20260924 Hebdomadaire 24 septembre 2026
Bonjour ! Voici l’infolettre hebdomadaire de Reporterre. Tous les jeudis, retrouvez une sélection de nos articles les plus marquants de la semaine sur l’actualité de l’écologie.
© Mélissa Germany / Reporterre✒️ L’éditoDimanche, ce sont les élections sénatoriales. Vous ne vous sentez pas vraiment concerné ? Avec son mode de scrutin complexe et réservé aux grands électeurs, on peut le comprendre. Pourtant, les enjeux sont très importants, en particulier sur l'écologie, et c'est pourquoi Reporterre a enquêté cette semaine sur le sujet.
D'abord car de nombreux reculs environnementaux de ces dernières années ont été votés sous l'impulsion du Sénat, comme la loi Duplomb. Reporterre a dressé le portrait de sept sénatrices et sénateurs en pointe contre l’écologie et candidats à leur réélection. Dans les Deux-Sèvres, un maire a même décidé d'appeler à faire barrage à un sénateur qui a voté pour la loi d'urgence agricole.
Ensuite car pour la première fois, le Rassemblement national pourrait bien constituer un groupe à la chambre haute. Pour obtenir le seuil des dix sièges nécessaires, il mise sur les voix des maires des petites communes rurales sans étiquette.
Enfin car le parti d'extrême droite n'a toujours pas fait le ménage dans ses rangs. Parmi les personnes investies, nous avons identifié huit candidats qui ont tenu des propos climatosceptiques, sexistes, racistes, antisémites et/ou homophobes.🗳️ PrésidentielleVoitures, mines, emplois : Jean-Marc Jancovici réunit des citoyens en vue de la présidentielle
Avec l'assemblée citoyenne « Un Commun accord », Jean-Marc Jancovici réussira-t-il à rendre la campagne présidentielle écolo ? L'initiative de l'ingénieur pronucléaire consiste à réunir 150 citoyens tirés au sort pendant six weekends afin de débattre sur des questions écologiques, budgétaires et sociétales.🏭 Intelligence artificielleGrâce à l’IA, les compagnies pétrolières produisent plus… et polluent plus
On la sait très vorace en eau, électricité et métaux rares. Mais saviez-vous que l’intelligence artificielle booste aussi la production de pétrole et de gaz ? D’après une étude publiée dans la revue NPJ Climate Action, elle leur permet d’extraire davantage d’énergies fossiles, plus vite et moins cher. L’IA aide ainsi à lire les données sismiques, repérer des gisements, modéliser le sous-sol ou optimiser les puits, les raffineries ou le transport.
Consommation en eau des data centers : ce que les constructeurs ne disent pas
À l’échelle mondiale, les centres de données ont puisé 560 milliards de litres d’eau en 2023 pour leurs seuls besoins de refroidissement, selon l’Agence internationale de l’énergie. En réalité, c’est beaucoup plus. Car dans leurs calculs, les géants du numérique ne prennent pas en compte l’eau prélevée puis rejetée. Sauf que cette eau qui ressort des centres de données est polluée et réchauffée.Sans vous, Reporterre n'existerait pasSoutenez Reporterre, même pour le prix d’un café ☕, cela ne prend que 2 minutes. Merci 🙏Faire un don🔬 SciencesRenoncer à l’objectif de 1,5°C : le débat qui divise les climatologues
Il est déjà trop tard. Limiter le réchauffement climatique à 1,5°C en 2100 n’est plus réaliste. Le problème, selon des climatologues, c’est que cet objectif fait émerger des solutions "miraculeuses", comme stocker le CO2 dans le sol. Sauf que ces procédés pour refroidir le climat sont très incertains. Surtout, ils entretiennent l’idée que réchauffer la Terre n’est pas si grave puisqu’on pourra revenir en arrière plus tard.
«Plus vite qu’aux États-Unis et avec moins de résistance» : comment le RN pourrait détruire la science
Vous pensez qu'en France, les scientifiques sont à l'abri d'un pouvoir autoritaire ? Détrompez-vous : en cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, les scientifiques pourraient être mis au pas, alerte une note de Terra Nova. Ce serait même pire qu’aux États-Unis car en France, le budget des établissements de recherche est fixé par le ministère et le président de la République nomme les dirigeants d’établissements scientifiques.🧫 PollutionAprès l’empreinte carbone, voici l’empreinte plastique
Il persiste pendant des siècles et l’on en retrouve jusque dans notre cerveau. Mais jusqu’à présent, il n’y avait pas d’outil permettant d’évaluer réellement la pollution des objets en plastique. C’est pourquoi des chercheuses de l’Inrae ont créé l’empreinte plastique particulaire. Elle quantifie l’invisible : la fragmentation du plastique en micro et nanoparticules issue de la fragmentation des pneus, t-shirts en polyester, bouteilles...🐟 PêchePêche : l’État laisse les navires-usines piller la bande côtière
Les petits pêcheurs encore sacrifiés. Les navires industriels de plus de 25 m de long vont pouvoir encore opérer au plus près des côtes. Alors que la commission Manche-mer du Nord du Comité national des pêches a voté pour les exclure de cette zone, le gouvernement a décidé de leur laisser le champ libre. Ces ogres des mers y réalisent moins de 1% de leurs captures, contrairement aux petits pêcheurs qui en sont très dépendants.📖 À lireLa Gueule ouverte, le journal qui prônait la révolution écologique dès les années 1970
C’est l’aîné révolutionnaire et subversif de Reporterre. Dans les années 1970, La Gueule ouverte était une caisse de résonance essentielle pour les luttes écologistes. Refus de la croissance exponentielle, anticapitalisme assumé, lutte contre le progrès… Dans le livre La Gueule ouverte et l’écologie contestataire, Alexis Vrignon raconte l’histoire de ce journal pionnier. Cinquante ans après, les débats qui l’animaient sont les mêmes qu’aujourd’hui.
