Le cri du cœur d’Emmanuel Macron
« Je n’aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas », a confié Emmanuel Macron. Cet aveu éclaire la réponse faite aux collégiens et lycéens descendus dans la rue contre une école à l’abandon. Ils reçoivent des LBD plutôt que des moyens, et des vidéos truquées plutôt que de l’écoute. On leur annonce aussi une concertation depuis le ministère… de l’Intérieur. La grande cause nationale de la santé mentale des jeunes n’aura pas tenu quatre mois.
Le 2 Juin dernier, Stéphanie Rist, ministre de la Santé abonnée aux éléments de langage macroniste avait annoncé la relance d’une énième « grande cause nationale », la santé mentale de la jeunesse, avec une innovation fantastiquement disruptive : un système de « coupe-file » pour déclencher une prise en charge sous quarante-huit heures par un psychologue, un psychiatre ou un pédopsychiatre si un membre du personnel de l’Éducation nationale considère qu’un élève pourrait devenir dangereux pour lui-même ou ses camarades.
Quatre mois plus tard, collégiens et lycéens sont dans la rue, protestant contre le manque de personnels, la vétusté des locaux, le nombre trop important d’élèves par classe, la mise en danger de leurs études. Et la réponse du gouvernement est de dénoncer des violences insoutenables de ces manifestants évidemment manipulés par La France Insoumise, quand dans la réalité professeurs et élus présents sur place tentent d’apaiser la situation et d’éviter les violences policières, qui n’existent évidemment pas dans le logiciel macroniste. Sur les réseaux sociaux tournent en boucle les vidéos truquées accusant par exemple Bally Bagayoko de mettre le feu à un portail de lycée, alors que le visionnage des vidéos complètes le montre tentant d’éviter justement la diffusion d’un incendie, ou s’interposant pour éviter que des lycéens soient chargés par les forces de l’ordre, dont les gestes, entre clés de bras et LBD en pleine figure, se présentent apparemment comme une réponse adaptée au malaise des jeunes, et le tout gratuitement, en moins de quarante-huit heures et sans coupe-file. A défaut de pédopsychiatre, les adolescents ne manqueront jamais de LBD.
Edouard Geffray, ministre de l’Éducation Nationale, annonce lors d’une conférence de presse au ministère de l’Intérieur place Beauvau (tout un symbole…) l’ouverture d’une plateforme de concertation afin d « écouter les lycéens, examiner leurs demandes, apporter des réponses ; c’est le sens du dialogue
Suppression de postes d’enseignants
RépondreSupprimer"Au-delà de la violence qui s’est exprimée ces derniers jours, c’est surtout le futur budget de l’Éducation nationale qui oppose les deux hommes. D’un côté, Édouard Geffray affirme que le budget de son ministère « a augmenté de 31 % depuis 2017 » et augmentera de 1,2 milliard d’euros l’an prochain, mais assume les coupes demandées par Sébastien Lecornu « dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques ».
De l’autre, Manuel Bompard reprend plusieurs revendications du mouvement lycéen et appelle à revenir sur le gel des APL et les suppressions de postes dans l’Éducation nationale. Le député des Bouches-du-Rhône rappelle ainsi qu’après avoir « supprimé 4 000 postes d’enseignants l’an dernier », le gouvernement s’apprête à en supprimer 1600 nouveaux ; « mais pas dans le second degré », a tenté de se défendre le ministre.
Celui-ci rappelle que c’est la chute de la démographie scolaire (à la rentrée prochaine, 180 000 élèves en moins qui peupleront les salles de classe) qui conduit à cette décision. Mais pour Manuel Bompard, cela devrait au contraire constituer « une opportunité » : « Il faut recruter des enseignants, pas en supprimer ». Bref, le désaccord est total. Lundi, entre 400 et 500 établissements resteront fermés."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/mobilisations-dans-les-lycees-ce-debat-a-montre-l-ampleur-des-desaccords-entre-le-gouvernement-et-lfi_334919.html
https://youtube.com/shorts/vs6lGYAZVBw?is=bpoDOJO5Xz6rguOx
RépondreSupprimerÀ LA BONNE VOTRE !
RépondreSupprimer"Nous avons dû vérifier plusieurs fois pour être sûr qu’il ne s’agissait pas d’un canular lancé par un faux compte imitant celui de la Police Nationale. Malheureusement non : c’est bien la communication officielle des forces de l’ordre sur le réseau X, un compte «certifié» de l’État français, avec plus de 600.000 abonnés, probablement géré par toute une équipe de flics payés avec de l’argent public.
Le 2 octobre, pour tenter de marquer les esprits, la Police Nationale écrit ce message : «Voici certains des objets qui ont été saisis par les policiers ce jour en marge des rassemblements lycéens, où s’immiscent des individus violents» accompagné de photos. Sur l’une d’elle, trois bouteilles avec des chiffons scotchés sur le goulot, évoquant des cocktails Molotov. De prime abord, on peut se dire que les «émeutiers» sont vraiment des amateurs, et que ces «armes» ne ressemblent à rien d’utilisable. Et puis, en zoomant un peu, on aperçoit sur la bouteille du milieu, écrit au feutre noir : «calvados vanille». En regardant encore, on voit distinctement, baignant dans le liquide, trois gousses de vanille.
