d’info aiment dresser du terroriste, je sais quelle place ce détail aurait prise. Je sais combien de « spécialistes » auraient défilé pour parler de filières, de réseaux et de laxisme. Ici, rien de tel, ou si peu. Le silence a aussi une couleur.
Le racisme qu’on regarde en direct est toujours celui des autres.
Trappes, c’est ici.
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
mardi 3 novembre 2026
Fwd: Le gazole baisse de 18 centimes, la cheminée coûte 5 000 euros

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10 commentaires:
L'espoir se lève enfin...!
LA FRANCE ET L'EUROPE AU BORD DE L'INSURRECTION ?
BLAST, Le souffle de l'info
https://youtu.be/oatNlkjsqbQ?si=yQwPKggG1E_FGa0F
En Belgique, en Italie, en Espagne, comme en France et ailleurs en Europe, la jeunesse se soulève.
D’un pays à l’autre, des similitudes se dessinent : des manifestants très jeunes, des blocus de lycées et des modes d’action parfois anarchiques, qui parviennent à instaurer un rapport de force. Les revendications se recoupent elles aussi. Elles traduisent un rejet des politiques néolibérales menées ces dernières années : abandon des services publics au profit du privé, et de la militarisation des sociétés. Au-delà de ces convergences, que révèlent ces mobilisations de la crise capitaliste qui traversent l’Europe ? Assiste-t-on à l’émergence d’un printemps européen porté par une nouvelle génération ?
Pour en discuter, nous recevons Carlotta Benvegnù sociologue italienne, Aliou Baldé, coordinateur de la JOC en Belgique, et Xermin, membre du mouvement socialiste du Pays basque.
Journaliste : Elsa Galland
Montage : Camille Drapier
Son : Baptiste Veilhan, Théo Duchesne
Graphisme : Morgane Sabouret, Margaux Simon
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert
https://youtu.be/ZLF8NZvWIqs?is=_JjJjbO-UItiwNkC
https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1606792258153701&id=100064688256655
EDOUARD PHILIPPE EST ÉPINGLÉ PAR SÉGOLÈNE ROYAL !!
https://www.facebook.com/reel/1433110124994644/
LE RN ET LES BAUX NATIONAUX...!
https://youtu.be/ka6FAZYvkcU?si=VJBJ467lLs4GdeXg
COMPLÈTEMENT DÉGENRÉ : LISNARD SE DÉROULE LE TAPIS ROUGE...!
"Le maire de Cannes, qui se représente à la tête de l’association fin novembre, tout en ayant aussi déclaré sa candidature à l’élection présidentielle, fait l’objet de nombreuses critiques face à ce qui est considéré par certains comme un « mélange des genres ».
Au moment où la candidature du président de Nouvelle Energie, David Lisnard, à l’Elysée commence à émerger dans la campagne, sa course à la présidence de l’Association des maires de France (AMF) est mise sous tension. Le maire de Cannes (Alpes-Martitimes) y voit d’ailleurs un lien : « Tout cela est lié à un climat politique tendu qui énerve tout le monde », relève-t-il, invoquant « l’époque » et l’approche de la présidentielle.
Les 34 000 adhérents de l’AMF, soit la quasi-totalité des maires du pays, doivent désigner leur président par un vote électronique entre le 23 et le 25 novembre, au moment où se tiendra leur congrès annuel, à Paris. Ils devront départager le sortant, maire de Cannes, et celui de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent (Union des démocrates et indépendants).
Alors que le scrutin approche, les déclarations hostiles à David Lisnard, qui a quitté Les Républicains en mars, se multiplient. Et ce, selon deux angles d’attaque. Le premier tient au caractère jugé inconciliable d’une candidature à l’Elysée pour le président d’une association adepte du consensus. « Tout est bien cloisonné. Comme nous en avons l’habitude et l’usage à l’AMF. Et comme j’y veille », assure David Lisnard. Mais l’ancien ministre Marc Fesneau y voit un « mélange des genres ». Le maire de Cannes joue « sur les deux tableaux. Ça pose un problème éthique », a-t-il déclaré sur Public Sénat, le 28 octobre."
(…)
https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/11/04/election-a-la-presidence-des-maires-de-france-le-sortant-david-lisnard-sous-pression_6806122_823448.html
CE QUE VEULENT LES FRANÇAIS ?
DEPUIS LES MALDIVES, LE JET-SETTEUR VOULAIT GOUVER...!
Trahi par lui-même
"Le premier obstacle s’érige au mois de juillet 2026 : la décision de la cour d’appel qui, en ne prononçant pas l’exécution provisoire, offre à Marine Le Pen la possibilité de se porter candidate le temps d’un pourvoi en cassation. Ce qui mine Jordan Bardella et inaugure le tunnel de scandales qu’il s’apprête à traverser. Ça commence par des premières révélations de Libération. Une enquête sur « sa vie de jet-setteur » s’affiche en une du quotidien pour son édition du week-end des 5 et 6 septembre. Le journal rapporte que c’est dans un hôtel de luxe des Maldives que le candidat putatif s’est isolé pour prendre la plume et disserter sur « Ce que veulent les Français ». Gênant. Le quotidien raconte également son agacement lorsque Marine Le Pen lui a grillé la politesse, en annonçant en avant-première aux cadres du RN le titre du troisième tome « Gouverner » qui sort en librairie ce mercredi 4 novembre.
