Les libertés publiques ne peuvent pas être une variable d’ajustement d’un exécutif en perdition. Elles sont un principe non négociable et le premier devoir d’un État républicain est de les garantir. En décidant d’interdire des manifestations, de choisir qui a le droit ou pas d’en organiser, de mettre en place des couvre-feux à l’échelle d’un département ou d’une ville, d’inciter les commerçant·es à recourir à des sécurités privées, l’exécutif franchit une à une les limites qui séparent une démocratie d’un État autoritaire et policier. Les interdictions de manifester constituent en outre des décisions stupides, susceptibles de générer le chaos. En effet, les interdictions ne feront pas retomber la colère contre la politique du gouvernement et donc la volonté de l’exprimer dans la rue. Or, le fait même de vouloir manifester là où c’est interdit deviendra source de conflit et de violences. Au lieu de gérer un cortège sur un parcours donné avec des organisateur·rices forcément déclaré·es, la police devra gérer une situation vraisemblablement éclatée et non anticipée. C’est tellement évident qu’on peut se demander si ce n’est pas le but recherché. C’est par le nombre que le mouvement peut mettre à mal cette stratégie de la tension et du pourrissement. La France insoumise appelle partout en France à manifester pacifiquement, tou·tes ensemble, aux côté des organisations syndicales de salarié·es, étudiantes et lycéennes en participant à la protectoin de ces cortèges unitaires. Elle soutient les démarches engagées par les associations et les syndicats pour faire annuler ces décisions arbitraires et inacceptables. Elle exige du gouvernement qu’il mette un terme à sa fuite en avant autoritaire et réponde enfin aux revendications des salarié·es et de la jeunesse. |
8 commentaires:
"C’est un petit livre jaune en forme d’antidote à une formule toute faite qui sature le débat anxiogène sur la dette, sans y trouver d’autre remède que couper dans les dépenses et les services publics. «Les caisses sont vides !» Des mots rabâchés sur tous les plateaux TV et à tous les micros par la droite et les tenants d’une prétendue orthodoxie budgétaire, sur l’air du «There is no alternative». C’est pour démystifier cette affirmation paraissant «relever du bon sens», mais occultant les causes profondes d’un déficit public réputé «hors de contrôle», que trois figures universitaires de premier plan ont allié leurs savoirs.
L’économiste Eric Heyer, directeur à l’Observatoire français des conjonctures économiques et enseignant à Sciences-Po Paris, le juriste Pascal Lokiec, professeur à Paris 1-Panthéon-Sorbonne et spécialiste en droit social, et la sociologue Dominique Méda, professeure à Paris-Dauphine-PSL, publient ces jours-ci «les Caisses sont vides», le grand malentendu chez Flammarion. Un essai didactique qui arrive à point nommé, en plein examen du budget 2027."
(…)
https://www.liberation.fr/economie/si-les-caisses-sont-vides-cest-aussi-parce-quelles-sont-mal-remplies-le-petit-livre-qui-demystifie-la-dette-20261024_AJRMBASF7RGVVER6LEUIK5XO4Y/
LISNARD, DU TAPIS ROUGE DE CANNES AU PLATEAU DE MILLEVACHES...!
Invitation lancée à David Lisnard pour visiter le plateau de Millevaches, "pour faire une cueillette de champignons"
"Interrogé sur les propos de David Lisnard, le président de l'AMF et candidat à la présidentielle, qui avait pointé des "camps d'entraînement terroriste" d'extrême-gauche sur le plateau, Philippe Brugère a estimé que le maire de Cannes "parle de quelque chose qu'il ne connaît pas et qui n'existe pas. Alors moi, David Lisnard, je l'invite, en tant que président du PNR, à faire le tour du plateau de Millevaches avec moi. On en profitera pour faire une cueillette de champignons sans doute", a-t-il ironisé, "et il verra qu'il n'y a absolument aucun camp d'entraînement sur le plateau".
