pages

▼

dimanche 4 octobre 2026

Les suites de l'affaire Bardella, l'interview Ernaux/Godrèche, les milliardaires californiens, les lycéens...


La lettre quotidienne
dimanche 04 octobre 2026

Par
Les révélations de « Mediapart » sur les écrits antisémites de Jordan Bardella ont démoli quinze ans de « dédiabolisation » du RN et plongé le parti d’extrême droite dans une crise interne. La question du tandem Le Pen-Bardella est désormais posée. Celle de la suite de la campagne présidentielle aussi.
Par
Il est bien pratique d’avoir une chaîne de télévision à sa disposition quand on est mis en cause. Depuis nos révélations sur ses écrits antisémites, CNews recrache les éléments de langage du patron du RN. Une véritable agence de propagande qui ne lui coûte rien, sur une fréquence publique.
La comédienne, devenue figure de #MeToo en France, a adapté au cinéma l’œuvre de l’écrivaine, Nobel de littérature en 2022, « Mémoire de fille », sorti mercredi en salles. Violences sexuelles, féminisme, création et résistance : entretien croisé entre Annie Ernaux et Judith Godrèche.
Par
Dans l’État du rêve américain et des grandes fortunes de la tech, le référendum sur la création d’un impôt sur les milliardaires divise les démocrates, mais aussi les syndicats. Des forces nombreuses tentent de faire chuter la proposition, qui sera soumise au vote le 3 novembre.
Par
Le locataire de la Maison-Blanche avait promis d’améliorer la situation économique des classes moyennes. À quelques semaines des élections de mi-mandat, les gains ont surtout été enregistrés par les plus riches. Dans l’Oklahoma, les ménages ordinaires, eux, décrochent.
Par
Le procès de Rohan Rane, 29 ans, s’ouvre lundi 5 octobre devant la cour d’assises à Paris pour des crimes commis entre 2019 et 2021 depuis sa chambre d’étudiant à Antibes. Douze victimes ont été identifiées dans une enquête démarrée aux États-Unis.
Par
Un lycéen de 17 ans mis en cause dans l’attaque d’un commandant de police a été mis en examen dimanche soir pour « violences aggravées ». Son avocat dénonce une tentative de noyade lors de l’interpellation qui a précédé l’affrontement.
Par
Le lycée de Mtsangadoua a été bloqué pendant cinq semaines, en raison des conditions d’accueil déplorables des élèves. Leurs revendications ressemblent fortement à celles qui s’expriment ces derniers jours en métropole.
Par
Le podcast culturel de «Mediapart» discute du grand parcours dans l’œuvre de Kerry James Marshall proposé par le MAM, de la rétrospective de la peintre Eva Gonzalès au Petit Palais et des «Patrimoines en résistance» exposés à la Cité de l’architecture.
La chercheuse Flavie Falais signe un livre sur les conditions de travail dans l’industrie du jeu vidéo. Dans un entretien avec « Mediapart », elle décompose les dérives de ce milieu qui jouit encore d’une image enjôleuse, malgré des milliers de licenciements dans le monde ces dernières années.
Par
Roman de « l’horreur économique » et de la précarité des conditions, le livre de l’écrivaine catalane Eva Baltasar, d’une langue aussi brillante que l’histoire est tranchante, fait de la crise du logement à Barcelone son décor empoisonné.
Le président islamo-nationaliste de Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, a choisi de lancer la campagne pour sa réélection avec une offensive contre les minorités sexuelles. Son ampleur, inédite, correspond à l’exacerbation globale de son autoritarisme.
Par
Dafroza Gauthier, qui a consacré sa vie à traquer les génocidaires rwandais réfugiés en France avec son mari, Alain Gauthier, est morte samedi à Reims, à l’âge de 72 ans, a indiqué ce dernier dimanche à l’AFP.
Dans le studio