Sur les plateaux et dans les journaux, les indiscrétions sur sa relation dégradée avec Marine Le Pen, sur fond de frustration liée à la présidentielle, s’enchaînent. Mais ce n’est rien à côté de ce qui l’attend. Le 28 septembre, Mediapart lui attribue des écrits antisémites du temps où il était jeune militant au FN. Le président du RN nie en bloc, et reçoit le soutien unanime du parti, qui s’en prend avec une virulence rare au site d’investigation. Problème : quatre jours plus tard, Mediapart publie les preuves lui permettant d’étayer ses affirmations. Et parmi elles : son premier livre « Ce que je cherche ». Dans les conversations Facebook explorées par le site d’investigation, et datant des années 2013-2014, plusieurs éléments biographiques inconnus du grand public sont alors semés par le jeune Jordan Bardella. Onze ans plus tard, ces mêmes éléments apparaissent sous sa plume dans son autobiographie.
Parmi ces éléments, une pétition qu’il avait lancée et qui lui avait valu la « une » de l’édition Seine-Saint-Denis du Parisien, son activité au sein d’une association ou encore son échec au concours de Sciences Po Paris. Des anecdotes sur lesquelles il s’épanche dans « Ce que je cherche », sans se douter que ce récit visant à vanter sa précocité politique permettra, deux ans plus tard, à des journalistes d’avoir la certitude qu’il est bien l’auteur d’horreurs antisémites déversées sur Messenger. Et que ce qui était censé être une rampe de lancement vers l’Élysée pourrait, finalement, s’avérer n’être qu’un toboggan l’empêchant d’accéder, en cas de victoire de Marine Le Pen en 2027, à Matignon. Jordan Bardella voulait écrire le premier chapitre de sa légende présidentielle. Il s’est, en réalité, trahi lui-même."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/comment-le-succes-en-librairie-de-jordan-bardella-a-fini-par-se-retourner-contre-lui_351265.html
TOTAL INCENSE...!
https://www.instagram.com/reel/DfT2rYoIadN/?obrf=aXNvazVxbjV1cjhu
ODOUL A LA FOCALE QUI DÉRAILLE !
"La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a saisi la présidente de l'Assemblée nationale, mercredi 4 novembre, dans un courrier consulté par franceinfo, après des "attaques inacceptables" du député RN Julien Odoul à son encontre, jeudi, dans l'hémicycle.
Jeudi dernier, lors des débats en séance publique consacrés à la proposition de loi visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles, Julien Odoul a interpellé publiquement la rapporteure LFI Gabrielle Cathala en lançant : "C'est quoi, la Ciivise ? Le service sanitaire du Hamas ?"
"De tels propos sont tout bonnement inadmissibles. Ils franchissent toutes les limites de la décence, de la déontologie parlementaire et du respect républicain dû aux institutions créées par l'État pour protéger la jeunesse de notre pays", écrit Maryse Le Men-Régnier, la directrice de la Ciivise, dans un courrier adressé à la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet."
(…)
https://www.franceinfo.fr/politique/la-ciivise-saisit-la-presidente-de-l-assemblee-nationale-apres-des-attaques-inacceptables-du-depute-rn-julien-odoul_8267735.html
Les journalistes quittent les lieux
« C’est une soirée privée, ils ont été signifiés qu’ils n’étaient pas accrédités », a justifié Victor Chabert, le directeur du service de presse du RN.
En réaction, la quasi-totalité des journalistes inscrits ont quitté les lieux – à l’exception notamment des médias du groupe Bolloré (également maison-mère de Fayard).
Cet épisode s’inscrit dans un climat de grande tension entre le parti d’extrême droite et Mediapart, depuis la divulgation fin septembre des écrits de jeunesse antisémites attribués à Jordan Bardella – qui nie catégoriquement et a déposé plainte pour diffamation.
Le site d’investigation avait déjà été chahuté par des militants et évacué sans ménagement par le service d’ordre à deux reprises lors du congrès du RN et du premier meeting de campagne de Marine Le Pen, fin octobre à Orléans.
« L’extrême droite révèle son vrai visage »
« En excluant ou violentant les journalistes, l’extrême droit révèle son vrai visage », a réagi la présidente de Mediapart, Carine Fouteau, dans une déclaration transmise à l’AFP, dénonçant « avec force » la « nouvelle entrave » faite à son journaliste mercredi soir, qu’elle a qualifiée de « censure ».
En marge de la même soirée, une quinzaine de militants du collectif contre l’antisémitisme « Nous vivrons » s’étaient regroupés devant le Pavillon Wagram. Pancartes et mégaphones en mains, ils ont scandé entre autres : « Pas d’antisémites en République » et « Bardella ton antisémitisme ne s’efface pas ».
Une protestation à laquelle le président du RN a réagi sur X, avant même son arrivée sur les lieux, en accusant « l’extrême gauche [qui] manifeste contre… un livre » et développe selon lui une « nostalgie des régimes totalitaires chaque jour plus inquiétante »."
https://www.ouest-france.fr/politique/jordan-bardella/un-journaliste-de-mediapart-se-voit-refuser-lacces-a-la-soiree-de-lancement-du-livre-de-jordan-bardella-a-paris-47126c9a-d900-11f1-b736-5b9907ef0b5a
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