D'autres parlent d'un "laboratoire" de l'ultragauche. "Non", dit Philippe Brugère, mais "c'est un laboratoire sans doute oui pour la vie sociale, la vie associative, effectivement il y a des formes qui ont été initiées justement par ces néo-ruraux, des formes de vie soit en collectivité, soit de vie tout simplement associative ou publique, où ils cherchent une collaboration, ils cherchent des réponses aux problèmes du quotidien, que ce soit en matière de mobilité, d'habitat, etc., des formes un peu alternatives, alors certes on peut les qualifier de néo-ruraux, mais c'est des gens qui avant tout essayent de construire quelque chose de positif" a analysé le président du PNR. "Au milieu de tout ça, qu'il y ait quelques individus violents, je ne le conteste pas, c'est sans doute vrai, mais ce n'est pas ça qui fait la caractéristique du plateau, le plateau est plutôt un endroit absolument merveilleux, où il fait bon vivre, et en plus qui devient aujourd'hui une zone refuge face à tous les risques que l'on connaît".
Interrogé enfin sur une éventuelle mésentente entre des Creusois ou Corréziens enracinés de longue date et les "néo-ruraux", Philippe Brugère a répondu sans détour : "Qu'il y a sans doute un problème, parce qu'il y a des gens qui sont installés, des natifs du plateau, depuis plusieurs générations, qui effectivement se trouvent un peu bousculés dans leurs habitudes et dans leur manière de penser, c'est incontestable, mais de là à dire qu'il y a une guerre civile ou des camps d'entraînement sur le plateau, c'est absolument faux", a-t-il conclu."
https://www.ici.fr/emissions/l-invite-d-ici-matin-limousin/le-plateau-n-est-pas-un-repaire-de-zadistes-de-l-ultragauche-dit-philippe-brugere-le-president-du-pnr-millevaches-4026723
Pour conjurer l’instabilité politique, la France a un besoin urgent de renouveler ses institutions, non pour les détruire mais pour les construire en accord avec les idées qui émergent dans les discussions et les initiatives citoyennes, plaide le professeur de droit public.
«Tant que les idées et les institutions sont de niveau, les institutions subsistent», écrit Benjamin Constant qui poursuit : «Lorsque l’accord entre les institutions et les idées se trouve détruit, les révolutions sont inévitables.» En 1789, les institutions de l’Ancien Régime n’étaient plus au niveau des idées d’égalité et de liberté qui remuaient le pays depuis plusieurs années. En 1848, la restriction du suffrage à ceux qui payaient un cens n’était plus au niveau des idées d’élargissement du droit de vote qui trouvaient un grand succès dans les banquets républicains. Aujourd’hui, à nouveau, les institutions ne sont plus connectées au niveau des idées.
Les signes avant-coureurs de ce désaccord s’observent dans l’instabilité politique de ces dernières années : le président Sarkozy n’est pas réélu président de la République, François Hollande ne peut pas se représenter, Emmanuel Macron perd la majorité après cinq ans de pouvoir, les premiers ministres se succèdent, des partis traditionnels s’effondrent, des formes politiques informelles apparaissent, des mouvements sociaux rassemblent des citoyens en nombre toujours plus grand (2010, 2016, 2018, 2019, 2023, 2026). Et, depuis vingt ans, ces mouvements sociaux portent une même idée : l’association des citoyens à la fabrication de la volonté générale, à l’élaboration des décisions qui posent, dans les entreprises, les villes, les régions et l’Etat, les règles communes."
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https://www.liberation.fr/idees-et-debats/tribunes/le-temps-dune-revolution-constitutionnelle-est-venu-par-dominique-rousseau-20261023_J6MAZHNUCFBUVFQB2L2YQLR4M4/
Enquête — Santé
« Du pinkwashing intolérable » : quand la FNSEA multiplie les stands pour Octobre rose
La FNSEA multiplie les événements de sensibilisation au cancer ce mois-ci : le syndicat productiviste repeint son image en rose malgré sa défense de l’usage de produits chimiques, les pesticides, pourvoyeurs de cancers.
