"Jeudi après-midi, la chaîne info diffusait des images des manifestations. Mais, selon une source interne, la direction a eu recours à des pigistes et il y a eu "moins d'équipes que prévu sur le terrain".
Plusieurs journalistes ont posté sur le réseau social X un message justifiant cette grève par "la sécurité physique" des reporters sur le terrain et "la crédibilité éditoriale" de la chaîne.
"Nous tenons à l'image de notre chaîne, que nous aimons, dégradée ces dernières semaines. La direction ne semble pas avoir entendu les craintes exprimées par une large majorité de la rédaction, des équipes qui travaillent pour l’antenne", poursuit le texte.
Sollicitée par l'AFP, la direction n'avait pas réagi dans l'immédiat. Aucun chiffre de participation à la grève n'était disponible.
Depuis le début de semaine, quelque 400 journalistes et techniciens ont signé des lettres ouvertes à la direction pour dénoncer une "banalisation de certains propos racistes" sur l'antenne.
À l'occasion des manifestations en France et après l'attentat de Trappes, la chaîne info a été accusée par Jean-Luc Mélenchon et LFI de relayer des propos racistes, notamment en invitant le responsable d'extrême droite Éric Zemmour (Reconquête), ce qu'elle a vivement contesté. Certains de ses journalistes ont été pris à partie sur le terrain.
Ces accusations externes ont fait écho à des critiques internes envers la journaliste Sonia Mabrouk, arrivée cet été en provenance de CNews, chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
"Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise la haine" à "l'extérieur" de la chaîne et, "au sein de BFMTV, on ressent cette haine sur le terrain", a déclaré mardi un grand reporter de BFMTV, Igor Sahiri, invité de l'émission Quotidien sur la chaîne TMC.
Mercredi, dans une lettre ouverte, plus de 200 journalistes ont demandé à la direction des "mesures concrètes" pour "couper avec cette image de chaîne raciste".
Certaines mesures ont déjà été annoncées par la direction de CMA Media, groupe auquel appartiennent BFMTV et la radio RMC. La chaîne va notamment se doter d'une "cellule invités" pour renforcer "la diversité des profils", selon un message interne envoyé mercredi matin."
"À Paris, le cortège, dans lequel ont pris place les candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann (accueilli par des sifflets) et Marine Tondelier, s’est élancé aux alentours de 14 heures depuis la place de la République, après une minute de silence pour les victimes de l’attentat raciste dans les Yvelines.
De nombreux manifestants étaient venus équipés de pancartes, sur lesquelles on pouvait notamment lire : « Du pognon pour l’éducation », « Qui sème la misère, récolte la colère » ou encore le slogan « Taxez les riches ». Dans la matinée, plusieurs lycéens avaient à nouveau bloqué leurs établissements pour réclamer plus de moyens, et près de 16 % des enseignants ont été en grève ce jeudi, selon le ministère de l’Éducation nationale.
Selon la préfecture de police de Paris, de brèves tensions ont éclaté et des dégradations sur le parcours de la manifestation ont été commises. Elle a précisé que les policiers sont intervenus « systématiquement » pour « les sécuriser et, en cas de troubles à l’ordre public (notamment d’entraves à la circulation), pour les disperser ».
Une journaliste de l’AFP a pu constater que les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes au moment de scinder la tête du cortège en deux sur le boulevard Voltaire, et ont chargé sur des manifestants en donnant des coups de matraque. Des street medics ont aussi été vus soigner plusieurs blessures à la tête." (…)
Ce jeudi 5 novembre, nous, salarié·es de Libération, faisons grève à l’appel de l’intersyndicale nationale, pour apporter notre soutien à la mobilisation lycéenne et étudiante, réclamer une revalorisation des salaires dans les entreprises qui tienne compte de l’inflation et rappeler le rôle essentiel des services publics. Par conséquent, le fonctionnement du site et du journal pourrait s’en trouver perturbé tout au long de la journée.
Faire grève est toujours un dilemme pour un·e journaliste, puisque débrayer implique de réduire la couverture et la visibilité du mouvement social. Mais à Libération, nous sommes fortement concerné·es par ces enjeux, à la fois comme salarié·es et comme citoyen·nes. Nous nous associons pleinement aux aspirations de celles et ceux qui demandent à pouvoir «vivre dignement de leur travail».
Notre mobilisation est aussi une manière de témoigner de notre attachement indéfectible aux valeurs démocratiques qui garantissent le droit fondamental de manifester. Nous ne pouvons rester silencieux·ses face aux violences policières et à la répression de l’Etat, inadmissibles envers notre jeunesse, les travailleurs.euses, et toutes celles et ceux qui portent des revendications légitimes. Nous nous indignons, par ailleurs, que ce mouvement social d’ampleur soit trop souvent minimisé et discrédité dans le débat public.