S’agit-il de cocktails Molotov du terroir ? De lycéens qui aiment les bonnes choses ? Ou simplement d’une petite macération maison récupérée dans le mini-bar du commissariat pour la photo ?"
(…)
"Tout cela pourrait être hilarant si des éléments aussi bidons fournis par la police n’étaient pas pris pour argent comptant par les médias de masse et par la justice en cas de procès."
https://contre-attaque.net/2026/10/04/insolite-les-services-de-com-de-la-police-ont-ils-transforme-le-minibar-du-commissariat-en-cocktails-molotov/
https://youtube.com/shorts/CGdzlAejPV0?is=4WwDtDtwuTgg5Xp0
RépondreSupprimer"Tout le monde sait que l’Éducation Nationale est en lambeaux, détruite par des décennies de néolibéralisme. Depuis 2022, les salles de classes ne sont plus suffisamment chauffées l’hiver pour faire des économies. Dans certains établissements de quartiers populaires, qui sont des passoires thermiques, les cours se font en manteau quand il fait trop froid. Et c’est quand le chauffage fonctionne encore : en janvier dernier à Toulouse, des enseignants de maternelle ont dû exercer leur droit de retrait car il faisait 5°C dans les classes. En été, ce sont les températures suffocantes, sans climatisation ni isolation, qui empêchent de travailler : il a fait jusqu’à 36°C en mai et juin dernier dans de nombreuses salles de collèges et lycées : impossible d’apprendre ou de rédiger une épreuve.
RépondreSupprimerGlobalement, le bâti scolaire est à l’abandon, quasiment jamais rénové. 18% des locaux ont des moisissures, soit des milliers d’établissements, et cela peut avoir des conséquences sur la santé du personnel comme des élèves. Dans le même registre, 5.000 écoles contiennent encore de l’amiante.
Chaque année, des postes d’enseignants sont supprimés : 4.000 cette rentrée, 1.500 programmés l’an prochain. Des cours ne sont pas assurés dans un établissement sur deux faute de profs. Cela donne aussi des classes à 36, voire plus, où le suivi individuel est impossible, ce qui aggrave les inégalités scolaires et pénalise celles et ceux qui ne peuvent pas apprendre chez eux.
Côté personnel, c’est l’hécatombe : un enseignant sur deux est en burnout. En 2025 il y a eu 49 suicides de professeurs, presque deux fois plus que de policiers, qui ont pourtant accès à des armes. C’est une tragédie dont personne ne parle. Les enseignants français sont aussi parmi les moins bien payés d’Europe.
Et puis il y a tous les scandales locaux qui n’attirent pas l’attention : un lycée de Bagnolet qui n’a plus d’eau potable depuis des mois, et pour lequel l’État ne fait rien. Un plafond qui s’effondre sur les élèves dans un lycée de l’Hérault. Des toilettes manquantes dans un autre. Des rats signalés dans plusieurs établissements. Ces situations inacceptables sont dénoncées par le personnel et les élèves depuis des années par des pétitions, des sit-in, des protestations gentilles, des demandes de réunion depuis des années. En vain.
Il a fallu que des centaines de lycées soient bloqués, que des dizaines de milliers d’élèves descendent dans la rue et qu’il y ait le feu partout en France pour qu’on parle enfin du problème. En une semaine, la jeunesse a fait plus pour dénoncer les conditions d’enseignement que les syndicats de profs en 10 ans.
Alors pourquoi les gouvernants méprisent-ils à ce point les élèves de l’école publique ? Tout simplement parce que eux-mêmes n’y ont jamais mis les pieds. Ni eux, ni leurs enfants d’ailleurs.
Gabriel Attal, fils d’un producteur de cinéma, a été élève dans une école privée parisienne très élitiste, l’école Alsacienne. Puis il a fait un tour à Science Po avant d’entrer en politique. Millionnaire depuis l’âge de 25 ans, il n’a jamais travaillé de sa vie, et il n’a jamais vécu en-dehors de quelques arrondissements ultra-privilégiés de la capitale. Du haut de sa tour d’ivoire, il ne connaît évidemment rien à la situation des jeunes.
Valérie Pécresse, qui gère les lycées en Île-De-France, est passée par Sainte-Marie de Neuilly, un établissement privé catholique de la grande bourgeoisie dans la commune la plus riche de France. Sébastien Lecornu était à Saint-Adjutor, lycée privé catholique de Vernon. Emmanuel Macron était au lycée bourgeois de La Providence à Amiens.
Jordan Bardella, qui trouve la répression des jeunes trop douce, était au lycée privé catholique La Salle Saint-Denis. Bruno Retailleau, qui veut interdire la France Insoumise parce qu’elle soutient les lycéens, était à Saint-Gabriel Saint-Michel, établissement privé catholique en Vendée."
(…)
https://contre-attaque.net/2026/10/04/les-dirigeants-qui-sopposent-au-mouvement-lyceen-ont-tous-fait-leur-scolarite-dans-le-prive/
LE POUVOIR DE TÉLÉPATHIE VA VOUS EN BOUCHER UN COIN...
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/watch/?v=1633085915142777&vanity=avecchristophebex
Le moine soldat de Matignon sort de sa réserve...!
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/story.php?story_fbid=29226851946918460&id=100000611259689
https://youtu.be/K6P84nruZnc?is=pxSuTZEhSAJkWSuU
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