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Vous êtes plusieurs dizaines, à nous avoir écrit : “Mais enfin, pourquoi soutenir Mélenchon alors qu’il ne pourra jamais gagner au second tour de la présidentielle ?”
C’est une remarque légitime. Pour commencer : c’est ce que de nombreux sondages répètent. En moyenne, ils prédisent 30 à 40% des voix pour Jean-Luc Mélenchon au second tour, ce qui le ferait perdre face à Marine Le Pen.
S’il y a une chose à savoir sur les sondages, en particulier sur le second tour, c’est qu’il faut les prendre avec des pincettes. À 6 mois d’une élection, la campagne vient à peine de réellement commencer et les électeur·ices peuvent encore adopter des postures de principe (l’abstention si leur favori est éliminé) qu’ils ne suivront in fine pas. Les personnes sondées répondent en fonction de l’existant : une liste des candidat·es non définitive jusqu’au printemps (il faut récolter 500 signatures d’élu·es pour candidater) et des programmes pas encore finalisés voire totalement absents. Notons d’ailleurs que la France Insoumise vient de publier la version finale de son programme.
Ensuite, se projeter sur ce qu’on fera au 2nd tour tant qu’on n’y est pas est franchement difficile. Et c’est totalement normal. Souvenez-vous en 2017 et 2022 lorsqu’il a fallu voter Macron au 2nd tour en se bouchant le nez. Pour 2027, de nombreux·ses votant·es, même à gauche (!), hésitent à voter blanc au second tour, malgré la menace que représente Marine Le Pen. Ces intentions sont amenées à évoluer avec le contexte médiatique, social, politique et personnel qui entourera le 2nd tour. En 2022 au premier tour, près d’1 électeur·es sur 2 a choisi son candidat dans le dernier mois, dont 32 % dans la dernière semaine !* Idem en 2017. La réalité, c'est qu'une campagne électorale peut tout changer. C’est pourquoi on s’est positionné·es 6 mois avant, l’enjeu étant de taille.
Enfin, les sondages oublient : les abstentionnistes remotivé·es. Ces personnes qui ne sont pas sûres de voter pas mais qui au dernier moment se rendent dans leur bureau de vote ou donnent procuration. Hors les sondages ne prennent en compte que les personnes sûres d’aller voter - ou les prennent plus en compte que les autres. Cela exclut de fait des répondant·es qui s'intéressent à la campagne sur le tard, qui historiquement favorisent Jean-Luc Mélenchon.
Mais honnêtement, on comprend l'inquiétude sur le second tour. Aujourd’hui, effectivement, les voix à gauche, seules, ne sont pas suffisantes pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon au second tour. Mais de nouvelles données que les sondages ne prennent pas en compte nous rendent (très) optimistes :
- Habituellement massivement abstentionnistes, les jeunes de 18 à 30 ans sont plus de 80% à déclarer vouloir voter lors de cette élection, dans un contexte de revendications lycéennes. Avec près de 50% d’intention de vote pour Jean-Luc Mélenchon chez les 18-24 ans.**
- Le Brésil, la Serbie, la Suède, Berlin et maintenant les États-Unis dont les élections de mi-mandat sont marquées par un “tsunami démocrate” mais aussi la Hongrie avec la chute d’Orbán… nous donnent de l’espoir. Il y a des pays où le peuple arrive à se rassembler pour voter POUR ses propres intérêts et CONTRE le maintien ou l’arrivée du fascisme.
- Si une partie de la population française se fait endormir par des discours de haine, une autre partie reste bien éveillée. Et entre 54 à 72% des Français·es jugent les revendications des lycéen·nes légitimes.*** L’enjeu de nous toutes et tous ? Lutter auprès de nos proches contre l’instrumentalisation du mouvement lycéen par les médias, le gouvernement et son président ainsi que l'extrême-droite. Au lieu de répondre aux revendications, ils font diversion en parlant des casses, ce qui est aussi indigne que manipulatoire. S’il est trop tôt pour analyser son impact sur le vote, le mouvement lycéen nous donne beaucoup d’espoir.
- Même si Macron a décidé de s’asseoir sur le vote du peuple, nous tenons à rappeler qu’en 2024 la coalition de gauche du Nouveau Front Populaire a remporté les élections législatives anticipées, défiant les pronostics !
