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L’alerte de Mediapart jeudi 01 octobre 2026
Écrits antisémites de Bardella :
les preuves du mensonge
Par Alexandre Berteau, Vianey Lorin, Valentine Oberti, Antton Rouget, Laura Wojcik
Des échanges sur la messagerie Messenger, des mails et de nombreux entretiens avec des témoins des premières années en politique de Jordan Bardella : « Mediapart » démontre dans une vidéo pédagogique de 9 minutes comment nos journalistes ont enquêté sur les écrits antisémites du président du RN.
Par La rédaction de Mediapart
« Mediapart » a mis la main sur des échanges écrits de l’actuel président du RN, au début de sa carrière politique. On y découvre son antisémitisme obsessionnel, tandis qu’il conteste violemment nos informations. Tous nos articles.
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jeudi 1 octobre 2026
Écrits antisémites de Bardella : les preuves du mensonge

CHASSEZ LES TAUPES DE L'INTÉRIEUR...!
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/story.php?story_fbid=2438990246510235&id=100011978507819
Les détails de la plainte de Jordan Bardella contre « Mediapart » disent beaucoup de sa stratégie de défense
RépondreSupprimerEn portant plainte pour diffamation contre « Mediapart », et en n’utilisant pas d’autres voies judiciaires qui se présentaient à lui, le président du RN fait délibérément le choix d’une longue procédure.
"Jordan Bardella est allé un peu vite en besogne ce lundi 28 septembre après les révélations de Mediapart, qui lui attribuent d’anciens écrits antisémites. « J’ai évidemment missionné mon avocat qui a déposé une plainte en diffamation », a assuré le président du Rassemblement national sur CNews. Mais aucune plainte n’avait encore été déposée, et pour une raison simple : son équipe juridique planchait encore sur la manière dont il allait mener sa contre-attaque.
Selon Europe 1, Jordan Bardella aurait finalement bien déclenché sa riposte judiciaire ce mercredi. Comme son avocat l’avait déjà annoncé à plusieurs médias, comme Le Figaro ou BFMTV, le président du RN aurait « déposé une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris » pour diffamation.
Cet intitulé peut paraître comme du jargon judiciaire technique. Pourtant, il dit déjà beaucoup de la stratégie fuyante que compte adopter Jordan Bardella, qui aura choisi la procédure la plus longue qui s’offrait à lui."
(…)
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/les-details-de-la-plainte-de-jordan-bardella-contre-mediapart-disent-beaucoup-de-sa-strategie-de-defense_333633.html
EXTRÊME DROITE : CHASSEZ L'ANTISÉMITISME, IL REVIENT AU GALOP
RépondreSupprimerBLAST, Le souffle de l'info
https://youtu.be/WYrZFVp-xGI?si=rw1ElIbtjs0YK_Ad
"Le 28 septembre, le site d’information Médiapart a publié une très copieuse enquête démontrant que pendant plusieurs années, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, avait proféré des ignominies antisémites dans des échanges datant notamment de l’époque où il était le chef de ce parti pour le département de la Seine-Saint-Denis.
Il n’est bien sûr pas question de citer ici toutes ces immondices antijuives, mais retenons tout de même celle où Bardella écrivait par exemple, ouvrez les guillemets : « Le juif doit dominé les autres peuples, les ecraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur .»
Fin de citation.
Dans cette phrase, on le constate : Bardella, qui dément formellement avoir tenu de tels propos, employait donc dans une même phrase le mot « Juif » et le mot « sioniste » pour exprimer son antisémitisme.
Pourquoi est-ce intéressant ? Parce que, précisément, l’extrême droite accuse depuis des années la gauche antiraciste de dissimuler son antisémitisme sous un vernis « antisioniste ».
Bardella lui-même a récité, lors d’une visite en Israël en 2025, que « l’antisionisme » n’était, je cite, « rien d’autres qu’un alibi pour l’antisémitisme » - fin de citation.
Dans le monde réel, bien sûr : la gauche prend grand soin, au contraire, de distinguer l’antisionisme de l’antisémitisme.
Par contre, et il faut le répéter avec un peu d’insistance : Jordan Bardella, dans ses propos exhumés par Médiapart, s’en prenait bien, dans la même phrase, aux « Juifs » et aux « sionistes ».
C’est donc bien chez lui que l’antisionisme donne un peu l’impression, pour reprendre ses propres mots, d’être un alibi pour l’antisémitisme."
Nouvel épisode de Jusqu'ici tout va mal, par Sébastien Fontenelle.