Dans le Club  Les lecteurs et lectrices prennent la parole

le blog de
Colère, violences, manipulation, désordre : les mots employés pour décrire la mobilisation lycéenne tendent à effacer les revendications des élèves. Derrière ce glissement s’opère une dépolitisation du mouvement qui détourne l’attention des responsabilités des pouvoirs publics dans la dégradation du service public d’éducation.
le blog de
Comment dépenser plus pour mettre moins d'enseignants dans les classes ? C'est le paradoxe du budget 2027 présenté par Edouard Geffray le 1er octobre.
le blog de
Le 20 mai 2017, deux gendarmes tiraient six balles, dont trois s’avérèrent mortelles, sur la voiture de Jérôme Laronze, un agriculteur en lutte contre l’ « orthodoxie administro-réglementaire ». Hugues Berger est maraîcher. Il était voisin de Jérôme. Entretien à l'occasion de la sortie de son livre « Adieu veau, vache, cochon, couvée » à paraître le 14 octobre.
le blog de
Quand le compte chargé de recenser les interdictions peut lui-même être banni, la question n’est plus de savoir qui sera le prochain à être réduit au silence. Mais qui restera-t-il pour le dénoncer ? Et, surtout, qui en est le complice ?
le blog de
Alors que le président Emmanuel Macron est attendu au Sénégal lors des Jeux Olympiques de la jeunesse, fera-t-il preuve de lucidité dictée par une exigence de vérité et de justice ou choisira t-il de suivre les conseils d'un ministère des Armées qui s'enfonce dans le déni et le mensonge ?
En septembre 1956, la Sorbonne accueillait le 1er Congrès international d'intellectuels noirs, à l'initiative de la revue Présence Africaine. Florence Alexis revient sur cet évènement et sur la portée considérable de ce « Bandung culturel ».
le blog de
Face à des lycéens qui demandent des professeurs, le pouvoir n'a trouvé qu'un coupable, LFI, et qu'un mot, la Violence. Ce mot ne décrit rien. Il sert à ne pas écouter pour ne pas avoir à répondre.
le blog de
J'avais 16 ans, j'étais lycéen en classe de première, élève brillant, c'était mai 68. L'année suivante, sur mon carnet scolaire, il était écrit : ne sera pas repris au lycée s'il échoue au baccalauréat !
15 jours pour 1€ seulement
Soutenez Mediapart
Nos investigations, vidéos et analyses ne sont possibles que grâce aux contributions de nos abonné·es. Soutenez le premier quotidien en ligne 100% indépendant !
Je teste pour 1€
À la fin de la période de découverte, l'abonnement est reconduit au tarif classique. Offre résiliable en ligne à tout moment.
Cette lettre vous a été transférée par un·e ami·e ? Vous pouvez vous inscrire directement en cliquant ici

10 commentaires:

  1. «Un média peut contribuer à figer des lectures anxiogènes ou conflictuelles du climat […].
    Le cas de CNews illustre de manière particulièrement nette ce mécanisme. » Depuis 2022, QuotaClimat scrute la place des préoccupations environnementales dans les médias… et déplore régulièrement les lacunes en la matière de la chaîne d’information en continu, propriété du groupe Bolloré.

    Ce lundi, l’association enfonce le clou avec un rapport détaillé (et accablant), publié en partenariat avec la Fondation Jean-Jaurès. Ce dernier met en évidence le faible temps d’antenne consacré à l’environnement, la multiplication des cas de mésinformation et une vision polarisée du sujet sur le canal 14 de la TNT. "
    (…)


    https://www.telerama.fr/television/face-a-la-desinformation-climatique-sur-cnews-quotaclimat-saisit-l-arcom-7033230.php

    RépondreSupprimer
  2. "Il est bien pratique d’avoir une chaîne de télévision à sa disposition quand on est mis en cause. Depuis nos révélations sur ses écrits antisémites, CNews recrache les éléments de langage du patron du RN. Une véritable agence de propagande qui ne lui coûte rien, sur une fréquence publique. "
    (…)


    https://www.mediapart.fr/journal/france/041026/pas-besoin-d-avocats-ni-de-communicants-cnews-assure-gratuitement-la-defense-de-jordan-bardella

    RépondreSupprimer
  3. POLICIERS ET AVOCATS DÉNONCENT UNE « RÉPRESSION FÉROCE » CONTRE LES LYCÉENS
    Le Média


    https://youtu.be/iJwoJ4peRGU?si=51LOUaGKg9dCwFJW


    48h en sous-prison pour un mineur dont l'innocence sera confirmée ultérieurement est vraiment le symptôme d'un pouvoir en état de mort cérébrale.
    Il faut que cette politique s'arrête pour le bien de TOUS.