🩶 Parce que nous vous formons à agir sur le terrain mais également sur les réseaux sociaux et dans vos cercles proches, on cherche à financer notre équipe qui crée les contenus qui comptent dans la bataille culturelle. Notre équipe est actuellement en train de vous préparer des kits et des formations pour parler à vos proches. Vous nous aidez à les financer ?
En plus de notre optimisme, on se base sur des chiffres. Mélenchon peut gagner cette élection présidentielle au second tour :
- si et seulement si, au second tour, de nouvelles personnes se décident lors de l’entre-deux-tours à aller voter. Qu’il s’agisse d’abstentionnistes ou de personnes qui vont voter pour la première fois. Pour rappel, depuis la dernière présidentielle, selon l’Insee environ 4 millions de personnes ont eu 18 ans, pourront donc voter et déclarent vouloir voter majoritairement LFI.
- si et seulement si, au second tour, les personnes qui votent pour d’autres candidat·es de gauche au premier tour votent à plus de 90% pour Mélenchon au second tour
- si et seulement si, au second tour,- et cela va être notre plus gros enjeu : celui de Victoires Populaires et le vôtre - les votant·es “macronistes” sont 60 à 70% à faire le barrage républicain qui leur est normalement si cher. Et donc votent pour Mélenchon au second tour. Barrage républicain que les votant·es à gauche savent faire. En 2022, plus de 80 % de celles et ceux qui ont effectivement voté au second tour ont choisi Macron face à Le Pen, pour faire barrage à l'extrême droite.****
C’est pour ça que nous nous sommes positionné·es si tôt en soutien de la candidature de Mélenchon. Parce qu’on ne convint pas 60% des électeur·ices macronistes à voter Mélenchon au second tour en seulement 2 mois. Après 20 ans de bataille culturelle menée par des idées de droite et d’extrême-droite, 6 mois ne seront pas de trop pour avoir des discussions courageuses avec ses proches.
En ligne de mire ? Démanteler les mythes du ruissellement de la méritocratie mais aussi re-diaboliser le RN, pour sortir du discours “les extrêmes se valent” et renvoyer LFI et le RN dos à dos. D’après l’IFOP, 73% des français recherchent un “changement profond”, notamment dans le domaine économique et social. S’il ne fallait donner qu’un seul exemple : condamnée d’avoir détourné près de 3 millions d’argent public, la candidate délinquante Marine Le Pen continue de défendre avec acharnement Jordan Bardella, dont Mediapart a démontré son antisémitisme obsessionnel ou encore les 56 % de cadres du RN (dont elle-même) épinglé·es pour racisme*****.
Qui peut continuer à renvoyer dos à dos la France Insoumise et le Rassemblement National ?
Concrètement, parlons chiffres. Parce qu’on vous parle du vote au second tour, mais l’arrivée de Mélenchon au second tour n’est pas encore garantie.
Pour le premier tour, le socle de Jean-Luc Mélenchon se situe autour des 6 millions (il a atteint 7,7 millions de voix en 2022). Il reste donc à aller chercher entre 1 à 3 millions de personnes car la barre du second tour se joue entre 18 et 24 %.
Ce qui veut dire que au premier tour, 1 personne sur 2 qui compte voter Mélenchon doit convaincre 1 personne de le faire aussi, essentiellement parmi les abstentionnistes de gauche et parmi les électeur·es de gauche réticent·es à Mélenchon. Ce sont des personnes à faire cheminer et convaincre, que la campagne de la FI cible d’ailleurs - et Victoires Populaires aussi !
Pour le second tour, il faut qu’au moins 17 millions de personnes votent pour Mélenchon. Oui là tout de suite, ça donne le tournis, mais restez accroché·es.