"Même crise, même combat, la France nous montre la voie" : la contestation des lycéens français trouve aussi un écho au Canada
De l'autre côté de l'Atlantique, au Québec, où des étudiants préparent une semaine de grève contre l'austérité et la précarité à partir de lundi, une manifestation de solidarité avec la jeunesse française s'est tenue, jeudi soir, à Montréal.
Au soir du jeudi 5 novembre à Montréal, alors que les manifestants français étaient tous rentrés chez eux depuis longtemps, la solidarité avec les lycéens français s'est affichée dans la rue. Au Québec aussi, le manque de moyens dans l'éducation et la vie chère nourrissent la colère. Des étudiants se préparent à une mobilisation d'au moins cinq jours, à partir de lundi 9 novembre.
En attendant, ils se sont rassemblés jeudi soir, pour exprimer leur solidarité avec la jeunesse française. "Pour revendiquer la fin de l'austérité, il faut, comme en France, des mobilisations de masse, témoigne un manifestant. On voit aussi qu'il se passe la même chose ici au Québec. Nos écoles aussi s'effondrent, nos services publics s'effondrent." Un peu plus loin, une manifestante entraîne les autres avec un porte-voix : "Même crise, même combat, la France nous montre la voie." Le groupe reprend le slogan en cœur, que l'on voit aussi inscrit sur des pancartes." (…)
https://youtube.com/shorts/2OEeUMXOIWQ?is=qhSzZ22J7yt_4kJK
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MABROUK CRISTALLISE...!
"Jeudi après-midi, la chaîne info diffusait des images des manifestations. Mais, selon une source interne, la direction a eu recours à des pigistes et il y a eu "moins d'équipes que prévu sur le terrain".
Plusieurs journalistes ont posté sur le réseau social X un message justifiant cette grève par "la sécurité physique" des reporters sur le terrain et "la crédibilité éditoriale" de la chaîne.
"Nous tenons à l'image de notre chaîne, que nous aimons, dégradée ces dernières semaines. La direction ne semble pas avoir entendu les craintes exprimées par une large majorité de la rédaction, des équipes qui travaillent pour l’antenne", poursuit le texte.
Sollicitée par l'AFP, la direction n'avait pas réagi dans l'immédiat. Aucun chiffre de participation à la grève n'était disponible.
Depuis le début de semaine, quelque 400 journalistes et techniciens ont signé des lettres ouvertes à la direction pour dénoncer une "banalisation de certains propos racistes" sur l'antenne.
À l'occasion des manifestations en France et après l'attentat de Trappes, la chaîne info a été accusée par Jean-Luc Mélenchon et LFI de relayer des propos racistes, notamment en invitant le responsable d'extrême droite Éric Zemmour (Reconquête), ce qu'elle a vivement contesté. Certains de ses journalistes ont été pris à partie sur le terrain.
Ces accusations externes ont fait écho à des critiques internes envers la journaliste Sonia Mabrouk, arrivée cet été en provenance de CNews, chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
"Il est vrai que Sonia Mabrouk cristallise la haine" à "l'extérieur" de la chaîne et, "au sein de BFMTV, on ressent cette haine sur le terrain", a déclaré mardi un grand reporter de BFMTV, Igor Sahiri, invité de l'émission Quotidien sur la chaîne TMC.
Mercredi, dans une lettre ouverte, plus de 200 journalistes ont demandé à la direction des "mesures concrètes" pour "couper avec cette image de chaîne raciste".
Certaines mesures ont déjà été annoncées par la direction de CMA Media, groupe auquel appartiennent BFMTV et la radio RMC. La chaîne va notamment se doter d'une "cellule invités" pour renforcer "la diversité des profils", selon un message interne envoyé mercredi matin."
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20261105-gr%C3%A8ve-%C3%A0-bfmtv-pour-la-s%C3%A9curit%C3%A9-des-reporters-et-la-cr%C3%A9dibilit%C3%A9-de-l-antenne
Manifestation à Alès ce matin...
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1793902776071889&id=objectifsud&seo_visit=1
LA RUE DE RIVOLI À PARIS !
RépondreSupprimerhttps://youtube.com/shorts/mWsN5BkeIyM?is=Q1Mutz-YjlurLFJ8
Un cortège fourni à Paris, de brèves tensions
RépondreSupprimer"À Paris, le cortège, dans lequel ont pris place les candidats à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann (accueilli par des sifflets) et Marine Tondelier, s’est élancé aux alentours de 14 heures depuis la place de la République, après une minute de silence pour les victimes de l’attentat raciste dans les Yvelines.