    RépondreSupprimer
  4. "La préfecture du Gard informe que dans le cadre de la mobilisation des lycéens, Fabienne Decottignies, préfète du Gard, prend les mesures administratives suivantes concernant la mobilisation du lundi 5 octobre :

    Articles pyrotechniques interdits
    • Arrêtés autorisant la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des drones à Nîmes, Le Vigan, Sommières, Milhaud, Villeneuve-lès-Avignon et Les Angles, jusqu’au mardi 6 octobre inclus.

    • Arrêté interdisant la vente, l’utilisation, le port et le transport d’artifices et d’articles pyrotechniques (sauf pour les professionnels), jusqu’au mardi 6 octobre inclus.

    Les services de l’État sont mobilisés et appellent au calme, à la responsabilité de tous et au dialogue."


    https://www.midilibre.fr/2026/10/05/mobilisation-des-lyceens-la-prefete-du-gard-prend-des-mesures-administratives-13584183.php

    RépondreSupprimer
  5. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/05/presidentielle-au-bresil-flavio-bolsonaro-fils-de-l-ancien-chef-d-etat-d-extreme-droite-devance-lula-et-l-affrontera-au-second-tour_6788432_3210.html?srsltid=AU7gw4X9aeOyCjbOzheCl_8_JeOb716dO74PtKVkiTdT-0qYjQunRt7f

    RépondreSupprimer
  6. Risque d’inconstitutionnalité ?

    "Le projet de loi « casseurs payeurs » a été vivement critiqué par la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot qui y voit « une arme de répression massive contre toutes les manifestations ».

    Auprès de Libération, plusieurs juristes pointaient aussi un risque constitutionnel sur l’introduction d’un « mécanisme de présomption de responsabilité » qui naîtrait du « seul fait de se trouver sur place ». Interrogé par l’AFP, le professeur de droit public Paul Cassia abonde. Le champ de l’action récursoire, « considérablement étendu », s’appliquera à « toute personne susceptible d’avoir participé au groupement ayant commis des dégradations, sans être sûr qu’elle en ait elle-même commis », observe le spécialiste, qui juge le texte « très inquiétant ».

    À rebours de la gauche, le système du « casseur payeur » est soutenu par la droite et une large partie des élus issus de la macronie. À l’époque où il était Premier ministre, Gabriel Attal en avait fait un des axes de sa politique, avec son « tu casses, tu répares ». Le parti Les Républicains est sur la même ligne et remet régulièrement sur le tapis sa proposition de loi déposée en 2025 et « visant à suspendre les droits aux prestations et aux aides publiques pour les personnes reconnues coupables d’exactions lors de rassemblements ou de manifestations ». Quant à l’extrême droite, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy s’est réjoui de voir repris « un principe que demande Marine Le Pen depuis qu’elle est en politique »."
    (…)


    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/les-mobilisations-lyceennes-poussent-le-gouvernement-a-accelerer-sur-ce-texte-controverse_335414.html

    RépondreSupprimer
  7. A la suite des révélations de « Mediapart » sur les écrits antisémites du président du RN, la philosophe Perrine Simon-Nahum analyse, dans une tribune au « Monde », comment cette haine singulière structure des imaginaires radicaux et menace les fondements du débat politique.


    "Le fait qu’une accusation d’antisémitisme marque le début de la campagne présidentielle est symptomatique. Ce que révèle l’affaire Bardella [déclenchée par les révélations de Mediapart, le 28 septembre, sur les écrits antisémites de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, RN], au-delà de la conduite de l’intéressé lui-même, est la manière dont l’antisémitisme fonctionne comme un piège pour la démocratie. L’antisémitisme n’est pas un racisme ordinaire, même s’il en partage certains traits.

    Le juif dont l’antisémite déplore l’existence n’est pas un ennemi comme un autre. Il semble d’autant plus dangereux à ses yeux qu’il ne peut se résumer à une identité. Il apparaît comme insaisissable, à la fois trop semblable et donc impossible à repérer, mais aussi trop différent pour pouvoir être intégré au corps social. De là découle une argumentation construite en miroir. Dans un monde toujours plus complexe, l’antisémitisme déroule un récit mythique ramenant l’ensemble des événements qui nous affectent à une cause unique. Il s’agirait pour les juifs de chercher à dominer le monde. Le mobile importe peu, qu’il s’agisse du pouvoir ou de l’argent."