- 8 millions de personnes devraient effectivement voter pour Mélenchon au 2nd tour (les personnes qui auront voté pour lui au 1er tour)
- Il devrait logiquement récupérer 3 millions de votant·es de gauche ayant choisi un·e autre candidat·e de gauche au premier tour******
- Il devrait récupérer 2 millions de voix au centre et au centre-droit, capables de faire le “barrage républicain”
Pour gagner, il lui manque encore 4 millions de voix à aller chercher :
- Récolter 1 millions de voix supplémentaires pour d’autres candidat·es de gauche
- Aller chercher 1,5 millions de voix supplémentaires au centre et au centre-droit
- Convaincre 1,5 millions d’abstentionnistes supplémentaires d’aller voter
Concrètement ? 1 électeur·ice sur 2 de Mélenchon va devoir inciter un·e proche qui pense s’abstenir ou voter Le Pen pour ce second tour, à bel et bien voter Mélenchon.
Je sais pas vous, mais nous, ces ordres de grandeur nous rassurent. Ils nous confirment une chose : l’arrivée au second tour de Mélenchon n’est pas acquise ET sa victoire se prépare dès maintenant, essentiellement via le “proche à proche”. Le proche à proche, c’est toutes ces conversations intentionnelles, ces envois d’articles dans les conversations familiales, ces partages de contenus en story sur les réseaux sociaux qui font cheminer nos proches. C’est pour ça que nous avons commencé les kits pour débunkage, ici le lien de notre kit 📜 17 octobre : 12 arguments à débunker 📜
Ces ordres de grandeur nous confirment qu’il est réaliste d’être optimiste, mais que cette victoire ne sera possible que si tout le monde à gauche se retrousse les manches.
🐣 Que vous ayez 2h par mois ou par semaine, et ce même si vous ne pouvez pas bouger de chez vous : on a de quoi vous occuper chez Victoires Populaires pour faire votre part dans cette élection. Découvrez comment vous pouvez être utile en vous inscrivant à notre session découverte :
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Merci pour votre lecture et bonne manif,
Toute l’équipe de Victoires Populaires
PS : Vous l’avez loupé ? Voici le communiqué qui rappelle pourquoi on soutient la France Insoumise pour la présidentielle.
*Enquête IFOP x Fiducial, 2022, Profil des électeurs et clés du scrutin (1er tour)
**OpinionWay Octobre 2026, Baromètre d'intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2027 : Focus sur les 18-24 ans et 25-34 ans.
***Cluster 17 pour l'Opinion, Octobre 2026, Mobilisation citoyenne (2ème vague) et Elabe pour BFMTV, Octobre 2026, Les Français et la colères des lycéens
****Cluster 17 pour l'Opinion, Octobre 2026, Mobilisation citoyenne (2ème vague) et Elabe pour BFMTV, Octobre 2026, Les Français et la colères des lycéens
*****Enquête Bon Pote, Octobre 2026, 127 cadres et parlementaires du RN épinglés pour racisme ou antisémitisme
******Synthèse VP de la Commission des sondages, Octobre 2026
Victoires Populaires · 2, rue Jean Laillet - 28000 Chartres, France.
Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
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samedi 7 novembre 2026
Fwd: 2nd tour : “Mélenchon ne gagnera jamais”
L'Avenir en commun
RépondreSupprimerLe programme de la Nouvelle France
Table des matières
Introduction : Vers une nouvelle France
Partie 1 – Pour une bifurcation écologique et sociale
Chapitre 1 : Planification écologique
Chapitre 2 : Produire nous-mêmes pour répondre aux besoins
Chapitre 3 : Les grands chantiers de la bifurcation écologique
Partie 2 – Une économie au service des besoins
Chapitre 1 : L’ère d’un nouveau collectivisme
Chapitre 2 : Partager les richesses
Chapitre 3 : Un pacte productif pour répondre aux besoins
Partie 3 – Mettre en sécurité sociale
Chapitre 1 : À chacun selon ses besoins
Chapitre 2 : Une République de l’égalité réelle et des droits nouveaux
Chapitre 3 : Entrer pleinement dans l’ère de l’émancipation des femmes
Chapitre 4 : Faire triompher l’égalité contre le racisme et les discriminations
Partie 4 – Le goût du futur : aux nouvelles frontières de l’humanité
Chapitre 1 : Les nouveaux droits de l’espèce : protéger les biens communs
Chapitre 2 : Élever le niveau d’éducation et de savoirs
Chapitre 3 : Humaniser par la culture et le sport
Chapitre 4 : Faire de la santé un enjeu global
Chapitre 5 : Entrer en mer sans saccage
Chapitre 6 : Mettre le spatial au service de l’intérêt général humain
Chapitre 7 : Démocratiser la révolution numérique
Partie 5 – Fonder la 6e République
Chapitre 1 : Le pouvoir au peuple
Chapitre 2 : Libertés publiques et sûreté
Chapitre 3 : Une France sans déserts de droits
Partie 6 – Un monde ordonné
Chapitre 1 : Se libérer du libéralisme en Europe
Chapitre 2 : Une France indépendante au service de la paix
Chapitre 3 : Les nouvelles coopérations de la diplomatie altermondialiste
https://melenchon2027.fr/programme/livre/
LFI dévoile son programme pour plier la bataille de la crédibilité
RépondreSupprimer"Cette actualisation des versions précédentes sera présentée lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon, samedi au Bourget. « On prend au sérieux l’idée qu’on va gouverner en mai », affirme la députée Clémence Guetté. En dépit des polémiques et des fractures à gauche.
