Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
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dimanche 29 mars 2026
La guerre en Iran au centre des manifestations « No Kings » contre Donald Trump aux Etats-Unis : « L’Amérique est du mauvais côté dans cette histoire »
"Vendredi, Marco Rubio a jugé possible pour les États-Unis d’atteindre leurs objectifs en Iran en deux semaines, sans envoyer de troupes au sol. Mais l’administration américaine continue de souffler le chaud et le froid sur ce scénario. C’est ce que nous apprend le Washington Post ce samedi 28 mars.
Le journal de la capitale révèle que le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran. De telles opérations n’iraient pas jusqu’à une invasion à grande échelle du pays, ont souligné les responsables américains sous couvert de l’anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d’autres soldats.
L’une des cibles, plusieurs fois évoquée, est le stock d’uranium enrichi que Téhéran est accusé d’avoir constitué. Selon le Washington Post, il n’était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.
Les informations du quotidien de la capitale américaine interviennent au moment où la posture des États-Unis dans la guerre au Moyen-Orient se voit renforcée par l’arrivée dans la zone du navire d’assaut amphibie Tripoli, annoncée samedi par l’armée américaine. Ce porte-hélicoptères est à la tête d’un groupe naval qui comprend « quelque 3500 » marins et soldats du corps des Marines, selon le commandement américain Centcom.
Cela fait plusieurs semaines que Donald Trump entretient une certaine ambiguïté sur cette possibilité ; plusieurs médias américains ont rapporté ces derniers jours que le président américain envisageait d’envoyer prochainement au moins 10 000 militaires au Moyen-Orient."
"Avant son élection en 2016, Donald Trump avait passé des années à critiquer les parties de golf de l’ancien président Barack Obama et, durant sa première campagne, il avait promis qu’il serait trop occupé pour jouer au golf. Puis, après sa défaite électorale de 2020 et sa tentative de coup d’État avortée, il a régulièrement critiqué son successeur, Joe Biden, pour ses fréquents week-ends passés dans sa résidence du Delaware.
Cependant, la facture liée au golf d’Obama pour les contribuables était bien inférieure à celle de Trump, car le démocrate jouait principalement sur le terrain de Joint Base Andrews, situé à une courte distance en voiture de la Maison Blanche. Quant à Biden, il utilisait soit une version plus petite d’Air Force One, soit un hélicoptère Marine One, deux moyens de transport bien moins coûteux à exploiter que le Boeing 747 modifié de Trump ; chaque heure de vol coûte 273 063 dollars."
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article paru en mars 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
"Engagé dans une guerre impopulaire aux Etats-Unis qui menace une partie de ses promesses, Donald Trump est lancé pour sa part dans la quête incertaine d’une porte de sortie. Elle pourrait passer par le déploiement de troupes au sol dans l’espoir de forcer le régime iranien à reconnaître sa défaite, tout en le laissant en place. Le président républicain affirme que la stratégie de décapitation des plus hauts responsables iraniens a déjà produit un changement de régime.
Il n’en est évidemment rien. Le résultat de ces assassinats successifs est au contraire un durcissement idéologique et sécuritaire. Même sous les bombes américaines et israéliennes, le régime iranien continue de réprimer, d’emprisonner et d’exécuter ses opposants.
Il est clair désormais que la fin du programme nucléaire et balistique iranien ainsi que l’instrumentalisation des milices qui lui sont inféodées sont liées à la nature du régime en place à Téhéran. En se lançant dans une guerre manifestement improvisée, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou ont pris le risque de le radicaliser encore davantage. Et les principales victimes sont celles qu’ils prétendaient libérer, plus que jamais prises en étau entre les bombes et une répression toujours plus brutale."
LES DUETTISTES ENTRETIENNENT L'AMBIGUÏTÉ...
RépondreSupprimer"Vendredi, Marco Rubio a jugé possible pour les États-Unis d’atteindre leurs objectifs en Iran en deux semaines, sans envoyer de troupes au sol. Mais l’administration américaine continue de souffler le chaud et le froid sur ce scénario. C’est ce que nous apprend le Washington Post ce samedi 28 mars.