"En ce mois d’octobre, au-delà des ballots de paille bâchés en rose dans les champs, le syndicat agricole productiviste Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) multiplie les événements, lors de foires agricoles par exemple, pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. « Une organisation qui défend l’utilisation de produits chimiques facteurs de cancers tient des stands tout roses pour se donner une bonne image, c’est un pinkwashing intolérable », résume Fleur Breteau, cofondatrice du collectif Cancer Colère. Ce dernier, qui milite depuis 2025 pour politiser la maladie en la liant directement aux politiques agricoles et à l’usage des pesticides, a rebaptisé l’opération Octobre rose : Octobre Colère.
Ainsi, les participants à la tombola d’une animation à Préguillac (Charente-Maritime), organisée en début de mois, pouvaient repartir avec des lots étonnants : des casquettes… Pioneer. Un fabricant de pesticides. « On a vu ça comme un lot, pas comme de la pub pour un producteur de phytos », justifie à Reporterre Magalie Vinet, co-organisatrice de la journée et membre de la commission des agricultrices FNSEA du département.
Outre la tombola, une randonnée, un marché fermier et un repas étaient au programme. « Avec des produits issus de l’agriculture raisonnée parce qu’on n’est plus dans les années 1970, quand on mettait des pesticides plein gaz dans les champs », précise la maraîchère."
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L’industrie agrochimique à l’origine d’Octobre rose
"Le collectif Cancer Colère a rebaptisé Octobre rose Octobre Colère, notamment pour dénoncer la « silenciation » des facteurs environnementaux de la maladie. Et rappeler que l’évènement a été créé aux États-Unis par l’industrie agrochimique.
À l’origine d’Octobre rose se trouve en effet un fabricant de pesticides aux États-Unis, qui a créé l’évènement en 1985 en partenariat avec la National Cancer Foundation : son principal mécène était l’Imperial chemical industries (ICI), ancêtre de Syngenta, aujourd’hui leader de l’agrochimie.
ICI fabriquait à l’époque du dichlorodiphényltrichloréthane (DDT) un insecticide dont le lien avec le cancer du sein est documenté. Or, une de ses filiales produisait un médicament à base de... tamoxifène, le traitement contre le cancer du sein le plus vendu au monde.
Lire aussi : « C’est du cynisme à l’état pur » : Bayer vend des produits cancérogènes... et des médicaments anticancéreux
Octobre rose est aujourd’hui organisé, en France, par la Ligue contre le cancer. « On en a marre de ces histoires d’origine d’Octobre rose. Nous avons mieux à faire que déterrer des cadavres largement faisandés, ressortir des “cold cases” sur lesquels il n’y a plus rien à faire », commente Emmanuel Ricard, directeur prévention de l’association."
https://reporterre.net/Du-pinkwashing-intolerable-quand-la-FNSEA-multiplie-les-stands-pour-Octobre-rose
https://youtu.be/Am8PL9wDoeo?is=2wIkuLnmlKT7Ry7x
Le candidat de La France insoumise à l’élection présidentielle revient longuement, dans un entretien à « Mediapart », sur les mobilisations sociales qui traversent le pays. Il y voit un « moment fondateur », dont le pouvoir sortira forcément perdant s’il ne donne pas de débouché politique aux revendications.
"Le gouvernement s’attend à une nouvelle journée de mobilisation massive samedi 24 octobre. Un mois après le début du mouvement lycéen, les revendications contre la vie chère se sont agrégées à la colère de la jeunesse pour devenir le socle d’un mouvement de grande ampleur. Le candidat de La France insoumise (LFI) à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, réaffirme à Mediapart son soutien à la mobilisation et dénonce « l’impasse » dans laquelle Emmanuel Macron a plongé le pays."
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https://www.mediapart.fr/journal/politique/231026/jean-luc-melenchon-le-pouvoir-n-aura-qu-un-seul-choix-accepter-les-revendications-ou-s-en-aller
https://youtu.be/jGhVXY4Bekc?is=LkgWs4flt4eCJkkX
https://youtube.com/shorts/loxwn3DECHw?is=HLMilIhqfujfWEpA
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