De nombreux manifestants étaient venus équipés de pancartes, sur lesquelles on pouvait notamment lire : « Du pognon pour l’éducation », « Qui sème la misère, récolte la colère » ou encore le slogan « Taxez les riches ». Dans la matinée, plusieurs lycéens avaient à nouveau bloqué leurs établissements pour réclamer plus de moyens, et près de 16 % des enseignants ont été en grève ce jeudi, selon le ministère de l’Éducation nationale.
Selon la préfecture de police de Paris, de brèves tensions ont éclaté et des dégradations sur le parcours de la manifestation ont été commises. Elle a précisé que les policiers sont intervenus « systématiquement » pour « les sécuriser et, en cas de troubles à l’ordre public (notamment d’entraves à la circulation), pour les disperser ».
Une journaliste de l’AFP a pu constater que les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes au moment de scinder la tête du cortège en deux sur le boulevard Voltaire, et ont chargé sur des manifestants en donnant des coups de matraque. Des street medics ont aussi été vus soigner plusieurs blessures à la tête."
(…)
https://www.huffingtonpost.fr/france/article/la-mobilisation-de-ce-jeudi-en-france-depasse-le-nombre-de-manifestants-du-17-octobre_352522.html
Le plus long BLANC de l'histoire à la télé...!
RépondreSupprimerhttps://youtube.com/shorts/WyApDCdqPYE?is=U3PmWYWtaCNM6ve4
A nos lectrices et lecteurs,
RépondreSupprimerCe jeudi 5 novembre, nous, salarié·es de Libération, faisons grève à l’appel de l’intersyndicale nationale, pour apporter notre soutien à la mobilisation lycéenne et étudiante, réclamer une revalorisation des salaires dans les entreprises qui tienne compte de l’inflation et rappeler le rôle essentiel des services publics. Par conséquent, le fonctionnement du site et du journal pourrait s’en trouver perturbé tout au long de la journée.
Faire grève est toujours un dilemme pour un·e journaliste, puisque débrayer implique de réduire la couverture et la visibilité du mouvement social. Mais à Libération, nous sommes fortement concerné·es par ces enjeux, à la fois comme salarié·es et comme citoyen·nes. Nous nous associons pleinement aux aspirations de celles et ceux qui demandent à pouvoir «vivre dignement de leur travail».
Notre mobilisation est aussi une manière de témoigner de notre attachement indéfectible aux valeurs démocratiques qui garantissent le droit fondamental de manifester. Nous ne pouvons rester silencieux·ses face aux violences policières et à la répression de l’Etat, inadmissibles envers notre jeunesse, les travailleurs.euses, et toutes celles et ceux qui portent des revendications légitimes. Nous nous indignons, par ailleurs, que ce mouvement social d’ampleur soit trop souvent minimisé et discrédité dans le débat public.
Les salarié·es en grève de Libération
https://www.liberation.fr/economie/social/declaration-des-syndicats-et-salariees-grevistes-de-liberation-20261105_EHOLU62GOREK5MXEJBB7532L6M/
https://www.mediapart.fr/journal/politique/061126/stephane-peu-pourquoi-je-soutiens-jean-luc-melenchon
RépondreSupprimerMABROUK EN BRÈVE DE PRESSE...!
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/story.php?story_fbid=2475098296232763&id=100011978507819
"Même crise, même combat, la France nous montre la voie" : la contestation des lycéens français trouve aussi un écho au Canada
RépondreSupprimerDe l'autre côté de l'Atlantique, au Québec, où des étudiants préparent une semaine de grève contre l'austérité et la précarité à partir de lundi, une manifestation de solidarité avec la jeunesse française s'est tenue, jeudi soir, à Montréal.
Au soir du jeudi 5 novembre à Montréal, alors que les manifestants français étaient tous rentrés chez eux depuis longtemps, la solidarité avec les lycéens français s'est affichée dans la rue. Au Québec aussi, le manque de moyens dans l'éducation et la vie chère nourrissent la colère. Des étudiants se préparent à une mobilisation d'au moins cinq jours, à partir de lundi 9 novembre.
En attendant, ils se sont rassemblés jeudi soir, pour exprimer leur solidarité avec la jeunesse française. "Pour revendiquer la fin de l'austérité, il faut, comme en France, des mobilisations de masse, témoigne un manifestant. On voit aussi qu'il se passe la même chose ici au Québec. Nos écoles aussi s'effondrent, nos services publics s'effondrent." Un peu plus loin, une manifestante entraîne les autres avec un porte-voix : "Même crise, même combat, la France nous montre la voie." Le groupe reprend le slogan en cœur, que l'on voit aussi inscrit sur des pancartes."
(…)
https://www.franceinfo.fr/societe/education/blocage-des-lycees/meme-crise-meme-combat-la-france-nous-montre-la-voie-la-contestation-des-lyceens-francais-trouve-aussi-un-echo-au-canada_8270456.html
https://www.facebook.com/groups/1964905564133863/posts/2055733858384366/
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