Journaliste : Sébastien Fontenelle
Montage : Camille Chalot
Son : Baptiste Veilhan, Théo Duchesne
Graphisme : Morgane Sabouret, Margaux Simon
Production : Hicham Tragha
Directeur du développement des collaborations extérieures : Mathias Enthoven
Co-directrice de la rédaction : Soumaya Benaïssa
Directeur de la publication : Denis Robert
https://youtube.com/shorts/cDNcF0Mx2-U?is=J855cVW_EY2DeLoF
RépondreSupprimer« Avec certitude »
RépondreSupprimer"Mediapart affirme avoir obtenu ces écrits de la part de deux sources différentes ayant côtoyé Jordan Bardella à l’époque. Deux personnalités qui n’ont « aucun lien entre elles », et qui échangent avec les journalistes depuis le printemps 2026. Pour s’assurer de l’authenticité des messages, l’une des sources a sollicité Meta, propriétaire de l’application, pour obtenir les données de cette conversation depuis 2013. « Cette procédure nous permet d’affirmer aujourd’hui avec certitude que les échanges écrits n’ont pas été altérés ou modifiés depuis », souligne Mediapart, qui précise avoir fait examiner ces données par un huissier.
Restait à s’assurer que ce Jordan Bardella correspondait bien à celui qui occupe le poste de président du RN. Sur ce point, c’est le principal intéressé qui s’est trahi tout seul, en laissant sur le fil de la conversation des éléments biographiques correspondant à son parcours. Comme le fait d’être le fils d’une immigrée italienne, d’avoir été bénévole au sein d’une association aidant les migrants à apprendre le français ou d’avoir échoué à l’examen d’entrée de Sciences Po. Entre autres.
Autant d’éléments qui mettent à mal la défense de Jordan Bardella, et de tous ceux qui, au Rassemblement national ou au sein de la galaxie de la presse d’extrême droite, se sont empressés de contester les informations publiées par le journal d’investigation. Comme nous l’expliquions ici, Jordan Bardella a déposé plainte en diffamation « avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris ». Soit la procédure la plus longue qui s’offrait à lui, et qui n’a aucune chance d’aboutir avant le premier tour de l’élection présidentielle."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/mediapart-devoile-les-preuves-des-ecrits-antisemites-de-jordan-bardella_333658.html
BREBIS GALEUSES : PANURGISME OU EFFET DE MEUTE ??
RépondreSupprimerhttps://youtube.com/shorts/0_yOa3H3nEM?is=g-u9Q22Gw6xlpLbv
« Quand on est de droite, on a toujours un peu l’habitude d’être prudent avec Mediapart »...
RépondreSupprimer"Simple prudence dans l’attente de preuves édifiantes ou peur de braquer une partie d’un électorat convoité ? Depuis le lundi 28 septembre, la droite était restée assez silencieuse pour commenter les révélations de Mediapart sur les écrits antisémites prêtés à Jordan Bardella. « On aurait tout intérêt à ce que ça soit vrai », reconnaissait pourtant, jeudi 1er octobre, un membre de la direction du parti Les Républicains (LR), quelques heures avant que le site en ligne ne publie des captures d’écran des messages antisémites qu’aurait envoyés le président du Rassemblement national (RN) à une autre personne sur la messagerie Messenger en 2013."
(…)
https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/10/02/la-droite-reste-prudente-pour-denoncer-les-propos-antisemites-de-jordan-bardella-malgre-des-preuves-accablantes_6787074_823448.html
FAITES "CONFIANCE" AU CHEF DE MEUTE !!!
RépondreSupprimerhttps://youtube.com/shorts/65SOjQ98w7E?is=j7n3W8Hlm6oeBo94
"Mais surtout la question du conflit à Gaza qui a donné l’impression d’une faille spatiotemporelle."...!!!
RépondreSupprimerGénocide et encombrants pachydermes
"Car la suite des échanges sur l’international a tourné au débat de sourds. Comme lors du premier débat, les candidats ont été interrogés sur la position à tenir face à Vladimir Poutine, sans apporter de nouveautés dans leur discours. Mais surtout la question du conflit à Gaza qui a donné l’impression d’une faille spatiotemporelle.