Le journal de la capitale révèle que le Pentagone se prépare à des opérations de plusieurs semaines sur le terrain en Iran. De telles opérations n’iraient pas jusqu’à une invasion à grande échelle du pays, ont souligné les responsables américains sous couvert de l’anonymat, mais impliqueraient plutôt des raids en territoire iranien à la fois par des membres des forces spéciales et d’autres soldats.
L’une des cibles, plusieurs fois évoquée, est le stock d’uranium enrichi que Téhéran est accusé d’avoir constitué. Selon le Washington Post, il n’était pas clair samedi si Donald Trump comptait approuver tout ou partie, voire aucun des plans du Pentagone.
Les informations du quotidien de la capitale américaine interviennent au moment où la posture des États-Unis dans la guerre au Moyen-Orient se voit renforcée par l’arrivée dans la zone du navire d’assaut amphibie Tripoli, annoncée samedi par l’armée américaine. Ce porte-hélicoptères est à la tête d’un groupe naval qui comprend « quelque 3500 » marins et soldats du corps des Marines, selon le commandement américain Centcom.
Cela fait plusieurs semaines que Donald Trump entretient une certaine ambiguïté sur cette possibilité ; plusieurs médias américains ont rapporté ces derniers jours que le président américain envisageait d’envoyer prochainement au moins 10 000 militaires au Moyen-Orient."
https://www.huffingtonpost.fr/international/article/guerre-en-iran-les-etats-unis-se-preparent-a-envoyer-des-milliers-de-soldats-sur-le-terrain_262024.html
https://www.mediapart.fr/journal/international/290326/plusieurs-millions-de-manifestants-travers-les-etats-unis-pour-protester-contre-trump
RépondreSupprimerQuand Trump moquait Obama
RépondreSupprimer"Avant son élection en 2016, Donald Trump avait passé des années à critiquer les parties de golf de l’ancien président Barack Obama et, durant sa première campagne, il avait promis qu’il serait trop occupé pour jouer au golf. Puis, après sa défaite électorale de 2020 et sa tentative de coup d’État avortée, il a régulièrement critiqué son successeur, Joe Biden, pour ses fréquents week-ends passés dans sa résidence du Delaware.
Cependant, la facture liée au golf d’Obama pour les contribuables était bien inférieure à celle de Trump, car le démocrate jouait principalement sur le terrain de Joint Base Andrews, situé à une courte distance en voiture de la Maison Blanche. Quant à Biden, il utilisait soit une version plus petite d’Air Force One, soit un hélicoptère Marine One, deux moyens de transport bien moins coûteux à exploiter que le Boeing 747 modifié de Trump ; chaque heure de vol coûte 273 063 dollars."
Note : Cet article est une traduction réalisée par la rédaction du HuffPost France, à partir d’un article paru en mars 2026 sur le HuffPost US. L’article original est à lire ici.
https://www.huffingtonpost.fr/international/article/les-parties-de-golf-de-donald-trump-ont-deja-coute-plus-de-100-millions-de-dollars-aux-americains_262031.html
Guerre manifestement improvisée
RépondreSupprimer"Engagé dans une guerre impopulaire aux Etats-Unis qui menace une partie de ses promesses, Donald Trump est lancé pour sa part dans la quête incertaine d’une porte de sortie. Elle pourrait passer par le déploiement de troupes au sol dans l’espoir de forcer le régime iranien à reconnaître sa défaite, tout en le laissant en place. Le président républicain affirme que la stratégie de décapitation des plus hauts responsables iraniens a déjà produit un changement de régime.
Il n’en est évidemment rien. Le résultat de ces assassinats successifs est au contraire un durcissement idéologique et sécuritaire. Même sous les bombes américaines et israéliennes, le régime iranien continue de réprimer, d’emprisonner et d’exécuter ses opposants.
Il est clair désormais que la fin du programme nucléaire et balistique iranien ainsi que l’instrumentalisation des milices qui lui sont inféodées sont liées à la nature du régime en place à Téhéran. En se lançant dans une guerre manifestement improvisée, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou ont pris le risque de le radicaliser encore davantage. Et les principales victimes sont celles qu’ils prétendaient libérer, plus que jamais prises en étau entre les bombes et une répression toujours plus brutale."
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/30/les-iraniens-dans-le-piege-de-l-incoherence-de-donald-trump_6675412_3232.html