Dans la longue marche qui doit permettre à La France insoumise (LFI) de conquérir le pouvoir, l’objet présenté samedi 7 novembre vaut un peu plus que ses quelques centaines de grammes. L’Avenir en commun, livre-programme paru aux éditions La Dispute, représente pour le mouvement insoumis un drapeau, pensé comme le symbole du sérieux de la candidature de Jean-Luc Mélenchon.
« Il n’y a pas d’équivalent sur la scène politique », assure à Mediapart Clémence Guetté, qui en a coordonné l’élaboration. Un narratif déjà repris sur plusieurs plateaux de télévision, au plus grand agacement des Écologistes (qui ont présenté leur projet en juillet) ou des socialistes (qui en ont fait un aussi, sans qu’on sache s’il vaut pour le vainqueur de la primaire, Raphaël Glucksmann).
Il n’empêche : les 212 pages de l’ouvrage insoumis et son millier de mesures donnent à LFI une forme d’avantage concurrentiel, à six mois du premier tour de l’élection présidentielle. Pendant que le centre et la droite avancent dans la pagaille vers une primaire pour désigner leur candidat, alors que la gauche sociale-démocrate sort à peine de la sienne, Jean-Luc Mélenchon a l’avantage de celui qui s’est lancé il y a six mois et, surtout, de celui qui mène pour la quatrième fois l’aventure si singulière d’une campagne présidentielle.
Le programme, qui fait l’objet samedi 7 novembre d’une présentation que LFI promet « inédite » à l’occasion d’une réunion publique au Bourget (Seine-Saint-Denis), est l’actualisation de ses quatre versions antérieures, dont la dernière date de janvier 2025, à l’époque où le mouvement de gauche tentait d’obtenir la destitution du président de la République. Son contenu, dès lors, n’étonnera pas grand monde : smic à 1 700 euros, retraite à 62 puis 60 ans, blocage des prix du carburant et des produits alimentaires…
Certaines mesures voient leurs modalités changer, parfois leur calendrier. Le passage à 100 % d’énergies renouvelables est conservé, mais « avant 2060 » et plus en 2050, comme c’était le cas dans la version précédente. L’agencement des chapitres donne aussi à voir quelques modifications : la question écologique est promue en première position, tandis que la « révolution citoyenne » et le passage à la VIe République par une assemblée constituante passent de la première à la cinquième place des six chapitres.
Au-delà de ces modifications à la marge, la plupart des propositions qui figurent dans le cru 2027 de L’Avenir en commun ont déjà été présentées par LFI : soit à l’occasion d’événements ou dans des brochures, comme celle sur la géopolitique dévoilée au début de l’été – qui recèle de nombreux désaccords avec le reste des gauches, notamment sur la Chine et la Russie –, soit elles étaient déjà présentes lors des campagnes précédentes.
L’ensemble dessine une ligne, dixit Clémence Guetté, « de gauche de rupture, collectiviste et post-keynésianiste ».