Le sujet a été mis sur la table par Olivier Faure, visiblement décidé à poursuivre la discussion entamée une semaine plus tôt sur un autre plateau. Pour preuve : le député de Seine-et-Marne est venu muni d’un extrait de la convention de 1948 sur la prévention et la répression du crime de génocide, qu’il avait évoqué lors du premier débat. Et il a de nouveau tenté de convaincre Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann de qualifier de « génocide » les atrocités commises par Israël sur le territoire palestinien. Sans succès. « L’utilisation de ce mot génocide participe, au regard de l’histoire qu’on a connu nous en Europe, à la nazification de l’État d’Israël et rend moralement acceptable pour certain le principe de sa disparition », a répliqué Jérôme Guedj, quand Raphaël Glucksmann a jugé « ce que tu (Olivier Faure, ndlr) fais est largement obscène. »
Sans surprise, chacun est resté sur ses positions. Et ce n’est pas l’ultime question consacrée à l’alliance avec la France insoumise qui a permis de les réconcilier. Plus affûté, Raphaël Glucksmann a cette fois détaillé trois arguments (« moral (...) doctrinal (...) et idéologique ») qui empêchent selon lui tout accord, sur la même ligne que Jérôme Guedj. Sans s’encombrer de Jean-Luc Mélenchon, Ségolène Royal a préféré parler de la « dynamique » à construire dans son camp pour atteindre le 2nd tour et l’emporter, quand Emmanuel Maurel a fait part de « son chagrin » face à ce débat récurrent. Seul moment de légèreté dans la séquence ? Lorsqu’Olivier Faure a qualifié la France insoumise « d’éléphant dans la pièce » et qu’Emmanuel Maurel a ironisé sur ces pachydermes, qui ont inspiré le surnom des cadres socialistes, et ont fait « beaucoup de mal » au parti. « J’en sais quelque chose », a glissé Ségolène Royal, provoquant l’hilarité sur le plateau. Hollande ou Mélenchon, les travers ne sont jamais loin."
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/au-debat-de-la-primaire-ps-les-candidats-ont-eu-bien-du-mal-a-ne-pas-retomber-dans-leurs-travers_333663.html
Perrine Simon-Nahum, directrice de recherche au CNRS, professeure attachée au département de philosophie de l’école normale supérieure et Jonas Pardo, formateur à la lutte contre l’antisémitisme reviennent sur les écrits antisémites attribués à Jordan Bardella par Mediapart.
RépondreSupprimer"Après les propos attribués à Jordan Bardella par Mediapart, ce qui "saute au visage", selon Perrine Simon-Nahum, directrice de recherche au CNRS, c'est "la manière dont l'antisémitisme s'est maintenant installé depuis, je dirais, le début des années 2000, comme le prisme principal à travers lequel nous lisons en France la politique, qu'il s'agisse de la politique internationale ou de la politique intérieure".
Sur le fond comme dans la forme, l'historienne estime retrouver dans les propos attribués au président du Rassemblement National des éléments qu'elle associe à des représentations antisémites traditionnelles. "Un prisme intellectuel, conceptuel, mais aussi, et c'est très frappant dans les phrases qui sont attribuées à Jordan Bardella, ce qui concerne les termes mêmes, le lexique, la syntaxe, on retrouve en fait des figures qui sont des figures traditionnelles de l'antisémitisme", affirme-t-elle. Elle poursuit : "Vous pourriez lire Le Protocole des Sages de Sion, dont on sait qu'il date du début du XXe siècle. Et on retrouve les mêmes mots et les mêmes termes."
"On feint de découvrir aujourd'hui, finalement, la continuité de la présence de l'antisémitisme du Front national au Rassemblement National", souligne la professeure attachée au département de philosophie de l’école normale supérieure. Jordan Bardella se défend, évoque "une opération de déstabilisation de la campagne présidentielle dont l'objectif est de m'assassiner politiquement". Le président du RN refuse, par ailleurs, de parler d'une erreur de jeunesse. "On a peut-être le droit de changer d'idée, rien ne justifie que l'on tienne des propos antisémites. Surtout, encore une fois, quand il s'agit non pas de propos généraux, mais en réalité d'un cadre, d'un cadre théorique, d'un cadre d'explication du monde, dont on sait parfaitement que ce à quoi il aboutit, c'est à l'exclusion des juifs, voire à leur extermination, à leur éradication, en tant que juifs, c'est-à-dire en tant qu'essence, individu", rappelle Perrine Simon-Nahum.
"S'il plaidait l'erreur de jeunesse, pourquoi pas, on peut s'être trompé, mais quand on a un passé duquel on se serait détaché, on le regarde en face et on explique", renchérit Jonas Pardo, formateur à la lutte contre l’antisémitisme, qui ajoute : "il y a deux éléments qui permettent de dire que Jordan Bardella n'a pas changé. D'abord parce qu'il nie tout en bloc, alors que les pièces ont l'air solides. Et deuxièmement, l'entourage de Jordan Bardella. Bien après ses écrits de jeunesse, il a continué à rester dans le même bain [...] quand il a été embauché par Jean-François Jalkh, lui-même qui a tenu des promos négationnistes"."
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-8h20-du-week-end/le-grand-entretien-du-vendredi-02-octobre-2026-1438431