    L’antisémitisme est ensuite une représentation simpliste et manichéenne du monde. A la différence de la théorie du « grand remplacement », qui prétend décrire un danger venant de l’immigration, le projet dont il est question vient d’en haut. Il repose sur le secret et répond à une organisation implacable. Quant à l’éventualité de réfutations possibles, elles sont immédiatement dénoncées comme apportant la preuve même de l’existence du complot."
    (…)


    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/10/05/jordan-bardella-appartient-a-cette-generation-soral-entree-en-politique-dans-les-annees-2010_6788518_3232.html

    RépondreSupprimer
  8. Le RN et le logement social...!


    https://www.facebook.com/reel/1609182197663617/?referral_source=external_deeplink&original_uri=https://www.facebook.com/share/v/18XMoBZeWu/

    RépondreSupprimer
  9. Une niche parlementaire le 8 octobre

    "À n’en pas douter, le Rassemblement national aurait donc préféré ne pas être parasité par les écrits antisémites de Jordan Bardella, qui est accusé d’avoir écrit que « les banques sont toutes détenues par des Juifs ». Deux jours plus tard, le 8 octobre, c’est un autre moment important de la vie du parti qui pourrait être bousculé puisque Marine Le Pen et les 121 députés de son groupe maîtriseront l’agenda de l’Assemblée nationale dans le cadre de leur « niche parlementaire ».

    Plusieurs textes seront mis à l’ordre du jour : accès à l’eau potable dans les Outre-mer, création d’un critère de priorité nationale dans la commande publique ou encore révision de l’espace Schengen, abrogation des ZFE… Sans parler de la proposition de faire entrer au Panthéon trois personnalités marquantes de l’Histoire de France (Olympe de Gouges, Charles-Michel de l’Épée, Zéna M’Déré).

    Là encore, cette journée pourrait passer derrière d’éventuels rebondissements liés à l’affaire Bardella. Mieux : il y a fort à parier que de nombreux opposants au RN, notamment à gauche, profiteront de l’occasion pour renvoyer le patron du parti à ses écrits antisémites. De 9h à minuit, la parole circulera sur l’ensemble des bancs. Et les plus férus des débats parlementaires le savent : il est fréquent que les députés usent de leur temps de parole pour s’exprimer sur des sujets annexes.

    Reste que d’ici là, plusieurs questions se posent. Le patron du RN prendra-t-il publiquement la parole ? Pourra-t-il s’enfermer dans une défense jusqu’au-boutiste ? Et quid de Marine Le Pen qui, bien que donnée favorite, a tout de même une campagne présidentielle à mener ? Les prochains jours pourraient apporter de premières réponses."


    https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/comment-l-affaire-bardella-percute-ces-deux-moments-politiques-sur-lesquels-le-rn-voulait-surfer_335051.html

    RépondreSupprimer

  10. LA DARONNE ET SES VALETS...!

    "La magie du verbe lepéniste n’a pas encore changé l’eau des ruisseaux en lait. Mais un petit miracle s’est produit pendant que la candidate déroulait son contre-budget, mardi matin au siège de son parti d’extrême droite. «J’ai le plaisir de vous annoncer que l’OAT [titre de dette émis par l’Etat français, ndlr] à dix ans a fortement baissé pendant la prise de parole de Marine Le Pen», s’est félicité Jean-Philippe Tanguy, tenté de croire que la baisse du taux de ces obligations, en réalité non limitée à l’Hexagone, était liée au sérieux budgétaire de sa patronne.

    C’est que la députée du Pas-de-Calais, flanquée de son monsieur Budget et de Jordan Bardella, semble croire dur comme fer à la crédibilité de son projet : règle d’or budgétaire votée par référendum pour limiter le déficit, couplée à un plan de 140 milliards d’euros d’économies sur cinq ans (au lieu des 125 annoncés il y a peu)… Tout en défendant des baisses massives de fiscalité et des gains inouïs de pouvoir d’achat pour les Français, auxquels les efforts demandés sont rares ou inexistants : seuls les étrangers, l’Union européenne et les autres ennemis habituels du RN passeraient à la caisse. Parmi eux : les quartiers populaires (650 millions d’euros en moins pour la politique de la ville) et les associations (amputées de 3,7 milliards de subventions dès 2028), tandis que les plus riches, les entreprises et les retraités seraient épargnés."
    (…)


    https://www.liberation.fr/economie/le-rn-presente-un-contre-budget-garanti-avec-trucages-20261006_7KPGHU5BYJFG7GZUH7FEHXM2TE/

    RépondreSupprimer