Antiracisme, IA et combats de l’époque
Les évolutions du programme par rapport à 2022 témoignent des soubresauts du second quinquennat Macron. S’il est élu, Jean-Luc Mélenchon promet par exemple d’abroger la dernière réforme des retraites, la loi immigration, le « choc des savoirs » et la dernière réforme du baccalauréat, la loi « plein emploi », la fusion des autorités de sûreté nucléaire ou encore le service militaire volontaire… Les revendications issues des mobilisations sociales les plus récentes, dans l’Hexagone comme en outre-mer, trouvent également une large place dans l’éventail de mesures portées par LFI."
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RépondreSupprimerAntiracisme, IA et combats de l’époque
Les évolutions du programme par rapport à 2022 témoignent des soubresauts du second quinquennat Macron. S’il est élu, Jean-Luc Mélenchon promet par exemple d’abroger la dernière réforme des retraites, la loi immigration, le « choc des savoirs » et la dernière réforme du baccalauréat, la loi « plein emploi », la fusion des autorités de sûreté nucléaire ou encore le service militaire volontaire… Les revendications issues des mobilisations sociales les plus récentes, dans l’Hexagone comme en outre-mer, trouvent également une large place dans l’éventail de mesures portées par LFI.
Mais cela ne suffit pas à faire un projet. « Un parti, ce n’est pas qu’un programme, c’est une culture de référence », disait Jean-Luc Mélenchon en 2002, alors qu’il militait encore au Parti socialiste (PS) et y lançait un courant intitulé Nouveau Monde. Et le même de poursuivre : « La droite n’a pas besoin de culture de référence, elle est – ce qui va de soi – l’ordre des choses tel qu’il est. Mais nous, nous sommes le rêve d’un autre monde, le projet positif, concret d’un nouveau monde.»
"On prend au sérieux l’idée qu’on va gouverner en mai."
Clémence Guetté, députée du Val-de-Marne
L’ancien ministre de Lionel Jospin n’a pas perdu de vue l’objectif de façonner à gauche un imaginaire qui aille au-delà d’une énumération de mesures pour améliorer la vie quotidienne. Le « nouveau monde » de 2002 est devenu la « nouvelle France », expression qui figure en sous-titre de L’Avenir en commun. Ainsi le projet consacre-t-il une large part à l’antiracisme, au féminisme, mais aussi à des sujets comme la santé environnementale, la révolution numérique et l’intelligence artificielle, à laquelle LFI consacrera un plan dédié dans les semaines à venir.
« La France insoumise est le parti qui a le plus fortement travaillé cet aspect programmatique ces dernières années, constate Pierre-Nicolas Baudot, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Rouen (Seine-Maritime). Le programme est un catalogue de mesures, mais il dessine aussi une ligne politique. C’est ce qui a beaucoup manqué à gauche ces dernières années, ces dernières décennies. Or, et contrairement à une idée reçue selon laquelle les élections ne se jouent que sur le contexte immédiat, les faits divers et l’incarnation, les programmes jouent un rôle important : leur identité politique permet de se situer dans le champ politique, de trouver sa place et de construire son image dans l’électorat. »
Des hauts fonctionnaires et des universitaires dans le dispositif
La seconde caractéristique du programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon est l’objectif assumé d’être applicable dès le lendemain du second tour. Plus encore qu’en 2022, LFI a voulu mettre son travail programmatique sous le signe de ce que Clémence Guetté appelle « l’opérationnalité et la crédibilité gouvernementale ». « On prend au sérieux l’idée qu’on va gouverner en mai », insiste la députée du Val-de-Marne, qui mène sa troisième campagne auprès de Jean-Luc Mélenchon.
« Pour un mouvement qui n’a jamais gouverné au niveau national, c’est un enjeu important, souligne Pierre-Nicolas Baudot. Le programme, au-delà de ses mesures, est une manière de pallier cela, une façon de dire : voilà l’épaisseur de nos réflexions, de notre expertise. Cela nourrit une stratégie de crédibilité et le programme devient, par lui-même, un symbole matériel qui compte. »
En plus du livre-programme, LFI doit dévoiler d’ici à la fin du mois de janvier 41 plans thématiques et une quinzaine de plans d’investissement par filière. Elle a rendu publics il y a quelques jours les contours de son pôle public bancaire et travaille à détailler les premières semaines d’exercice du pouvoir en cas de victoire : décrets, circulaires, premiers projets de loi…"
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RépondreSupprimer"C’est, pour Jean-Luc Mélenchon et les siens, la condition du retour au pouvoir de la gauche. En 2002, déjà, dans le discours cité plus haut, il appelait à « surmonter la coupure » entre la « gauche radicale », « une gauche de protestation et d’indignation, qui souvent la première montre les injustices, les inégalités, les scandales et ensuite est renvoyée à la niche » et la « gauche de gouvernement », qui « arrive et gère ». Et le leader socialiste d’alors de convoquer l’héritage du « mitterrandisme qui, après 1968, a su unir dans un même projet » ces deux gauches.