Enfants victimes des pesticides : «Ce sont des vies fracassées par la maladie»
Exposés aux pesticides avant même leur naissance, elles et ils en sont tombés malades. Leucémies, malformations type bec-de-lièvre, troubles du neurodéveloppement… Les journalistes Nolwenn Weiler et Sophie Chapelle leur ont donné la parole ainsi qu’à leurs parents dans le livre enquête Pesticides kids. Elles retracent leurs difficultés pour faire reconnaître les préjudices subis.💌 Entre vous & nousNotre carte des JO 2030. Vous voulez comprendre à quel point les JO d’hiver 2030 vont transformer les Alpes ? Villages olympiques, remontées mécaniques, parkings, neige artificielle… Reporterre a imaginé une carte qui illustre les chantiers et leurs conséquences écologiques et sociales.
Au recto : la carte, dessinée par Vincent Sorel, donne à voir les principaux projets liés aux Jeux olympiques de 2030 et leurs effets. Au verso : un article de Laury-Anne Cholez pour comprendre les dessous et les enjeux de ces projets.
Pour la commander, rendez-vous sur notre boutique en ligne.Par Jeanne Cassard, journaliste à ReporterreVous aimez cette infolettre ? Partagez-la avec vos amis et votre entourage.
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Albert Einstein a dit : le monde est dangereux à vivre, Non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire
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Carburants, Géopolitique, IA - Jean-Luc Mélenchon face à Politico
RépondreSupprimerJEAN-LUC MÉLENCHON
https://youtu.be/YQg-98xoxao?si=risHriVqBubeIn0_
Emissions et passages médias
Jean-Luc Mélenchon est intervenu à l'occasion d'un grand entretien organisé par Politico, le 24 septembre 2026.
JLM commence son exposé avant même la première question et c'est masterclass de stratégie tout de suite :)
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/marine-tondelier-a-trouve-les-bons-mots-pour-commenter-sa-caricature-dans-charlie-hebdo_331191.html
RépondreSupprimerhttps://www.huffingtonpost.fr/medias/article/oradour-le-telefilm-avec-matt-pokora-diffuse-sur-tf1-est-loin-d-avoir-fait-l-unanimite_331190.html
RépondreSupprimerLE CHICKEN RUN BASHING...!
RépondreSupprimerCertains poulets ou morceaux de poulets vendus dans les supermarchés ont désormais un nouveau logo louant le « bien-être animal » derrière ces produits. Des associations dénoncent un logo trompeur et une « démarche marketing outrancière ».
"Un poulet blanc au trait bleu avec un gros cœur rouge. Juste au-dessous s’affiche la mention « Bien-être animal — filière agricole engagée ». C’est le nouveau logo apposé depuis début septembre sur certains poulets ou morceaux de poulets commercialisés en supermarché. Si la démarche semble louable à première vue, quatre associations [1] dénoncent « une démarche marketing outrancière » et ont annoncé avoir saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), estimant que ce logo crée la confusion chez les consommateurs, voire les trompe.
Le logo a été initié par le groupe LDC, leader français de la volaille qui détient des marques comme Le Gaulois et Maître Coq, et mis en œuvre par le collectif Filière agricole engagée pour élever le bien-être animal. Celui-ci regroupe 80 acteurs de la filière avicole (de l’éleveur au distributeur en passant par les couvoirs et les industriels). Plus de 1 300 éleveurs seraient déjà engagés dans cette démarche, soit près de 20 % de la production française de poulets.
En choisissant un produit étiqueté avec ce logo, le consommateur peut compter sur le respect de cinq garanties « essentielles » en termes de bien-être animal, insistent ses promoteurs : l’animal a été élevé dans un poulailler avec lumière naturelle ; il a bénéficié de plus d’espace grâce à une densité d’élevage inférieure de 10 % aux seuils maximaux autorisés par la réglementation européenne ; le bâtiment est aménagé « pour favoriser les comportements naturels » avec des ficelles, des blocs à picorer ou des substrats végétaux, des perchoirs, voire des bottes de paille ; les exigences sanitaires sont strictes et contrôlées ; les éleveurs et le personnel bénéficient de formation sur le bien‑être et la protection des animaux. Ces mesures « vont au-delà de la réglementation actuelle », insiste le collectif, qui indique que près de 20 % de la production française arbore d’ores et déjà ce poulet au cœur rouge.
La démarche reprend en partie les critères de l’European Chicken Commitment (ECC), initiative lancée en 2017 par une trentaine d’associations européennes de protection animale, pour mettre fin aux pires pratiques d’élevage et d’abattage des poulets en France. Le groupe industriel LDC s’était d’ailleurs lui-même engagé en juillet 2025 à respecter les critères de l’ECC d’ici 2028, une annonce saluée par les organisations de défense animale."
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https://reporterre.net/Bien-etre-animal-encore-des-logos-trompeurs