Des décennies plus tard, Jean-Luc Mélenchon n’a pas abandonné cette filiation. Le voilà en chef de file d’une sorte de gauche radicale de gouvernement, en rupture sur le fond mais en mesure de se fondre très vite dans le moule de l’exercice du pouvoir et de ses contraintes. En début de semaine, il a rencontré pour la première fois les Phrygiens, ces 180 hauts fonctionnaires et cadres de l’administration d’État qui se sont mis au service de sa campagne.
Une armée de l’ombre qui l’alimente en notes et en réflexions. « Ils connaissent la machine de l’administration de l’intérieur et c’est une plus-value immense », salue Clémence Guetté, qui est leur interlocutrice au sein de LFI, via une boucle Telegram dédiée et des réunions plénières. C’est le dernier pôle en date de l’effort programmatique des insoumis, qui s’appuie désormais sur quatre pôles : l’expertise militante, par l’intermédiaire des groupes thématiques mais aussi par des contributions directes (24 000 depuis le printemps, selon LFI) ; le travail des parlementaires insoumis depuis 2022 ; l’éclairage intellectuel et universitaire de l’Institut La Boétie (ILB) et, donc, l’appui discret des Phrygiens."
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RépondreSupprimer"L’autre appui extérieur au mouvement est celui des organisations non gouvernementales, associations, collectifs militants que LFI croise, soutient ou accompagne dans les luttes écologistes, syndicales, antiracistes ou féministes depuis des années. Une trentaine a été consultée par les groupes thématiques insoumis, leurs propositions passant ensuite par différents filtres : les parlementaires référent·es sur chaque thématique, l’équipe chargée du programme (quatre salariés et des bénévoles, coordonné·es par Clémence Guetté) et, évidemment, Jean-Luc Mélenchon, qui a rendu au cours du mois d’août ses derniers arbitrages.
Pierre-Nicolas Baudot, dont le travail universitaire a beaucoup porté sur la production d’idées au sein du Parti socialiste, y voit une analogie avec le PS des années 70, « qui avait réussi à faire converger dans un même parti des mobilisations sur la défense des immigrés, les droits des femmes, la défense des cultures régionales, les luttes anticoloniales ». « C’est quelque chose qu’a très bien réussi LFI, pointe le chercheur. Ils ont repris des idées, des symboles issus des mobilisations de l’époque, ce qui a donné une identité doctrinale et un ancrage à son projet. » À voir ce qu’en diront les électeurs et électrices, en avril prochain.
Sarah Benhaïda et Ilyes Ramdani
https://www.mediapart.fr/journal/politique/071126/lfi-devoile-son-programme-pour-plier-la-bataille-de-la-credibilite
Clémence Guetté en direct sur France Info !
RépondreSupprimerClémence Guetté
https://youtu.be/SKa6T75hV_c?is=9j8omRw9A9xp32vk
Bravo et merci à nos chers camarades communistes et ultra Marin d'avoir rejoint la gauche authentique.
Ceux qui aspirent à un changement de République.
20.000 au Bourget...
RépondreSupprimerhttps://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1812916103527103&id=100044261927909
https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=4138914396404269&id=100008572480878
RépondreSupprimerhttps://youtube.com/shorts/2mwE5hGsbNg?is=M9nYzdVBaVIiIryu
RépondreSupprimerMeeting de Jean-Luc Mélenchon : la jeunesse venue en nombre
RépondreSupprimerLibération
https://youtu.be/W2aADov3JJE?si=zKwGKDj4Vb08mRPE
Les jeunes sont venus nombreux au meeting de Jean-Luc Mélenchon, au Bourget ce samedi 7 novembre 2026. Reportage sur place.